Sujets de Mathématiques — Concours d’entrée ESPA Polytechnique (1993–2011)
CONCOURS D’ENTRÉE À L’ESPA — ÉCOLE SUPÉRIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
Sujets de Mathématiques
Sessions 1993 à 2011— 15 sujets, énoncés transcrits
Les sujets de mathématiques du concours d’entrée à l’ESPA (Polytechnique Antananarivo) couvrent les sessions 1993 à 2011, chaque énoncé transcrit en entier. Au programme : analyse, algèbre et géométrie — suites, intégrales, nombres complexes, probabilités. Chaque sujet se consulte en ligne et se télécharge.
Toutes les sessions de l’épreuve en un seul fichier.
Session 1993— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : équation dans ℂ, module et argument des racines.
Équation du troisième degré : racine réelle à déterminer puis factorisation.
Format : épreuve de trois heures, exercices notés sur 4.
Énoncé — session 1993transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 20-21 octobre 1993 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés. N.B. : chaque exercice sera noté sur 4.
Exercice n° 1
Résoudre dans le corps des nombres complexes ℂ l’équation Z2 − (3 + i)Z + 4 = 0. Déterminer le module et l’argument de ses racines.
Soit l’équation (E) dans ℂ : Z3 − (5 + i)Z2 + 2(5 + i)Z − 8 = 0. a) Montrer que cette équation admet une racine réelle que l’on déterminera. b) Résoudre dans ℂ l’équation (E).
Exercice n° 2
Soit f une application de ℝ dans ℝ (ℝ est l’ensemble des nombres réels). Montrer que si f est dérivable au point x0, alors f est continue en ce point. (La réciproque en général n’est pas vraie.)
Étudier la continuité et la dérivabilité des fonctions suivantes au point 0 : a) f(x) = e−1/x² si x ≠ 0, f(0) = 0, où ex désigne la fonction exponentielle de base e ; b) g(x) = x·sin(1x) si x ≠ 0, g(0) = 0.
Exercice n° 3
Soit f une application de ℝ dans ℝ définie par : f(x) = ln(−x + √x2 + 1) où ln désigne le logarithme népérien.
Quel est le domaine de définition de f ?
Montrer que f est une fonction impaire.
Étudier les variations de f.
Tracer la courbe représentative de f dans un repère orthonormal (O, i, j). Préciser les branches infinies.
Montrer que f admet une fonction réciproque f−1. Déterminer f−1.
Exercice n° 4
Déterminer les primitives des fonctions suivantes : a) f(x) = x2√1 + x3 ; b) g(x) = (3x2 + 4)·e−x.
Calculer les intégrales suivantes : a) I1 = ∫π/20(cos4x − 3cos x·sin x) dx ; b) I2 = ∫α1cos(ln x) dx (α > 0).
Exercice n° 5
Soit ℝ2[X] = { p(X) = aX2 + bX + c ; a, b, c ∈ ℝ } l’ensemble des polynômes à coefficients réels de degré ≤ 2 et du polynôme zéro. On sait que ℝ2[X], muni de l’addition (opération interne) : pour p(X) = aX2 + bX + c et q(X) = a’X2 + b’X + c’ éléments de ℝ2[X], p(X) + q(X) = (a + a’)X2 + (b + b’)X + (c + c’), et de la multiplication par un scalaire α ∈ ℝ (opération externe) : α·p(X) = α·aX2 + α·bX + α·c, est un espace vectoriel sur ℝ.
Soit A le sous-espace engendré par {X2 − 3X + 2, 2X2 + 1} et B le sous-espace engendré par {X2 + X − 1, X2 − X}. Donner une base de A ∩ B.
Pour λ et μ éléments de ℝ et p(X) élément de ℝ2[X], soit fλ,μ l’application de ℝ2[X] dans lui-même définie par : fλ,μ(p(X)) = (X2 − λ)p’’(X) + (μX − 1)p’(X), où p’(X) et p’’(X) sont les dérivées première et seconde de p(X). a) Montrer que fλ,μ est un endomorphisme de ℝ2[X]. b) Quel est son noyau ? c) Est-ce que fλ,μ peut-il être un automorphisme ?
Sujet original — session 1993 (première page)
Session 1994— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : racines quatrièmes de −4 sous forme algébrique.
Trigonométrie : module et argument de z₁ et z₂, valeurs de cosinus et sinus.
Suites : expression en fonction d’un réel x et d’un entier n.
Énoncé — session 1994transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1994-1995 — Cycle ingénieur · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés.
Exercice 1
Trouver les racines quatrièmes de −4 sous la forme algébrique dans ℂ.
Calculer le module et l’argument de chacun des nombres complexes z1 = √6 − i√22 et z2 = 1 + i. En déduire le module et l’argument de z0 = z1z2. Utiliser ces résultats pour calculer cos π12 et sin π12.
x étant un réel quelconque et n un entier naturel, en considérant l’expression de U + iV, calculer les réels U et V définis par : U = 1 + C1n cos x + C2n cos 2x + … + Cnn cos nx ; V = C1n sin x + C2n sin 2x + … + Cnn sin nx. Quel est l’ensemble des points M du plan complexe dont l’affixe z vérifie z·z̄ + 3z + 3z̄ − 7 = 0 ?
Exercice 2
Montrer que dans l’espace vectoriel réel ℱ des fonctions de ℝ dans ℝ, les 3 vecteurs f1 = 1, f2 = sin x, f3 = cos x sont linéairement indépendants.
On note ξ l’espace vectoriel engendré par f1, f2, f3. Si a ∈ ℝ et si f ∈ ξ, on note la(f) la fonction (qui appartient à ξ) définie par : [la(f)](x) = f(x + a) ∀x ∈ ℝ. Montrer que l’application la : f → la(f) est linéaire sur ξ. Écrire dans la base {f1, f2, f3} la matrice Ma de la.
Soit β ∈ ℝ. Calculer la∘lβ. Vérifier matriciellement le résultat.
Exercice 3
I. On considère la suite (Un) définie par : U1 = a, U2 = b, U3 = 12(U1 + U2), …, Un = 12(Un−2 + Un−1), …, a, b ∈ ℝ.
Démontrer que la suite de terme général Vn = Un + Un−1 est une suite géométrique.
En déduire l’expression de Un en fonction de a, b, n, puis la limite de (Un) quand n tend vers l’infini.
II. a) Énoncer le théorème des accroissements finis pour une fonction f définie sur un segment [a, b] de ℝ. b) Peut-on appliquer ce théorème à la fonction népérien sur le segment [p, p + 1] où p ∈ ℕ ? c) En déduire la limite de la suite (Wn) définie par : Wn = 1 + 12 + … + 1n lorsque n tend vers l’infini.
Exercice 4
Calculer : limx → 0ex² − 1sin3 x.
On considère la fonction f définie sur [0, +∞[ par : f(x) = x Log x pour x > 0, f(0) = 0. Étudier la continuité et la dérivabilité de f sur [0, +∞[.
On considère la fonction g définie par : g(x) = |Log x|x. Étudier g et tracer sa courbe (C) dans un repère orthonormé. Calculer l’aire S du domaine limité par (C), l’axe Ox et les parallèles à Oy d’équation x = 1e et x = e.
Sujet original — session 1994 (première page)
Session 1995— Mathématiques— 4 pages
Analyse : fonction x·ln(1 + 1/x) : domaine et prolongement par continuité en 0.
Étude de fonction : variations sur [0 ; +∞[ et asymptote.
Énoncé — session 1995transcrit depuis le sujet scanné (4 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1995-1996 — Cycle ingénieur · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés.
Exercice 1
Soit la fonction définie par f(x) = x Log(1 + 1x).
Donner son domaine de définition et montrer qu’on peut la prolonger par continuité en x = 0.
On restreint alors la fonction sur l’intervalle [0, +∞[. Étudier les variations de cette fonction.
