CONCOURS D’ENTRÉE À L’ESPA — ÉCOLE SUPÉRIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
Sessions 1995 à 2025 — 17 sujets, énoncés transcrits et corrigés
L’épreuve de français du concours ESPA porte sur un texte à résumer, expliquer puis discuter, sessions 1995 à 2025. Les sujets sont réunis ici, texte intégral et questions transcrits, avec leurs thèmes : technique, société et développement.
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Énoncé — session 1995 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1995-1996 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
L’APPRENTISSAGE DE L’AVENIR
L’emploi des jeunes est la plus grande préoccupation d’une société développée. Elle concerne l’avenir même de cette société par le regard, la conscience et la motivation portés par ses futurs adultes et actifs. À six ans de l’entrée du IIIe millénaire (qui se fera mathématiquement le 1er janvier 2001), le taux de chômage des jeunes 16-25 ans est aujourd’hui pratiquement le double de la moyenne nationale pour atteindre près de 28 % en mars 94 selon une enquête de l’Insee. Les choix politiques sont prépondérants en la matière. Tout conservatisme, défaut d’écoute des jeunes et d’inertie structurelle en la matière seront durement sanctionnés dans les prochaines années. Il convient donc de manière hyper urgente, de donner aux jeunes de vrais métiers et de vrais savoir-faire concrets et universels, en ne misant pas uniquement sur des « savoirs flottants » axés sur l’élitisme culturo-professionnel, ou en faveur de « cursus-refuges » longs et théoriques, détachés de la réalité terrain dans un milieu d’entreprise instable et changeant. L’apprentissage et l’alternance école-entreprise permettent de recimenter les fondations mêmes de la société active, par l’adéquation aux besoins réels, à la réactivité quotidienne mélange d’intuition, de bon sens, d’expérience et de réflexes précis. L’alternance dans la formation permet de redonner simultanément un horizon d’espoir et une plus grande maturité sociétaire aux jeunes.

Énoncé — session 1996 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1996-1997 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
Traiter obligatoirement les deux questions suivantes :
I. Voici un texte : LA CULTURE POUR UNE ÉLITE
Autrefois, on était plus cultivé.
Il est bien vrai qu’autrefois la télé n’existait pas, et qu’un certain nombre d’insanités était épargné à nos ancêtres. Mais nos ancêtres, dans leur majorité, n’avaient accès à aucune culture du tout. D’abord, pour la plupart, ils ne savaient pas lire ou très difficilement. Ensuite ils avaient accès à fort peu de manifestations culturelles. Comme la radio n’existait pas non plus, pas plus que les disques, les concerts qu’il leur arrivait d’écouter étaient ceux qui se donnaient sur place, sans garantie de choix ni de qualité. Il n’y avait presque pas de musée, et les grandes œuvres d’art leur étaient donc inconnues. Les livres étaient extrêmement mal diffusés. La formation universitaire coûtait extrêmement cher. Sur les théâtres parisiens, on jouait en général des drames consternants ou des farces lamentables. Les journaux étaient rares et coûteux. Quelques chiffres : un grand journal de 1900 se diffusait à 50 000 exemplaires ; un livre à succès (Les Feuilles d’automne de Victor Hugo, par exemple) était vendu à moins de 5 000 ; les théâtres de province avaient moins de 400 places.
Certes, il y avait des cultures locales, on chantait des chansons traditionnelles. On narrait des contes ancestraux, on perpétuait des coutumes immémoriales. C’est quand même un peu étroit. Cela n’aidait pas énormément à comprendre le monde.
Aujourd’hui, le monde entier se présente à nous, sous toutes ses formes, dans tous les médias. Ah, il est plus complexe que le village. On a même beaucoup de mal à le comprendre, souvent. C’est moins facile que de chanter les chansons de grand-mère à la veillée. Tout le monde n’y arrivait pas. Mais nous intégrons maintenant dans notre culture, qui tend à l’universalité, la musique africaine, les romans sud-américains, les films japonais. Nous croulons sous les livres, les spectacles, les disques. Ce n’est pas, évidemment, la culture des quelques privilégiés d’il y a un siècle. C’est différent. C’est probablement mieux.
L’Événement du jeudi, 11 au 17 juin 1992
II.
Faire un texte logique et structuré expliquant et justifiant votre choix de l’« École Supérieure Polytechnique ».