Montrer que la fonction admet une asymptote oblique dont on précisera l’équation de la droite asymptote.
Résoudre l’équation f(x) − x = 0.
Énoncer le théorème des accroissements finis.
Déduire de d°) et de e°) qu’il existe une valeur de x tel que f’(x) = 1.
Tracer la courbe de f(x) sur [0, +∞[.
Calculer l’aire S limitée par la fonction f(x) et la fonction y = x sur l’intervalle [0, 1e − 1].
Exercice 2
On se donne une fonction linéaire f de ℝ3 dans ℝ3 tel que ℝ3 soit un espace vectoriel sur ℝ. La fonction f est définie sur la base canonique {e1, e2, e3} dans ℝ3 par : f(e1) = me1 + 2e2 + me3 ; f(e2) = e1 + 2e2 + me3 ; f(e3) = me1 + me2 + 3e3, avec m ∈ ℝ.
Écrire la matrice de f.
Discuter suivant les valeurs de m la dimension du noyau de f et la dimension de l’image de f.
Soit le vecteur B de coordonnées (m + 2, 2m + 3, 5). 1. Pour quelles valeurs de m la fonction est-elle bijective ? 2. Dans le cas de bijection, trouver l’antécédent X tel que f(X) = B. On écrira le système linéaire pour calculer les coordonnées de X.
Exercice 3
Soit z un nombre complexe de module 1 et d’argument θ (0 ≤ θ ≤ π). On pose : z’ = (z + 1)(z − 1)z2.
Vérifier que z̄ = 1z.
Écrire z̄’ en fonction de z.
Déterminer les complexes z de module 1 pour lesquels z’ est un nombre réel non nul.
a. Vérifier que z̄ est une racine carrée de 1 − z’. b. Écrire z’ sous forme algébrique. c. Déterminer, en fonction de θ, le module et l’argument de z’. d. z’ peut-il être un imaginaire pur ?
Exercice 4
On se donne la suite réelle un définie par : Un = n√n.
a. On posera un = 1 + vn où vn est une suite positive qu’on admettra. En remarquant que n = (1 + vn)n, montrer que vn2 < 2n − 1. b. Déduire la limite de un.
Soit la suite réelle un définie par : un = nn2 + 1 + nn2 + 2 + … + nn2 + n. Encadrer judicieusement un et en déduire la nature de la suite.
[Les pages 3 et 4 de ce scan sont un autre sujet : session du mercredi 1ᵉʳ octobre 1997 (année 1997-1998), 3 heures, toutes options. Il est transcrit ci-dessous.]
Sujet du 1ᵉʳ octobre 1997 — Exercice n° 1
On donne les nombres complexes A = 2 − i, B = 17 + 3i, C = 15 − 5i, D = 1 + x + iy1 − x − iy. On désigne par M un point du plan P dont l’affixe est x + iy.
Écrire D sous la forme a + ib.
Déterminer l’ensemble des points M tels que D soit un nombre réel.
Déterminer l’ensemble des points M tels que D soit un imaginaire pur.
Calculer K = A·BC et déterminer les racines carrées, dans ℂ, du nombre K.
Exercice n° 2
Trois suites u, v et w sont définies de la manière suivante sur ℕ* : u1 = 1 ; n > 1 : un+1 = 13(un + 2vn) ; v1 = 12 ; n > 1 : vn+1 = 14(un + 3vn) ; w : wn = un − vn, ∀n.
Montrer que w est une suite géométrique convergente à termes négatifs.
Montrer que u est croissante et que v est décroissante.
Montrer que 1 ≤ un < vn ≤ 12, pour tout n. Les suites u et v sont-elles convergentes ?
On considère la suite t définie, pour tout n, par : tn = 3un + 8vn. Montrer que t est constante.
Montrer que u et v ont la même limite. Trouver cette limite.
Exercice n° 3
Soit f la fonction telle que f(x) = e2x − 1e2x + 1 et g l’application de ]0, +∞[ dans ℝ définies par : g(x) = −x + 1 + 2Log x si x ∈ ]0, 1[ ; g(x) = x − 2 + e1−x si x ∈ [1, +∞[.
Montrer que pour tout réel x : |f(x)| < 1 et que f est impaire.
Étudier les variations de f et tracer sa courbe représentative.
Montrer que f est une bijection de ℝ sur ]−1, 1[. Déterminer f−1.
Montrer que g est continue sur ]0, +∞[.
Montrer que f est dérivable à gauche et dérivable à droite au point x = 1. L’application g est-elle dérivable en ce point ?
Exercice n° 4
Voici trois vecteurs de ℝ4 : u = (1, −1, 1, −1) ; v = (1, 1, −1, −1) ; w = (1, −1, −1, 1).
Donner la base canonique de ℝ4.
La famille F = {u, v, w} avec t = (−1, −1, −1, 3). G est-elle une famille libre ? Est-elle une famille génératrice de ℝ4 ?
Sujet original — session 1995 (première page)
Session 1998— Mathématiques— 2 pages
Ensembles et applications : image directe f(A), inclusion f(A ∩ B) ⊂ f(A) ∩ f(B), égalité si f est injective.
Suites : u₁ = √2 et uₙ₊₁ = √(2 + uₙ) : croissance et forme 2 cos(π/2ⁿ⁺¹).
Nombres complexes : équation (z + a)ⁿ = zⁿ, racines alignées sur une parallèle à l’axe imaginaire.
Format : trois heures, documents et calculatrices interdits.
Énoncé — session 1998transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 7-8 octobre 1998 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés y compris les calculatrices.
Exercice I — Première partie
Soit f une application d’un ensemble E dans un ensemble F. Pour tout sous-ensemble A de E on désigne par f(A) l’ensemble {y = f(x) ∈ F ; x ∈ A}.
Montrer que si A ⊂ E et si B ⊂ E, f(A ∩ B) ⊂ f(A) ∩ f(B) et qu’en général f(A ∩ B) ≠ f(A) ∩ f(B).
Démontrer que f(A ∩ B) = f(A) ∩ f(B) pour tous sous-ensembles A et B de E si et seulement si f est une application injective.
Deuxième partie
Soit (un)n≥1 une suite numérique définie par la relation de récurrence : u1 = √2, un+1 = √2 + un (n ≥ 1).
Montrer que (un)n≥1 est une suite croissante.
Montrer que un = 2 cos π2n+1, quel que soit n ≥ 1.
Exercice II — Première partie
Soit a ∈ ℂ, considérons l’équation dans le corps des nombres complexes ℂ : E : (z + a)n = zn (n ∈ ℕ*, z ∈ ℂ).
Résoudre l’équation (E).
Montrer que si a ∈ ℝ*, i.e. si a est un réel non nul, les racines de l’équation (E) décrivent une droite parallèle à l’axe des nombres imaginaires purs.
Deuxième partie
Soient z ∈ ℂ, |z| = r, arg z = t, 0 ≤ t < 2π, n ∈ ℕ, un(t) = 1 + r cos t + r2 cos 2t + … + rn cos nt ; vn(t) = r sin t + r2 sin 2t + … + rn sin nt.
Calculer un(t) et vn(t) pour r ≠ 1.
Soit r = 1, montrer que : a) un(t) = sin (n+1)t2 · cos nt2sin t2, vn(t) = sin (n+1)t2 · sin nt2sin t2, si t ≠ 0 ; b) limt → 0 un(t) = un(0), limt → 0 vn(t) = vn(0).
On pose r = 12 et on considère la fonction périodique de période 2π définie pour tout t ∈ [0, 2π[ par f(t) = limn → +∞ un(t). Étudier les variations de la fonction f et tracer sa courbe représentative.
Exercice III
f étant une fonction définie par f(x) = 1√x2 + 1 et g la fonction primitive de f qui s’annule pour x = 0, g(x) = ∫x0f(t) dt.
Quel est le domaine de définition de f et en quels points f est-elle dérivable ?
Quel est le domaine de définition de g ?
Montrer que g est une fonction impaire.
Montrer que g est bijective.
Calculer g(ey − e−y2) et en déduire g−1(x) (la fonction réciproque de g).
N.B. : on répond aux questions 2°, 3°, 4°, 5° sans calculer la fonction primitive g(x).
Sujet original — session 1998 (première page)
Session 1999— Mathématiques— 2 pages
Problème : fonction définie avec un logarithme népérien, courbe (C) dans un repère orthonormé.
Étude : variations, limites et tracé.
Énoncé — session 1999transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 22-23 septembre 1999 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
1. Problème
Soit f la fonction numérique à variable réelle x définie par : f(x) = 2 Ln[e4(x + 4x)] où Ln désigne le logarithme népérien de base e.
Partie 1. Soit (C) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, i, j) d’unité 1 cm.
Étudier les variations de f. Montrer que la courbe (Γ) d’équation y = 2 Ln[ex4] est asymptote à (C) au voisinage de +∞.
Tracer (C) et (Γ) sur la même figure.
Étudier le signe de g(x) = f(x) − x et démontrer que pour tout x ≥ 2, on a f(x) ≤ x.
Partie 2. On considère la suite numérique (Un) définie par U0 > 0 et Un+1 = f(Un) = 2 Ln[e4(x + 4x)], ∀n ∈ ℕ.
Montrer que pour tout n ∈ ℕ*, on a Un ≥ 2 et que (Un) est une suite décroissante à partir du rang 1.
Soit φ1 la fonction numérique d’une variable réelle x définie par φ1(x) = Ln(1 + x) − x. a) Démontrer que pour tout x ∈ ]−1, +∞[, on a Ln(1 + x) ≤ x. b) En déduire que pour tout h ≥ 0, on a 0 ≤ f(2 + h) − 2 ≤ h22(2 + h) ≤ h24.
On pose Vn = Un − 2, ∀n ∈ ℕ. Montrer que pour tout n ∈ ℕ*, on a 0 ≤ Vn+1 ≤ Vn24.
Partie 3.
Soit φ2 la fonction numérique à variable réelle x définie par : φ2(x) = Ln(1 + x) − x + x22. Étudier le signe de φ2 sur l’intervalle ]−1, +∞[.
Pour n ∈ ℕ*, φn est la fonction définie sur l’intervalle ]−1, +∞[ par : φn(x) = Ln(1 + x) − x + x22 − x33 + … + (−1)n·xnn. Étudier le signe de φn(x) pour x ∈ ]−1, +∞[.
Partie 4. On considère l’application h de ℝ dans ℝ définie par h(x) = x3 − 4xx2 + 4.
a) Trouver trois constantes réelles a, b, c telles que pour tout x ∈ ℝ, on ait h(x) = ax + b + cxx2 + 4. b) Déterminer une primitive H de h.
Soit α un nombre réel supérieur à 2. En utilisant les résultats obtenus précédemment, calculer en fonction de α l’intégrale suivante : I(α) = ∫α22x Ln[e4(x + 4x)] dx.
2. Exercice
Soient ABC un triangle isocèle et BCDE un rectangle. On donne AB = 5 cm, BC = 6 cm et CD = 3 cm. Soit O la projection orthogonale du point A sur le segment [BC]. On considère un point M du segment [AO] tel que AM = x. On note N le projeté du point M sur la droite (BC) parallèlement à la droite (AC). On note P le symétrique du point N par rapport à la droite (AO).
Construire une figure.
Calculer AO, MO, ON et vérifier que MN = 54(4 − x).
Calculer A(x) l’aire du quadrilatère AMNC en fonction de x.
Soit B(x) l’aire du domaine limité par ABEDC, extérieur au triangle MNP. Exprimer B(x) en fonction de x.
Sujet original — session 1999 (première page)
Session 2000— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : équation (E) à paramètre complexe : solutions dans le cas général.
Lieu : ensemble des valeurs du paramètre solution de sa propre équation.
Énoncé — session 2000transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 27-28 septembre 2000 — Cycle ingénieur · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés.
Partie A — Exercice I
[Le haut de la première page est plié sur le scan : la première question est en partie illisible. On lit : « Démontrer que P(z) = z² + (1 − 2i)z + 7 − i (z ∈ ℂ) est le produit de deux polynômes du 1ᵉʳ degré ». Coefficients à vérifier sur le scan.]
On considère sur ℂ l’équation (E) : t2 − 3zt + 2z2 + iz + 1 = 0, où t est l’inconnue et z paramètre complexe.
Déterminer les deux solutions de (E) dans le cas général.
Déterminer l’ensemble z pour que lui-même soit solution de (E).
Partie B — Exercice II
On rappelle que : Cpn = n!p!(n − p)!.
Démontrer que : Cpn+1 = Cpn + Cp−1n.
On admet que : (a + b)n = C0nan + C1nan−1b + C2nan−2b2 + … + Cnnbn. a) Calculer : C0n + C1n + C2n + … + Cn−1n + Cnn. b) Montrer que : C0n + C2n + C4n + … = C1n + C3n + C5n + … c) Montrer que : C0n + C2n + C4n + … = 2n−1.
Démontrer, d’après le principe du raisonnement par récurrence, que : C0n + C1n + C2n + … + Cn−1n + Cnn = 2n.
Partie C — Exercice III
Soit la fonction d’une variable réelle définie par :
[La définition de la fonction et la question 1 de l’exercice III sont sur une page absente du recueil ; le scan reprend à la question 2.]
[question absente du recueil]
Soit la fonction g définie sur l’intervalle ]0, π2[ par g(x) = Log(sin x + cos x). b) On pose I = ∫π/20cos xsin x + cos x dx et J = ∫π/20sin xsin x + cos x dx. Calculer I + J et I − J. En déduire la valeur de I et celle de J.
Exercice 4
Soit la fonction g : ℝ → ℝ, x → g(x) = (1 − x)ex − 1. Donner l’expression de la dérivée g’(x) et donner le tableau des variations de la fonction. En déduire le signe de g(x).
Soit f la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f(x) = (2 − x)ex − 2 − x. a) À l’aide des résultats obtenus en 1, déduire les variations de la fonction f. b) Montrer que la courbe représentative (C) de cette fonction f admet pour asymptote oblique la droite d’équation y = 2 − x. Préciser la position de la courbe (C) par rapport à la droite (D). c) Déterminer le point K de la courbe (C) en laquelle la tangente est parallèle à (D). d) Tracer la courbe (C) dans un repère orthonormé. Préciser les coordonnées des points d’intersection A et B de la courbe (C) avec les axes.
Sujet original — session 2000 (première page)
Session 2001— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : ensemble des points M tels que A soit réel, puis imaginaire pur.
Formes : écriture d’un complexe sous forme algébrique et trigonométrique.
Énoncé — session 2001transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 17-18 octobre 2001 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Tous les exercices sont obligatoires.
Exercice 1
z étant un nombre complexe, on pose A = 1 + z1 − z. On désigne par M un point du plan dont l’affixe est z. a) Déterminer l’ensemble des points M tel que A soit un nombre réel. b) Déterminer l’ensemble des points M tel que A soit imaginaire pur.
Le nombre complexe u s’écrit : u = 5 + i√32 − i√3. a) Écrire u sous forme trigonométrique. b) Calculer u4.
Calculer la somme suivante, où n est un entier naturel : S = ∑nk=0cos kθ.
Exercice 2
La suite (un) est définie de la manière suivante : u0 = 1, u1 = 3 ; n > 1 : un = 3un−1 − 2un−2. a) Calculer u2, u3, u4. Démontrer que, pour tout n : un = 2n+1 − 1. La suite (un) est-elle convergente ? b) La suite (vn) est définie par : vn = un − 2un−1. Démontrer que (vn) est constante. En déduire une relation entre un et un−1. c) Peut-on trouver des suites géométriques (sn) vérifiant, pour tout n > 1 : sn = 3sn−1 − 2sn−2 ?