Énoncé — session 1997 transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1997-1998 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
Voici un texte paru le samedi 6 septembre 1997 dans le quotidien « L’Express de Madagascar ». Lire attentivement le texte et répondre aux questions.
LA BALLE EST DANS NOTRE CAMP.
La coopération avec la France clôture ces IIIe Jeux de la Francophonie et nous ramène qu’on le veuille ou non, sur le terrain politique, après dix jours ludiques et festifs qui nous ont coupé de tout, sauf d’un profond désir de vivre notre temps et de partager cette joie avec d’autres peuples.
Il convient, d’abord, de bien s’entendre sur la signification du mot « coopération ». On peut y voir, comme dans le Nouveau Petit Robert qui, soit dit en passant est un dictionnaire extraordinaire, « l’action de participer à une œuvre commune », qui en est, en quelque sorte, la définition première. On peut aussi en chercher la signification actuelle, que nous donnent dans son dictionnaire des mots nouveaux les Usuels de chez Hachette : « Aide qu’un pays industrialisé apporte à un autre, moins avancé, pour développer son équipement, former ses cadres etc…, notamment en mettant à sa disposition des enseignants, des ingénieurs, des médecins, des techniciens ».
Ces deux définitions, qui collent à la réalité vécue, depuis plus de 30 ans sans grands résultats probants, n’excluent pas une interprétation plus subtile, celle que par exemple en faisait déjà Sainte-Beuve : « En toute coopération on est, en quelque sorte, dépendant de ses collaborateurs et solidaire avec eux ». On est bien d’accord sur cette notion de dépendance responsable, acceptée et partagée, qu’en donnait il y a plus d’un siècle le célèbre romancier et critique français.
La coopération française vient à nous avec un nouveau visage, de nouvelles perspectives, celles que veulent lui donner les socialistes français moins attachés, semble-t-il, à la gestion d’un patrimoine historique que leurs prédécesseurs les gaullistes. Une première tentative en ce sens, au début des années 80, avait échoué. Jean-Pierre Cot fut remercié et éloigné du « pré-carré » sur la pression de quelques potentats africains conservateurs auprès du président François Mitterrand qui avait, à l’égard de l’Afrique, un passé à faire oublier.
Sous le titre « Les désillusions de Jean-Pierre Cot » d’une série intitulée « France-Afrique, les liaisons dangereuses » publiée au mois de juillet dernier, Éric Fottorino du journal « Le Monde » écrit : « Jean-Pierre Cot voulait rompre avec les mauvaises habitudes. Ce fut l’Afrique, soutenue par l’Élysée, qui rompit avec lui. Sûrement le locataire de la Rue Monsieur était-il trop arrogant, trop froid et trop cassant, trop sûr de ses idées – tenues pour utopiques – face à des interlocuteurs africains habitués au ménagement et aux proches chuchotés ».
« Ménagement » : le mot est lâché. C’est vrai qu’une coopération qui ménage, ou qui se ménage réciproquement, n’offre aucun autre espoir que d’aboutir à un statut que désespérant pour les populations qui sont censées en être les bénéficiaires. On a bien dit les populations. Pas de dirigeant !
Aussi, le paternalisme n’étant plus d’usage, du moins l’espère-t-on, une coopération nouvelle se doit-elle, pour convaincre de la sincérité de son engagement nouveau, de cesser de ménager. Ce n’est qu’à cette exigence, ce devoir de sélection, qu’elle trouvera tout son sens, celui qu’elle n’a pratiquement jamais eu.
En ce sens, le secrétaire d’État français à la coopération a un discours intéressant. On le verra à l’œuvre et aux actes, bien sûr. À la différence de son prédécesseur de droite, ancien gros bras du service d’action civique (SAC) qui voyait mal la France se distraire, au profit de quelques instances internationales, de son devoir d’assistance à ses anciennes colonies, Charles Josselin n’a pas honte d’accrocher le wagon de l’aide française au train de l’ajustement structurel lancé dans les pays les moins avancés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Il dit aussi son souci, ce qui ne peut que nous plaire, d’être très attentif aux conséquences sociales que peut avoir sur l’environnement humain ce convoi exceptionnel. De même que les vertus de la liberté d’expression lui paraissent moralement limitées à son bon usage, le libéralisme économique n’a l’heur de lui plaire que s’il n’immole pas le progrès social, éducation et santé, sur l’autel de la croissance pour la croissance et ne creuse pas le fossé entre riches et pauvres.