La suite (wn) est définie pour w0 = a, w1 = b et pour tout n supérieur à 1, par : wn+1 = wn − wn−1. Démontrer que (wn) est périodique.
Trois réels x, y, z forment dans cet ordre une suite arithmétique dont la somme est 9 ; 1x, 2y et 3z forment dans cet ordre une suite géométrique. Calculer x, y et z.
Exercice 3
Soit f l’application de ]0, +∞[ dans ℝ définie par : f(x) = −x + 1 + 2Log x si x ∈ ]0, 1[ ; f(x) = x − 2 + e1−x si x ∈ [1, +∞[. a) Montrer que f est continue au point x = 1. Montrer que f est continue sur ]0, +∞[. b) Montrer que f est dérivable à gauche et dérivable à droite au point x = 1. L’application f est-elle dérivable en ce point ?
Soit la fonction g définie sur l’intervalle ]0, π2[ par : g(x) = Log(sin x + cos x). a) Calculer la dérivée de g. b) On pose I = ∫π/20cos xsin x + cos x dx et J = ∫π/20sin xsin x + cos x dx. Calculer I + J et I − J. En déduire la valeur de I et celle de J.
Exercice 4
Soit la fonction g : ℝ → ℝ, x → g(x) = (1 − x)ex − 1. Donner l’expression de la dérivée g’(x) et donner le tableau des variations de la fonction g. En déduire le signe de g(x).
Soit f la fonction numérique de la variable réelle x définie par : f(x) = (2 − x)ex + 2 − x. a) À l’aide des résultats obtenus en 1, déduire les variations de la fonction f. b) Montrer que la courbe représentative (C) de cette fonction f admet pour asymptote oblique la droite d’équation y = 2 − x. Préciser la position de la courbe (C) par rapport à la droite (D). c) Déterminer le point K de la courbe (C) en laquelle la tangente est parallèle à (D). d) Tracer la courbe (C) dans un repère orthonormé. Préciser les coordonnées des points d’intersection A et B de la courbe (C) avec les axes.
Sujet original — session 2001 (première page)
Session 2002— Mathématiques— 2 pages
Suites : (Uₙ) définie par U₀ = 0 et Uₙ₊₁ = √(2 + Uₙ) : majoration et croissance.
Raisonnement : démonstration par récurrence et étude de fonction.
Format : deux parties indépendantes obligatoires.
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Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 3-4 décembre 2002 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Exercice I — les deux parties A et B sont indépendantes et obligatoires
Partie A. On considère la suite réelle (Un) définie par : U0 = 0, Un+1 = √2 + Un pour ∀n ∈ ℕ.
Montrer que, par récurrence sur « n », la suite (Un) est majorée par un nombre « h » qu’on déterminera.
Démontrer que (Un) est strictement croissante : a) en raisonnant par récurrence ; b) en étudiant le signe de la différence (Un+1 − Un). Que peut-on en déduire ?
On construit une nouvelle suite (Vn) par : ∀n ∈ ℕ, Vn = 2 − Un. a) Démontrer que : ∀n ∈ ℕ, Vn+1 ≤ 12Vn. b) En déduire limn → +∞ Vn et limn → +∞ Un. c) Vérifier que le résultat de limn → +∞ Un satisfait la déduction de la question 2°.
Déterminer directement la limite de la suite (Un).
Partie B. Pour chacune des suites suivantes, explicitez dans chaque cas le terme général Un en fonction de n, n ∈ ℕ : a) U0 = 1, Un = 13Un−1 ; b) U0 = 1, Un+1 = 10Un − 8 − 9n ; c) U0 = 1, Un+1 = Un√Un2 + 1.
Exercice II — les deux parties A et B sont indépendantes et obligatoires
Partie A. Soit f la fonction de ℝ vers ℝ définie par f(x) = x − 1 + √x2 − x.
Étudier la variation de f et tracer sa courbe représentative (C) dans un repère orthonormé (O, i, j).
Soit f1 la restriction de f à l’intervalle ]−∞, 0] ; montrer que f1 est une bijection de cet intervalle sur un intervalle I que l’on précisera. Soit g = f1−1 la bijection réciproque de f1 ; construire la courbe (C1) représentative de g dans le même repère que (C).
Déterminer g(x), ∀x ∈ I, et calculer l’aire géométrique de la partie du plan définie par : {−1 ≤ x ≤ −1e2} et {g(x) ≤ y ≤ x2 + 1}.
Partie B.
Calculer l’aire d’un disque de rayon égal à 12.
On considère la fonction définie, pour tout x de [0 ; 1], par : f(x) = √x(1 − x). Étudiez les variations de f(x) (on admettra que f(x) n’est pas dérivable en 0 et en 1).
Soit (C) la courbe représentative de f(x) dans un repère orthonormal. a) Soit M le point d’abscisse x de (C) et I le point de coordonnées (12 ; 0), calculer IM2. b) Prouvez que (C) est un demi-cercle dont on précisera le centre et le rayon. Tracez ce demi-cercle.
a) Donnez une interprétation géométrique de l’intégrale ∫10√x(1 − x) dx. b) En déduire la valeur de cette intégrale.
Exercice III — les trois questions suivantes sont indépendantes et obligatoires
Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes le système : (1 + i)z − (2 − 3i)z’ = 4 + 3i ; (2 − 3i)z̄ + (4 − 2i)z̄’ = 3 − 4i, où les inconnus sont z et z’ ; z̄ et z̄’ sont les conjugués de z et z’.
Soit la transformation ponctuelle S du plan tel que S(M) = M’ où M et M’ ont respectivement pour affixes z et z’ telles que : z’ = (1 + i)z + 3 − 2i. a) Donner les éléments caractéristiques de S. b) En déduire les éléments caractéristiques de S−1 et Sn. c) Déterminer l’image par S : de la 1ʳᵉ bissectrice ; du cercle trigonométrique.
Sujet original — session 2002 (première page)
Session 2003— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : application z ↦ (z + i)/(i − z), images successives du cercle |z| = 1.
Équations : z⁴ = 1, [(√3 − i)z + 1]⁴ = 1 et z⁴ = 8(1 − i√3) sous forme trigonométrique.
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Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 1-2 octobre 2003 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Exercice n° 1 (8 points)
Partie A. Soit f une application du corps des nombres complexes ℂ dans lui-même f(z) = z + ii − z.
Trouver deux nombres complexes a et b tels que : f(z) = a + bz − i. (1 point)
Soient E l’ensemble des points M d’affixe z tels que |z| = 1, E1 l’image de E par l’application z1 = f1(z) = z − i, E2 l’image de E1 par l’application z2 = f2(z1) = 1z1, E3 l’image de E2 par l’application z3 = f3(z2) = b·z2, E4 l’image de E3 par l’application z4 = f4(z3) = a + z3. Déterminer les ensembles E1, E2, E3, E4 et tracer leurs courbes représentatives dans le plan complexe. (2 points)
Partie B.
Résoudre dans le corps des nombres complexes l’équation z4 − 1 = 0 et en déduire les solutions de l’équation [(√3 − i)z + 1]4 = 1. (2 points)
Soit a = √6 − √22 + i√6 + √22. Calculer a4. (1 point)
Déterminer la forme trigonométrique puis la forme algébrique des nombres complexes solutions de l’équation z4 = 8(1 − i√3). (2 points)
Exercice n° 2 (12 points)
Dans cet exercice on désigne par ℝ le corps des nombres réels, par ℚ le corps des nombres rationnels, par ℤ l’ensemble des nombres entiers, par ℕ l’ensemble des entiers naturels. On suppose qu’il existe une fonction continue unique f définie sur ℝ, vérifiant les conditions a) et b) suivantes : a) ∀x ∈ ℝ et ∀y ∈ ℝ, f(x + y) + (x + y) = (f(x) + x)(f(y) + y) ; b) f(1) = e − 1 (e : base des logarithmes népériens).
Montrer que : (1) (∀t ∈ ℝ)(f(t) + t ≥ 0) (1 point) ; (2) (∀t ∈ ℝ)(f(t) + t ≠ 0) et que f(0) = 1. (1 point)
Montrer que : (3) (∀x ∈ ℝ) et (∀n ∈ ℕ) f(nx) + nx = (f(x) + x)n (0,5 point). Posant y = −x dans a), calculer f(−x) − x et établir que (3) reste vérifiée (∀x ∈ ℝ) et (∀n ∈ ℤ). (0,5 point)
Calculer, en fonction du nombre e et du nombre entier n, l’expression f(n) + n puis f(1n) + 1n. (1 point) En déduire que : (4) (∀r ∈ ℚ)(f(r) = er − r). (1 point)
On admet que tout nombre réel x est limite d’une suite de nombres rationnels (rn)n≥0, (rn ∈ ℚ), c’est-à-dire (∀x ∈ ℝ)(∃(rn)n≥0 ⊂ ℚ) et limn → +∞ rn = x. a) Montrer que (∀x ∈ ℝ)(f(x) = ex − x). (1 point) Étudier et représenter graphiquement les variations de f, en soignant particulièrement l’étude des branches infinies. Que peut-on dire de la tangente à la courbe représentative de f au point x = 1 ? (2 points) b) Évaluer l’aire A(b) de la portion du plan comprise entre la courbe, son asymptote et les droites d’équations x = 0, x = b (b < 0) et trouver la limite de A(b) lorsque b tend vers −∞. (1 point)
a) Montrer que l’on a : (5) (∀x ∈ ℝ)(ex ≥ 1 + x). (1 point) b) On pose : ln(U0) = 0, ln(Un) = ln(1 + a) + ln(1 + a2) + … + ln(1 + an), (n > 0), avec 0 < a < 1 et ln le logarithme népérien. Montrer que (Un)n≥0 est une suite convergente. (2 points)
Sujet original — session 2003 (première page)
Session 2004— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : famille d’équations (E_θ) : z² − (1 + i sin 2θ)z + (i/2) sin 2θ = 0, lieu du milieu I(θ) et cercle des solutions.
Analyse : problème sur 12 points : variations de g₁(x) = 2x³ + 1 − 3 ln x et g₂(x) = x² + 1 − 2 ln|x|.
Barème : deux points pour la rédaction et la présentation.
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Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 2-3 novembre 2004 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés. N.B. : on tiendra compte d’une bonne présentation et d’une bonne rédaction de toutes les démonstrations (2 points).
Exercice (sur 6 points)
Soit la famille d’équations (Eθ) : z2 − (1 + i sin 2θ)z + i2 sin 2θ = 0, dans laquelle θ désigne un réel appartenant à l’intervalle semi-ouvert ]−π2, π2]. À tout complexe z = x + iy, on associe le point M de coordonnées (x, y) dans le plan.
Résoudre l’équation (Eθ) dans l’ensemble des nombres complexes. (2 points)
Soient M’(θ) et M’’(θ) les points du plan associés aux solutions z’(θ) et z’’(θ) de l’équation (Eθ) et soit I(θ) le milieu du segment [M’(θ), M’’(θ)]. a) Déterminer l’ensemble des points I(θ) lorsque θ décrit ]−π2, π2]. (1 point) b) Montrer que l’ensemble des points M’(θ) et M’’(θ) est un cercle C que l’on précisera. (1 point) c) Démontrer, lorsque M’(θ) et M’’(θ) sont distincts, que la droite contenant ces deux points a une direction indépendante de θ. (1 point) d) On pose θ = π6, déduire de ce qui précède une construction simple de I(θ) et des points M’(θ) et M’’(θ). (1 point)
Problème (sur 12 points)
Partie A.
Soient g1 une application de ]0, +∞[ dans ℝ : g1(x) = 2x3 + 1 − 3Log x, g2 une application de ]−∞, 0[ dans ℝ : g2(x) = x2 + 1 − 2Log|x|, où Log x désigne le logarithme népérien de x. Étudier les sens de variation de g1 et de g2. (1,5 point)
Soient h1 une application de ]0, +∞[ dans ℝ : h1(x) = (2 + 1x3)Log x ; h2 une application de ]−∞, 0[ dans ℝ : h2(x) = (1 + 1x2)Log|x|. Étudier les sens de variation de h1 et de h2. (1,5 point)
Partie B. Soit f une application de ℝ dans ℝ : f(x) = eh₁(x) si x > 0, f(0) = 0, f(x) = eh₂(x) si x < 0, où e est la base des logarithmes népériens.
La fonction f est-elle continue sur ℝ ? (1 point)
La fonction f est-elle dérivable sur ℝ ? (1 point)
Calculer lim|x| → +∞f(x)x. (1 point)
Calculer limx → +∞f(x) − x2Log xx et limx → −∞f(x) + xLog|x|x. (1 point)
En déduire limx → +∞ f(x) − x2 et limx → −∞ f(x) + x, puis étudier les branches infinies. (1,5 point)
Étudier le signe de f(x) − x2 pour x ≥ 0 et de f(x) + x pour x ≤ 0. (1,5 point)
Étudier le sens de variation de f. Tracer la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé. On précisera sa position par rapport aux asymptotes et l’on indiquera la tangente au point 0. (2 points)
Sujet original — session 2004 (première page)
Session 2005— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : équation z² − 2√2·z + 4 = 0, modules et arguments des solutions.
Géométrie : interprétation dans le plan complexe.
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Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session du 8 au 9 novembre 2005 — Ingéniorat · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Exercice
Résoudre dans ℂ l’équation z2 − 2√2 z + 4 = 0. On désignera par z1 la solution dont la partie imaginaire est positive et par z2 l’autre solution.
a) Déterminer le module et un argument de chacun des nombres z1 et z2. b) Déterminer le module et un argument du nombre complexe (z1z2)2.
Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal direct (O, u, v), (unité = 1 cm), on considère le point P1 d’affixe √2(1 + i), le point P2 d’affixe √2(1 − i) et le point P d’affixe zP = √22. a) Déterminer l’affixe du point P3, image de P2 par l’homothétie H de centre P et de rapport −3. b) Déterminer l’affixe du point P4, image de P2 par la rotation R de centre O et d’angle (−π2). c) Placer dans le même repère les points P, P1, P2, P3 et P4. d) Calculer z3 − z1z4 − z1. e) Soient I le milieu du segment [P3, P4] et P5 le symétrique de P1 par rapport à I. Montrer que les points P1, P3, P5 et P4 forment un carré.
Problème — les trois parties A, B et C sont indépendantes
Partie A. On se propose d’étudier dans cette partie les fonctions Tn(x) = cos nθ où x = cos θ et n ∈ ℕ.
Montrer que pour tout n, on a la relation Tn+1(x) = 2xTn(x) − Tn−1(x).
Vérifier que la suite des nombres xk = cos(2k − 12nπ), où k = 1, 2, …, n, sont racines simples des équations Tn(x) = 0.
a) Pour n = 3, déterminer les trois valeurs de la suite xk correspondante. b) En utilisant la formule du binôme, montrer que cos nθ = ∑nk=0Ckn(i√1 − x2)k xn−k avec k pair.
En déduire ainsi que les fonctions Tn(x) = cos nθ sont des fonctions polynômiales de degré n et à coefficients du plus haut degré égal à ℓ que l’on déterminera.
Déterminer en fonction de x les trois fonctions suivantes : T0(x), T1(x) et T2(x).