Une bonne coopération doit donc s’inscrire dans la durée, par paliers, en coordonnant en permanence le besoin flagrant en équipement des pays aidés avec l’émergence de cadres et de techniciens spécialisés nationaux capables de prendre le relève. Pour cela, pour que cette stratégie réussisse, il convient d’abord que les bénéficiaires de cette assistance, qu’elle soit française ou d’une autre origine, soient eux-mêmes convaincus que leur pays a un avenir. Et que cet avenir doit pouvoir se passer, un jour, de coopération au profit d’un véritable partenariat.
C’est aussi le discours que l’on entend depuis longtemps, à savoir que « la finalité de la coopération est de disparaître », qu’elle « porte en elle les germes de son effacement ». On a eu droit, aussi, dans de belles envolées mitterrandiennes au « aider le tiers monde, c’est s’aider soi-même », …, sans oublier le rituel « aide-toi et le ciel t’aidera ». Le discours paraît aujourd’hui différent. La formule d’une coopération recentrée vers les secteurs sociaux est mondialisée, elle aussi, a-t-elle plus de chance de réussir ? Il ne tient qu’à nous, et pour nous, de tirer le meilleur profit, de faire le meilleur usage de l’aide qui nous est apportée. Pour conclure sur ces « jeux » : la balle est plus que jamais dans notre camp.
Dire dans un texte de 15 lignes (au maximum) les raisons qui permettent de croire que « la finalité de coopération est de disparaître ».

Énoncé — session 1998 transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1998-1999 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
I. Texte (extrait de L’Express du 18-09-98)
TELECEL – TOUR OPERATORS
PARTENAIRES POUR LA PROMOTION DU TOURISME
Un mois plus tôt, alors que Telecel Madagascar venait d’inaugurer son réseau cellulaire à Brickaville et ses environs, une première séance d’information et de travail a été donnée à l’intention des opérateurs touristiques qui seraient intéressés à investir dans la région des Pangalanes. Cette même séance a été rééditée hier, à l’hôtel « L’Ermitage » de Mantasoa, avec la participation de nouveaux voyagistes, dont Azur, Mdv, Its, Rttet, Mtb.
L’objectif est clair pour Telecel : contribuer à la promotion du tourisme en apportant l’outil qui permettra aux usagers, et surtout aux touristes, de résoudre leurs problèmes de télécommunication dans ces zones hautement touristiques mais plutôt enclavées sur le plan de la téléphonie. Cette intention a été entérinée hier par le directeur exécutif de Telecel Madagascar, Herizo Andriamose. Une intention qui aura, en tout cas, cité trouvé un écho auprès de ces opérateurs touristiques, lesquels, à travers leurs questions et autres demandes d’explication, ont manifesté un réel intérêt à promouvoir leurs opérations dans cette zone nouvellement investie par Telecel. Désormais, Telecel et les tours opérators peuvent devenir de sérieux partenaires pour le développement du tourisme dans cette région des Pangalanes.
La question des tarifs, les locations et mises à disposition de portables cellulaires…, tout a été expliqué dans leurs détails par Telecel au cours de cette réunion de Mantasoa. Et d’ailleurs, différentes formules… mutuellement avantageuses pour les parties, sont proposées. Comme à l’accoutumée, Telecel met un accent particulier sur la mise en commun des efforts, sinon la synergie des compétences, pour ses actions en vue du développement socio-économique de ce pays.
À noter que cette séance de travail a été suivie d’une balade… en vedette le long du lac Mantasoa et d’un pique-nique aux alentours de la grande cascade. Tandis que les véritables travaux seront poursuivis jusqu’à dimanche prochain, par d’autres visites de sites touristiques implantés sur l’axe routier RN2 et le long du Canal des Pangalanes : une manière également de prospecter de nouveaux circuits touristiques exploitables dans la région.
Miadana Andriamaro
II. Questions — II-1 Compréhension écrite
II-2 Expression écrite
Exposer dans un texte d’une page et demie au minimum, les avantages et les inconvénients des téléphones portables pour notre société.

Énoncé — session 1999 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1999-2000 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
1. Expression écrite
2. Compréhension écrite
Résumer sur cinq [5] lignes le contenu de ce texte.