Partie B. Soient f(x) = √x2 + 1 et g(x) = 23(√7 − 2)x2 + 1 deux fonctions à variable réelle définies sur ℝ. On se propose, dans cette partie, de résoudre l’équation √x2 + 1 − 23(√7 − 2)x2 − 1 = 0 (1).
Montrer que f est une fonction bijective sur [0, +∞[ et déterminer sa fonction réciproque f−1.
Étudier les fonctions f et g et tracer sur un même repère orthonormé (O, i, j) les courbes représentatives C et H respectives de f et de g. On donne √2 ≈ 1,414 ; √5 ≈ 2,236 ; √7 ≈ 2,645.
En déduire à l’aide de la lecture graphique les valeurs approximatives des solutions de l’équation (1).
Calculer en fonction de x les dérivées successives jusqu’à l’ordre 4 de la fonction f(x) = √x2 + 1.
Partie C. Dans cette partie, on considère une fonction h(x) définie sur le segment [−π, π] continue et ayant ses dérivées jusqu’à l’ordre m-ième continues et qui vérifie la relation h(k)(−π) = h(k)(π) pour tout 0 ≤ k ≤ m. Considérons la suite de nombres an = 1π∫π−πh(x) cos nx dx, n ∈ ℕ.
Montrer que l’on a la relation an = 1πn∫π−πh’(x) cos(π2 + nx) dx.
En déduire que pour tout m, on a aussi an = 1πnm∫π−πh(m)(x) cos(π2m + nx) dx.
Sujet original — session 2005 (première page)
Session 2006— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : module et argument de a = −1 + i et de ses puissances.
Équations : racines carrées de 5 − 12i, équation du second degré à coefficients complexes.
Suites : étude d’une suite en fin d’épreuve.
Énoncé — session 2006transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 22-23 novembre 2006 — Cycle ingénieur · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Documents non autorisés.
Exercice 1
On considère le nombre complexe a = −1 + i. Calculer le module et l’argument de a, de 1a, de a2.
Déterminer les racines carrées du nombre complexe b = 5 − 12i.
On considère la suite réelle (un) définie par : u0 = 1 ; ∀n ∈ ℕ : 2un+1 = un + 3.
On pose : ∀n ∈ ℕ : vn = un+1 − un. a) En écrivant 2(un+2 − un+1) en fonction de un+1 − un, montrer que vn+1 et vn sont du même signe que l’on précisera. En déduire le sens de variation de (un). b) Montrer que la suite (vn) est une suite géométrique dont on précisera le premier terme v0 et la raison q. c) Calculer Sn = ∑np=0vp, puis L = limn → +∞ Sn. d) Montrer que Sn = un+1 − u0. En déduire ℓ = limn → +∞ un.
Montrer qu’il existe une suite géométrique (wn) telle que (un − wn) soit indépendante de n. Exprimer un en fonction de n, puis retrouver ℓ.
Exercice 3
Le plan étant rapporté au repère orthonormé (O, i, j), on donne les fonctions f de [0, 2π] dans ℝ définie par f(x) = (sin x2)2 et g de ℝ dans ℝ définie par g(x) = 2ex + 1ex + 1. On note (C) la courbe de f.
f est-elle périodique ? Si oui, déterminer sa période T.
f est-elle paire ?
Montrer que (C) admet la droite (D) d’équation x = π pour axe de symétrie.
Donner le tableau de variation de g et montrer que g possède une fonction réciproque h. Préciser le domaine de définition de h et exprimer h(x) en fonction de x.
Exercice 4
Le plan étant rapporté au repère orthonormé (O, i, j), on donne la fonction φ de ℝ*+ dans ℝ définie par : φ(x) = −x + 1 + 2Log x pour 0 < x < 1 ; φ(x) = x − 2 + e−x+1 pour x ≥ 1.
Montrer que φ est continue et dérivable en tout point x strictement positif et différent de 1.
Étudier les variations de φ et tracer sa courbe représentative en précisant les asymptotes.
Soit λ un réel supérieur à 2. Exprimer l’aire A(λ) du domaine des points M vérifiant : 1 ≤ x ≤ λ ; 0 ≤ y ; x − 2 ≤ y ≤ φ(x).
Calculer α = limλ → +∞ A(λ).
Sujet original — session 2006 (première page)
Session 2008— Mathématiques— 2 pages
Trigonométrie : linéarisation de sin⁴x et calcul d’une intégrale.
Analyse : fonction avec exponentielle sur [0 ; +∞[, prolongée en 0, courbe (C).
Énoncé — session 2008transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 26-27 novembre 2008 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Exercice n° 1
Linéariser sin3x. (0,5 pt)
Utiliser le résultat précédent pour calculer l’intégrale I = ∫π/20sin x(1 + sin x)2 dx. (1 pt)
Exercice n° 2
Soit f la fonction définie sur [0 ; +∞[ par f(x) = x2 + x + 1x2 e−1/x pour x > 0 et f(0) = 0. On note (C) la courbe représentative de f dans un repère orthonormal (O, i, j) (unité graphique 5 cm).
Partie A.
Démontrer que la droite d’équation (Δ) : y = 1 est asymptote à (C). (0,5 pt)
a) Pour x > 0, calculer f(x) − f(0)x et étudier la limite de cette expression quand x tend vers 0. (1 pt) b) Que peut-on en déduire pour la fonction f ? (0,5 pt) c) Que peut-on en déduire pour la courbe (C) ? (0,5 pt)
a) Pour tout x de ]0 ; +∞[, calculer la dérivée de f. (0,5 pt) b) Étudier les variations de la fonction f et dresser le tableau des variations de f. (1 pt) c) Tracer la courbe représentative de f. (0,5 pt)
Partie B. On note g la fonction définie sur ]0 ; +∞[ par g(x) = f(x) − xf’(x).
Montrer que dans ]0 ; +∞[, les équations g(x) = 0 et x3 + x2 + 2x − 1 = 0 sont équivalentes. (1 pt)
Démontrer que l’équation x3 + x2 + 2x − 1 = 0 admet une seule racine réelle α. (1 pt)
On pose A = f(α)α. Montrer que A = f’(α). (1 pt)
Partie C.
Pour n ∈ ℕ*, on pose un = ∫11/nf(x) dx. a. Sans calculer explicitement un, déterminer le signe de un+1 − un. (0,5 pt) b. En déduire le sens de variation de la suite (un). (0,5 pt)
Démontrer que la fonction h, définie sur ]0 ; +∞[ par h(x) = (x + 1)e−1/x est une primitive de f sur ]0 ; +∞[. (0,5 pt)
Calculer un. Interpréter graphiquement le résultat. (1 pt)
La suite (un) est-elle convergente ? (0,5 pt)
Exercice n° 3
On considère dans ℂ l’équation (E) : 4z3 − 2(1 + 3i)z2 − (4 + i)z − 1 + i = 0. a) Montrer que l’équation admet une racine imaginaire pure z1 que l’on déterminera. (1 pt) b) Résoudre l’équation (E). On notera z2 la solution réelle et z3 l’autre solution. (1,5 pt)
Soit f l’application de ℂ − {2} dans ℂ définie par : pour tout z ∈ ℂ − {2}, f(z) = 2z − i2 − z. a) On pose z = x + iy et f(z) = x’ + iy’. Exprimer x’ et y’ en fonction de x et y. (1 pt) b) Déterminer l’ensemble (Γ) des points M d’affixe z pour que f(z) soit imaginaire pur. (1 pt)
Dans le plan complexe (P), on considère l’application S : M(z) → M’(z’) définie par : z’ = 2iz + 2 + i. a) On note M1 le point d’affixe z1 et M3 le point d’affixe z3. Vérifier que S(M1) = M3. (0,5 pt) b) Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de S. (1,5 pt) c) Déterminer l’ensemble (Γ’) image de (Γ) par S. (0,5 pt)
a) Déterminer l’ensemble (ζ) des points M d’affixe z tels que |2z − i| = 1. (1 pt) b) Quelle est l’image (ζ’) par l’application S ? (0,5 pt)
Sujet original — session 2008 (première page)
Session 2009— Mathématiques— 2 pages
Polynôme complexe : P(z) de degré 3 : racine réelle z₀ et factorisation.
Résolution : équation P(z) = 0 dans ℂ.
Énoncé — session 2009transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 25-26 novembre 2009 · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Exercice I (6 points)
Soit P le polynôme à variable complexe z défini par : P(z) = z3 − (2 + 3i)z2 + (−1 + 5i)z − 2i(1 + i).
a) Déterminer une racine réelle notée z0 de l’équation P(z) = 0. (0,5 pt) b) Mettre P(z) sous la forme P(z) = (z − z0)(z2 + az + b) où a et b sont des nombres complexes que l’on déterminera. (0,5 pt) c) Résoudre dans ℂ l’équation P(z) = 0. On notera z1 et z2 les deux autres racines telles que |z1| < |z2|. (1 pt)
On pose q = 1 + i. On désigne par (Un) la suite de premier terme U0 = 1 et Un+1 = qUn pour tout entier n. a) Vérifier que U0, U1 et U2 sont racines de P(z). (0,5 pt) b) Exprimer Un en fonction de n et q. (0,5 pt) c) En déduire la forme trigonométrique de Un. (1 pt)
On désigne par Mn le point d’affixe Un. a) Démontrer que, quel que soit n ∈ ℕ, les trois points O, Mn et Mn+4 sont alignés. (0,5 pt) b) Démontrer que, quel que soit n ∈ ℕ, le triangle OMnMn+2 est rectangle. (0,5 pt)
a) Déterminer les valeurs de n pour que Un soit un réel positif. (0,5 pt) b) Déterminer les valeurs de n pour que Un soit imaginaire pure. (0,5 pt)
a) Vérifier que la fonction u définie dans ℝ par u(x) = e−x(x2 − 2x) est solution de (E). (0,5 pt) b) Montrer qu’une fonction numérique f est solution de (E) si et seulement si f − u est solution de l’équation différentielle (E’) : y’’ − y’ − 2y = 0. (0,5 pt) c) Résoudre (E’) et en déduire toutes les solutions de (E). (1 pt) d) Déterminer l’unique solution de E telle que f(0) = 1 et f’(0) = −3. (0,5 pt)
On pose Iλ = ∫λ0(x − 1)2 e−x dx où λ > 0. a) Par deux intégrations par parties successives, exprimer Iλ en fonction de λ. Calculer limλ → +∞ Iλ. (1 pt) b) En déduire, en cm2, l’aire du domaine plan (D) ensemble des points M(x, y) tels que x ≥ 0 et 0 ≤ y ≤ f(x) dans un repère orthonormé (O, i, j) d’unité 2 cm. (0,5 pt)
Problème (10 points)
On considère la fonction numérique f définie sur [0, +∞[ dans ℝ par : f(0) = 0, f(x) = |x ln x| si x > 0. La notation ln désigne le logarithme népérien de base e. On note par C la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O, i, j) d’unité 5 cm.
Partie I.
Étudier la continuité et la dérivabilité de f. (1 pt)
Étudier les variations de f et la branche infinie de C. Dresser le tableau de variation de f. (1 pt)
a) Montrer que f réalise une bijection de ]1, e[ vers un intervalle J que l’on déterminera. (0,5 pt) b) Démontrer qu’il existe un réel unique α de ]1, e[ tel que f(α) = 1e et un réel unique β de ]1, e[ tel que f(β) = 1. (0,5 pt) Donner pour α et β une valeur approchée par défaut à 10−2 près. (0,5 pt)
Déterminer dans ℝ+ le signe de f(x) − x. (0,5 pt)
Tracer le plus précisément possible la courbe C. (1 pt)
Partie II. Soit u0 un réel positif ou nul. On considère la suite (un) définie par u0 et par un+1 = f(un) pour tout n ∈ ℕ. On pourra utiliser les résultats dans la partie I sur l’étude de la fonction f.
Pour quelles valeurs de u0, la suite (un) est-elle constante ? (0,5 pt)
Soit u0 ∈ ]0, 1e[, démontrer que : a) pour tout n ∈ ℕ, on a 0 < un < 1e (0,5 pt) ; b) la suite (un) est croissante. (0,5 pt)
Soit u0 ∈ ]1e, 1[, montrer que u1 ∈ ]0, 1e[. (0,5 pt) En déduire que si la suite (un) converge vers une limite l ∈ {0, 1e, e} alors cette limite est égale à 1e. (0,5 pt)
Soit u0 > e. a) Montrer que la suite (un) est croissante. (0,5 pt) b) Montrer que pour tout x ≥ e on a f’(x) ≥ 2. (0,5 pt) c) En déduire pour tout n ∈ ℕ* que un+1 − un ≥ 2(un − un−1). (0,5 pt) d) Montrer ensuite la relation un+1 ≥ u0 + (u1 − u0)(2n+1 − 1). Déterminer la nature de la suite (un). (1 pt)
Sujet original — session 2009 (première page)
Session 2011— Mathématiques— 2 pages
Nombres complexes : équation de degré 3 dont −i est solution, résolution complète.
Géométrie : points A, B, C et Ω dans le plan complexe.
Énoncé — session 2011transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 23-24 février 2011 (Ingénieurs) · Option : Toutes · Durée : 3 heures
Exercice 1
Le plan complexe étant rapporté au repère orthonormé (O, u, v), on considère, dans l’ensemble des nombres complexes, l’équation (E) d’inconnue z suivante : z3 + (−8 + i)z2 + (17 − 8i)z + 17i = 0.
a) Montrer que −i est solution de (E). b) Résoudre (E) dans l’ensemble des nombres complexes.
On appelle A, B, C et Ω les points d’affixes respectives 4 + i, 4 − i, −i et 2. Comparer |zA − zΩ|, |zB − zΩ|, |zC − zΩ| et en déduire que les points A, B, C appartiennent à un même cercle (Γ1) dont on précisera le centre et le rayon R1.
À tout point M d’affixe z ≠ 2, on associe le point M’ d’affixe : z’ = iz + 10 − 2iz − 2. a) Soit M un point d’affixe z appartenant au cercle (Γ1), montrer que : |z’ − i| = 2√5. b) Déterminer les affixes des points A’, B’ et C’ associés respectivement aux points A, B, C et vérifier que A’, B’ et C’ appartiennent à un cercle (Γ2) dont on déterminera le centre I et le rayon R2.
Exercice 2
Le plan étant rapporté au repère orthonormé (O, i, j), on considère les courbes H1 et H2 d’équations respectives : H1 : y = 1x (avec x > 0) et H2 : y = 2x (avec x > 0).
Tracer H1 et H2.
On note D2 le domaine délimité par les courbes H1 et H2 et les droites d’équations x = 2 et x = 3, et D’2 le domaine délimité par l’axe des abscisses, la courbe H1 et les droites d’équations x = 2 et x = 3. Montrer que D2 et D’2 ont la même aire.
Soit n un entier naturel strictement positif. On note un l’aire du domaine Dn délimité par les courbes H1 et H2 et les droites d’équation x = n et x = n + 1. Exprimer un en fonction de n et montrer que la suite (un) est décroissante. La suite (un) est-elle convergente ?
Exercice 3
Le plan étant rapporté au repère orthonormé (O, i, j), on donne la fonction φ définie par φ(x) = 2√2x − x2.
Montrer que la courbe (Λ) de φ admet la droite (D) d’équation x = 1 pour axe de symétrie.
Dresser le tableau de variations de φ.
Soit ψ la restriction de φ au segment [0, 1], montrer que ψ admet une fonction réciproque ψ−1 dont on précisera l’ensemble de définition.