16 ans. C’est l’âge du premier rapport sexuel dans la province de Mahajanga. Et ce selon l’EDS 1997. « C’est le plus précoce dans le pays » a-t-on souligné pendant les travaux de l’atelier. Au niveau national, les premières activités sexuelles remontent à l’âge de 16,9 ans. Et ce n’est pas tout, les enquêtes démographiques sanitaires ont révélé que la première union intervient à l’âge de 17,2 ans dans cette province (il est de 18,6 ans au niveau de la Grande Île). Les jeunes de 15 à 19 ans constituent les 53 % de la population dans ce faritany.
Ces chiffres sont révélateurs : les premières activités sexuelles devancent d’une année l’union ou le mariage. Comment expliquer cette situation ? À entendre les explications des participants à l’atelier, cette précocité s’explique par le fait que les activités sexuelles sont intenses pendant cette période d’âge. À cause des problèmes socio-économiques, les parents laissent leurs enfants se marier très jeunes « pour se libérer d’eux » dans cette province.
Si tel est le cas, il n’est pas étonnant que la jeune fille donne naissance à son premier enfant à l’âge de 18 ans. L’indice synthétique de fécondité dans cette province est de 6,61 contre 5,97 sur tout le pays. 44,5 % des adolescentes sont déjà mères et 8,2 % sont enceintes de leur premier enfant. Ces chiffres illustrent les activités sexuelles précoces dans cette province.
Force est de se demander la place de la planification familiale (PF) dans cette partie Ouest de la Grande Île. Si 72 % des ménages enquêtés la connaissent (contre 69 % au niveau de toute la nation), 5,3 % seulement utilisent une méthode moderne et 5,4 % une méthode traditionnelle dont la continence périodique (4,3 %). 43 % des couples approuvent la PF et 25 % des femmes ont accès aux services de la PF. En ce qui concerne la méthode moderne, le contraceptif injectable arrive en tête (2,4 %), puis la pilule (1,1 %), la stérilisation féminine (1 %), le stérilet (0,1 %) et le condom (00 %).
Au service PF de Mahabibo, une vingtaine de femmes par jour viennent chercher conseil et suivre une méthode contraceptive. Du côté du Service IST/SIDA, on enregistre quotidiennement 12 jeunes patients pour s’y faire soigner de la blennorragie. La plupart de ces patients sont des jeunes garçons. « Ils n’aiment pas utiliser la capote, voilà pourquoi ils sont vulnérables, menaçant leur partenaire » a confié un médecin. Mais, ils ont vaincu leur honte pour mettre fin à cette infection sexuellement transmissible les minant.
H.R., Midi Madagasikara, 07-09-99

Énoncé — session 2000 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 27-28 septembre 2000 — Français (Culture générale) · Option : TEM · Durée : 2 heures
Environnement, mondialisation et développement rapide des moyens d’information et de communication, sont parmi les thèmes de grandes actualités du monde d’aujourd’hui. Que savez-vous sur ces trois sujets ? Citez les moyens mis en œuvre que vous connaissez les concernant.
Un accord relatif à une frontière commune a été contracté par divers pays de l’Europe, convention qui est effective aujourd’hui. Quel nom a été attribué aux États qui en font partie ? Quels sont ces pays ?
En quoi consiste « des ordinateurs travaillant en réseau » ?

Énoncé — session 2001 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2001-2002 · Session des 17-18 octobre 2001 · Options : GC – GPCI – STEM · Matière : Français · Durée : 2 heures
Il y a deux catégories de réactions au niveau des politiciens ou chefs de partis sur la conférence de presse du Président de la République et sur les attentats contre les États-Unis. Il y a celles qui épousent la thèse de l’Amiral, d’une part, et celles qui battent en brèche la position de ce dernier. Albert Zafy, qui vient de donner un point de presse il y a deux jours, fait part de son inquiétude dans un communiqué en affirmant : « Ces déclarations (du Président) engagent Madagascar vis-à-vis d’une situation internationale extrêmement tendue et peuvent avoir des conséquences importantes plus ou moins directes, et de ce fait sur le pays, je pense qu’il aurait dû consulter au préalable les principaux leaders de partis représentés au Parlement. En effet, Madagascar devrait parler d’une seule voix lors d’une crise internationale majeure et grave comme celle que nous vivons actuellement ». Zafy poursuit : « Nous espérons que les conséquences prévisibles de ces déclarations ne seront pas préjudiciables au redressement du pays, notamment dans nos relations bilatérales et multilatérales avec les bailleurs de fonds ».
Le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis à Madagascar, Phillip Carter, quand il a été interrogé par les journalistes, devait indiquer qu’aucun changement n’est à apporter à la politique américaine à Madagascar. La coopération entre les deux pays se maintient donc normalement. Du côté des Allemands, l’Ambassadeur, SEM Heinz Peter Behr, n’a pas indiqué une quelconque modification des relations entre Madagascar et l’Allemagne. Mieux, les Allemands vont concentrer leur coopération sur un pôle d’intervention prioritaire, qui sera la gestion durable des ressources naturelles. Pour le moment donc, les inquiétudes des uns et les doutes des autres demeurent une simple appréhension tout à fait légitime après la conférence de presse donnée par le Président de la République, la semaine dernière, à Iavoloha.
recueillis par Val A.
I. Compréhension écrite
II. Expression écrite
Commenter la place des religions actuellement à Madagascar.

Énoncé — session 2002 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2002-2003 · Session des 03-04 décembre 2002 · Options : GC – GPCI – STEM · Matière : Français · Durée : 2 heures
Recommandations :
Texte : extrait de Midi Madagasikara du 03/10/02
Feux de brousse
10 À 20 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR LES AUTEURS
71 fivondronana classés zones rouges
« Seront punis de la peine des travaux forcés à perpétuité les auteurs des feux sauvages définis par l’ordonnance 60-127 du 03 octobre 1960 si l’infraction a été commise avec trois des circonstances suivantes : 1) de nuit ; 2) en réunion de deux ou plusieurs personnes ; 3) avec port d’armes ; 4) avec violence ; 5) avec utilisation de système de mise à feu à retardement ; 6) à l’aide d’un véhicule motorisé. La peine des travaux forcés de 10 à 20 ans sera prononcée si l’infraction a été commise avec deux de ces circonstances énumérées auparavant ou avec l’une des circonstances numérotées 3, 4 et 5 ». Tel est l’article 11 de l’ordonnance 76-030 qu’a expliqué aux journalistes, hier matin à Antsahavola, le Ministre des Eaux et Forêts, Alibay Jhonson. C’était l’occasion pour lui d’annoncer que 71 fivondronana sur les 110 sont classés zones rouges pour les feux de brousse.
Brigades de feux ! Comme pour montrer la volonté de l’État d’appliquer les textes pour lutter contre les feux de brousse, il a cité l’exemple des auteurs jugés et condamnés à Port-Bergé et dans la région de l’Alaotra. Dans la foulée, il a révélé que dans son département, à travers une note aux entités concernées, a mis en place des brigades de feux dans les différentes régions de la Grande Île : Fianarantsoa, Toamasina, Maroantsetra… Selon les statistiques, les provinces d’Antananarivo et Mahajanga arrivent en tête des superficies incendiées. Chaque année, 907 554 ha partent en fumée, selon le service des statistiques du Ministère des Eaux et Forêts.
La mise en place de ces brigades de feux entre dans le cadre de la lutte contre les feux de brousse, qui a commencé le 14 août 2002 et s’étalera jusqu’au mois de janvier 2003. « La lutte contre les feux de brousse est une préoccupation nationale. Les lois en vigueur seront appliquée [sic]. Les communes qui n’ont enregistré aucun feu de brousse seront primées », devait souligner le Secrétaire Général, Paul Raonintsoa. La lutte contre les feux de brousse, qui est devenue une affaire nationale après la déclaration du Président de la République, concerne une dizaine de Ministères.
Foyers : Les incendies d’Ankarafantsika et de la savane d’Isalo ont été évoquées [sic] hier, à Antsahavola. Selon le Ministre des Eaux et Forêts, celui d’Ankarafantsika a commencé par 5 foyers, le vendredi 28 septembre 2002. Grâce à l’intervention des agents de l’ANGAP, des militaires et des agents forestiers dépêchés sur les lieux, le feu est maintenant maîtrisé. Bilan de l’incendie qui a eu lieu dans la zone périphérique de la forêt d’Ankarafantsika : 100 ha partis en fumée. Quant à celle d’Isalo, l’incendie a eu lieu le week-end dernier dans le parc national même. « Chaque année, il y a toujours un incendie à Isalo car les voleurs de bœufs brûlent la savane pour effacer les traces des bovidés volés », a précisé un responsable de ce département.