Sur quel intervalle ψ−1 est-elle dérivable ?
Calculer ψ−1(12) puis (ψ−1)’(12).
Problème
Le plan est rapporté au repère orthonormé (O, i, j).
Soit g la fonction définie sur ℝ par : g(x) = ex(x + 3) − 1. a) Déterminer la limite de g en +∞ et en −∞. b) Calculer la dérivée g’ de g et en déduire le tableau de variations de g. c) Montrer que l’équation g(x) = 0 admet une solution unique α qui appartient à l’intervalle ]−4, 0[. d) Déduire des questions précédentes le signe de g(x) en fonction des valeurs de x.
Soit f la fonction définie sur ℝ par : f(x) = −x + (x + 2)ex et soit (C) la courbe de f. a) Déterminer la limite de f en −∞. b) Montrer que la droite (Δ) d’équation y = −x est asymptote à la courbe (C) en −∞. c) Étudier, en fonction des valeurs de x, les positions relatives de (Δ) et (C). d) En remarquant que f(x) peut s’écrire : f(x) = ex(−xex + x + 2), déterminer la limite de f en +∞. e) Vérifier que, pour tout réel, on a : f’(x) = g(x). f) Dresser le tableau de variations de f. g) Déterminer une équation de la tangente (T) à (C) en son point A d’abscisse 0. h) Tracer la courbe (C), la tangente (T) et l’asymptote (Δ) dans un même repère.
Soit h la fonction définie sur ℝ par : h(x) = (x + 1)ex. a) Calculer h’(x) puis en déduire une primitive de f sur ℝ. b) Calculer l’aire 𝒜 du domaine compris entre la courbe (C), l’axe des abscisses, la droite d’équation y = −2 et l’axe des ordonnées. On en donnera une valeur approchée à 10−2 près.
1) Montrer que \((E)\) admet une solution réelle \(z_1\), que l’on déterminera (1,5 pt). 2) Mettre \((E)\) sous la forme \((z-z_1)\,f(z)=0\) et résoudre ; on note \(z_2,z_3\) les solutions non réelles, avec \(|z_2|<|z_3|\) (1,5 pt). 3) Placer A, B, C d’affixes \(z_A=z_2,\ z_B=z_3,\ z_C=z_1\). a) Calculer \(|z_B-z_A|,\ |z_C-z_A|,\ |z_C-z_B|\) (0,5 pt) ; b) en déduire la nature du triangle ABC (1 pt). 4) Soit \(S\) : \(x^{\prime}=x+y-2,\ y^{\prime}=-x+y\). a) Écriture complexe de \(S\) et nature (1,5 pt) ; b) éléments caractéristiques (1 pt) ; c) construire \(A^{\prime}B^{\prime}C^{\prime}\) (1 pt).
Exercice N°2 (Log = logarithme népérien).
Partie A. \(f(x)=x^{2}+1-\log x\) si \(x>0\), \(f(x)=x^{2}-1+\log(-x)\) si \(x<0\). Étudier les limites aux bornes, les variations, et calculer \(f(-1)\) (3 pts).
Partie B. \(g(x)=x+\dfrac{\log|x|}{|x|}\), courbe \((C)\). 1) Montrer que \(g\) est dérivable et calculer \(g^{\prime}(x)\) (1 pt). 2) Limites ; montrer deux asymptotes dont une oblique \((D)\) ; position de \((C)/(D)\) (1,5 pt). 3) Variations de \(g\) (0,5 pt). 4) Points où la tangente est parallèle à \((D)\) (1 pt). 5) Tracer \((C)\) avec les points d’abscisses \(e,\ e^{2},\ -\tfrac{1}{e},\ -e\) (1 pt).
Partie C. \(h(x)=x+\dfrac{\log x}{x}\) sur \(\mathbb{R}^{*}_{+}\). 1) Montrer que \(h\) est une bijection de \(\mathbb{R}^{*}_{+}\) sur \(\mathbb{R}\) (1,5 pt). 2) Tableau de variations de \(h^{-1}\) (1,5 pt). 3) Tracer \((\Gamma)\) de \(h^{-1}\) dans le même repère (1 pt).
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Corrigé — Mathématiques, session du 05-06 décembre 2007
1. Une solution réelle \(z_1\) annule séparément parties réelle et imaginaire, ce qui donne \(z^{3}-7z^{2}+4z+12=0\) et \(3z^{2}-8z+4=0\) (\(z=2\) ou \(z=\tfrac{2}{3}\)). La seule commune est \(z_1=2\).
Comme \(AB^{2}+AC^{2}=BC^{2}\), le triangle ABC est isocèle et rectangle en A.
4. Application \(S\) définie par :
\[ x^{\prime}=x+y-2,\qquad y^{\prime}=-x+y \]
a) Écriture complexe \(z^{\prime}=(1-i)z-2\) : similitude directe de rapport \(k=\sqrt{2}\), d’angle \(-\tfrac{\pi}{4}\). b) Centre \(z_0=(1-i)z_0-2\Rightarrow z_0=2i=z_A\), d’où \(z^{\prime}-2i=(1-i)(z-2i)\). c) Images des sommets :
Le transformé \(AB^{\prime}C^{\prime}\) est isocèle rectangle en A. d) Géométriquement : rotation de centre A d’angle \(-\tfrac{\pi}{4}\), puis homothétie de centre A de rapport \(\sqrt{2}\).
Exercice N°2 — étude de fonctions (Log népérien)
Partie A. \(f(x)=x^{2}+1-\log x\) si \(x>0\) ; \(f(x)=x^{2}-1+\log(-x)\) si \(x<0\), sur \(\mathbb{R}^{*}\).
\(f\) décroît sur \(\left]-\infty,0\right[\cup\left]0,\tfrac{1}{\sqrt{2}}\right[\), croît sur \(\left]\tfrac{1}{\sqrt{2}},+\infty\right[\). Pour \(x>0\), \(f(x)\ge f\!\big(\tfrac{1}{\sqrt{2}}\big)=\tfrac{3}{2}+\tfrac{1}{2}\log 2>0\). Enfin \(f(-1)=0\).
Partie B. \(g(x)=x+\dfrac{\log|x|}{|x|}\), courbe \((C)\). 1) \(g\) dérivable sur \(\mathbb{R}^{*}\), \(g^{\prime}(x)=\dfrac{f(x)}{x^{2}}\). 2) Limites aux bornes :
Comme \(\lim_{|x|\to+\infty}(g(x)-x)=0\), \((C)\) admet deux asymptotes : \(Oy\) et la première bissectrice \((D):y=x\). Position : \((C)\) au-dessus de \((D)\) pour \(|x|>1\), les coupe en \(x=\pm 1\). 3) \(g\) croît sur \(\left]-\infty,-1\right[\cup\left]0,+\infty\right[\), décroît sur \(\left]-1,0\right[\) ; le point \((-1,-1)\) est un maximum. 4) Tangente parallèle à \((D)\) : \(g^{\prime}(x)=1\Rightarrow f(x)=x^{2}\), en \(x=\pm e\) :
Partie C. \(h(x)=x+\dfrac{\log x}{x}\) sur \(\mathbb{R}^{*}_{+}\). 1) \(g\) continue strictement croissante de \(\mathbb{R}^{*}_{+}\) sur \(\mathbb{R}\) : \(h\) est une bijection de \(\mathbb{R}^{*}_{+}\) sur \(\mathbb{R}\). 2) \((h^{-1})^{\prime}(x)=\dfrac{1}{h^{\prime}(h^{-1}(x))}>0\) : \(h^{-1}\) croît de 0 vers \(+\infty\). 3) \((\Gamma)\) est la symétrique de la partie de \((C)\) des 1er et 4e quadrants par rapport à la première bissectrice ; \(Ox\) est asymptote horizontale de \((\Gamma)\).
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