On a appris au cours de cette rencontre avec la presse que l’octroi de nouveaux permis d’exploitation forestière a été suspendu pendant six mois. C’était aussi le cas d’exportation des espèces protégées. Elle sera levée à partir du 16 octobre prochain. Ce département a pris cette mesure pour préserver l’exportation sauvage des bois précieux et des espèces protégées et obliger les exploitants de s’acquitter des redevances forestières avant l’exploitation. Pour en revenir à la lutte contre les feux de brousse, on saura les résultats de la campagne au début de l’année prochaine.
H.R.
Compréhension écrite
Expression écrite
À votre tour, parler des feux de brousses à Madagascar suivant le plan :

Énoncé — session 2003 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2003-2004 · Option : Génie Civil – GPCI – STEM · Durée : 2 heures
I. Texte (extrait du journal « Madagascar Tribune » du 17 septembre 2003)
Réduire la pauvreté et améliorer les conditions d’existence : la nouvelle stratégie du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à vulgariser.
Les jeunes dans le circuit économique. Bien que la population malgache soit très jeune, on a toujours constaté qu’une grande partie participe peu au développement économique. Dans la nouvelle stratégie établie et expérimentée par le PNUD, l’insertion des jeunes sans emploi dans la vie active est indispensable pour l’essor du pays. L’Alphabétisation Fonctionnelle Intensive pour le Développement est destinée aux jeunes handicapés par l’analphabétisme. Les formations professionnalisantes et les ateliers communautaires sont nécessaires pour qualifier les jeunes et augmenter, par la suite, leurs revenus. Le PNUD conclut que l’accès aux microcrédits reste difficile pour les jeunes qui débutent leurs activités. En faisant partenariat avec les institutions financières, il peut prendre en main jusqu’à 12 % des taux d’intérêts. Avec l’aide de ses différents partenaires, le PNUD accompagne les jeunes et fait des suivis pour la création de microentreprises. Les jeunes urbains et ruraux peuvent être reçus à n’importe quelle étape de ce processus d’intégration, selon leurs niveaux et leurs besoins.
Raoel z
II. Questions — II.1 Compréhension écrite
II.2 Expression écrite
Émettre votre point de vue personnel dans un texte d’une page et demie au minimum, sur le rôle que peuvent jouer les jeunes dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions d’existence à Madagascar.

Énoncé — session 2004 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2004-2005 · Option : Génie Civil – GPCI – STEM · Durée : 2 heures
À Madagascar, les données des enquêtes récentes montrent que la pauvreté affecte une grande majorité de la population. Dans le contexte de la mondialisation et de la transition d’une économie dirigée vers une économie de marché, la marginalisation des pauvres peut être accentuée par l’absence de mécanismes qui devraient permettre à cette large frange de la population de participer à l’évolution de la vie nationale dans les domaines économique, social, culturel et politique. Dans un pays caractérisé par une forte concentration de la pauvreté en milieu rural et une grande dispersion de la population, le développement ne peut être durable qu’avec la participation et la contribution de tous les citoyens et un partage équitable des fruits de la croissance. […] […] Les démarches dans la mise en place du système décentralisé ont évolué au gré du contexte économique et socio-politique du pays. Le processus a suscité diverses questions et réflexions sur la forme de décentralisation qui soit la mieux appropriée au contexte malagasy, en d’autres termes, une décentralisation qui se doit d’être un facteur d’amélioration des services publics, de promotion de l’équité, de réduction de disparités régionales et locales et enfin de réduction de la pauvreté.
La décentralisation est une condition essentielle de la « bonne gouvernance », c’est-à-dire qu’elle doit permettre de répondre aux caractéristiques suivantes : efficacité et efficience, responsabilité et imputabilité, transparence et participation. Toutefois, la décentralisation ne constitue pas une panacée en soi d’autant plus qu’elle ne présente pas toujours des avantages car elle peut être source, entre autres, de perte d’économie et de faible efficience dans un contexte où les capacités locales s’avèrent faibles, insuffisantes voire inexistantes. […]
Texte extrait du « Rapport sur le développement humain – Madagascar 2000 » – PNUD (chapitre 3, p. 73)
III. Expression écrite (20 à 30 lignes maximum)
Parlez de la contribution d’ingénieurs aux activités de développement.

Énoncé — session 2005 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2005-2006 · Option : Génie Civil – GPCI – STEM · Durée : 2 heures
L’appareil industriel (hors entreprises franches) de Madagascar connaît un double problème. Primo, il utilise dans sa majorité une technologie obsolète et est fortement concurrencé par les produits importés. Secundo, il est en retard en matière de compétitivité car celle-ci ne repose plus uniquement sur la technique de production mais aussi sur la technique de distribution qui fait largement appel aux nouvelles technologies et de la communication.
Pour redynamiser cet appareil industriel, plusieurs actions seront menées :
Extrait du « Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté » – Le développement des secteurs porteurs (version juillet 2003)
D’après vous, quels seraient les rôles des ingénieurs dans le développement économique du pays ?

Énoncé — session 2006 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Examen d’entrée en 1re année de formation d’ingénieurs · Année universitaire 2006-2007 · Session des 22-23 novembre 2006 · Option : Génie Civil – GPCI – STEM · Épreuve de français · Durée : deux (02) heures
TEXTE (Extrait de Midi-Mkara du 25-08-06)
AMBOHIDAHY. La série d’attentats à la grenade se poursuit. Le siège de la haute juridiction était cette fois-ci la cible dans la nuit de mercredi à jeudi.
Trois grenades lancées contre la HCC !
Propos recueillis par R. O.
« C’était vers minuit et demie », confirme le président de la HCC qui a été aussitôt informé de cet acte terroriste qui le laisse pantois. « Je ne comprends pas… », lâche Jean-Michel Rajaonarivony. Un rien songeur. Mais sans songer pour autant à déplacer le siège de l’Institution qu’il préside. « C’est ici qu’on travaille », réitère-t-il. Non sans reconnaître que « les mesures adéquates seront prises pour renforcer la sécurité ». Tant de la HCC que de ses membres. Y compris le président qui laisse aux responsables, le soin de s’en charger. En tout état de cause, il ne veut point attirer le feu des projecteurs sur sa « petite personne ».
Dégâts mineurs
« Il y a des acteurs principaux. Moi, je ne suis pas la vedette. Je suis neutre », déclare-t-il. En (se) demandant au passage « si cette neutralité dérange certains ». Il, c’est évidemment le président de la HCC qui « prie » pour que pareil attentat ne se reproduise plus, quand bien même celui d’avant-hier n’aurait occasionné que des « dégâts matériels mineurs ». Si le bilan n’était pas lourd, c’est peut-être parce que seule l’une des trois grenades lancées dans l’enceinte de la HCC, a explosé. « Les impacts de la déflagration ont endommagé la carrosserie d’un véhicule de service garé dans la cour », rapporte Jean-Michel Rajaonarivony. À la question de savoir si c’est l’Institution ou c’est sa propre personne qui est visée à travers cet acte, le président de la haute juridiction de répondre qu’il ne peut pas séparer sa personne de l’Institution.
Transparence
Concernant les premiers résultats de l’enquête, le magistrat qu’il est, ne veut rien dévoiler. À peine s’il fait savoir que « c’est l’EMMO/Nat qui s’en occupe ». Avec sans doute la collaboration du service de sécurité de la HCC dont les éléments en faction à Ambohidahy cette nuit-là, n’ont rien remarqué de suspect. « Comment pouvait-on repérer des suspects, encore moins les appréhender dans la panique générale provoquée par l’explosion ? », fait remarquer Jean-Michel Rajaonarivony. À son corps défendant d’en dire davantage. Sinon, concernant la HCC, il est prêt à faire preuve de transparence. « Une transparence qui fait peut-être peur à ceux qui ont lancé ces grenades », estime-t-il. En avouant lui-même avoir « un peu peur », face à cette série d’attentats à la grenade, même si ce n’est pas cela qui va conditionner les décisions de l’Institution qu’il préside.
À votre tour, parler du problème de l’insécurité à Madagascar dans un texte d’une page et demie (minimum).

Énoncé — session 2008 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2008-09 · Option : Toutes · Durée : 2 heures
Tous les sondages publiés mardi placent M. Obama sur la barre ou au-delà des 50 % d’intentions de vote. Aucun candidat démocrate à la présidentielle, y compris Bill Clinton, n’a obtenu la majorité absolue des suffrages depuis Jimmy Carter en 1976.
Le sondage du quotidien Washington Post/ABC News donne une avance de 9 points à M. Obama (53 % contre 43 %). L’institut Marist donne exactement le même écart (52 % contre 43 %). Le baromètre quotidien de l’institut Rasmussen accorde une avance de 6 points à M. Obama (52 % contre 46 %). L’institut Zogby lui accorde un avantage de 11 points (54 % contre 43 %). Les instituts Lake et Tarrance accordent respectivement 5 et 2 points d’avance à M. Obama (52 % contre 47 et 50 % contre 48 %).
Le site indépendant spécialisé RealClearPolitics (RCP), qui établit une moyenne des sondages publiés, donnait mardi vers 18 h 00 GMT plus de 7 points d’avance au candidat démocrate (51,9 % contre 44,4 %).
Cependant, pour remporter l’élection présidentielle, il s’agit moins de remporter la majorité des voix au niveau national que de gagner dans certains États clefs. En 2000, George W. Bush a ainsi remporté la présidentielle avec moins de voix que le démocrate Al Gore.
L’élection présidentielle se joue en fait État par État. Chaque État compte un nombre variable de grands électeurs qui composent le Collège électoral. Il faut le soutien d’au moins 270 des 538 grands électeurs pour être élu président.
Les différents instituts soulignent cependant que M. Obama mène également dans la plupart des États clefs, rendant la tâche de M. McCain particulièrement ardue même si elle n’est pas impossible.
Extrait du journal « L’Express de Mcar » du 5 novembre 2008
Développer dans un texte de 30 lignes au maximum les avantages et les inconvénients d’un président jeune à la tête d’un pays.

Énoncé — session 2011 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 23/24 février 2011 · Option : Génie Civil/GPCI/STEM · Durée : 2 heures
L’alcool tue chaque année plus de 40 000 Français. Il est la troisième cause de décès, dans notre pays, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Le tiers des accidents de la route, 13 % des accidents du travail ont l’alcool comme origine. L’alcool est également responsable de 50 % des homicides et des crimes sexuels. Près de huit millions de personnes, dans notre pays, souffrent directement ou indirectement de l’alcoolisme, avec l’engrenage de délinquance, de violence, de destruction qu’il provoque.
Il est difficile de chiffrer le coût total de l’alcoolisme. On pense qu’il se situait, en 1973, entre 7 et 10 milliards de francs, soit 42 % des budgets hospitaliers et 50 % des budgets psychiatriques. D’autre part, une enquête effectuée en 1977 révèle que 61 % des hommes et 39 % des femmes dépensent plus de 15 % de leurs revenus à l’achat de boissons alcoolisées, ce qui rapportait à l’État 6 milliards 313 millions de francs en 1977.
L’alcoolisme atteint de plus en plus de femmes : sur 100 Français qui meurent d’alcoolisme, il y a 20 femmes. Les départements les plus touchés sont : les Côtes du Nord et le Morbihan, puis le Nord et le Pas-de-Calais.
On ne se méfie pas tellement de l’alcool, en France. On ignore ses ravages sur le système nerveux, circulatoire et digestif. On pense que boire donne force et virilité ou, au moins, qu’il fait partie du savoir-vivre. Des campagnes publicitaires poussent à la consommation… Même un organisme qui se prétend scientifique comme l’I.R.E.B. (Institut de Recherches Économiques sur les Boissons) cherche à prouver que l’alcool n’est pas dangereux. Mais… l’I.R.E.B. est financé par des producteurs de boissons alcoolisées.
L’alcoolisme est une maladie de la solitude. On boit par manque d’affection ou pour oublier ses soucis ou dans l’espoir de favoriser la communication…
On a déjà énuméré des remèdes à l’alcoolisme. Remèdes préventifs, d’abord : à l’école, dans les entreprises, partout et de toutes les façons, il faudrait expliquer les méfaits de l’alcool et favoriser la consommation des jus de fruits.
Puis il faudrait améliorer l’action médicale : à domicile, sans arrêt de travail et avec l’aide d’associations de buveurs guéris ; à l’hôpital, dans les services spécialisés, avec l’aide de médecins et d’infirmiers qui auraient reçu, à cet effet, un complément de formation ; en hôpital psychiatrique, éventuellement, grâce à des psychothérapies individuelles ou de groupes.
Mais ces remèdes ne peuvent, tout seuls, guérir le besoin d’alcool. Seule une action de grande envergure, qui offrirait à tous, et aux jeunes surtout, des perspectives d’avenir, en même temps que des conditions de vie favorables, distrairait les Français de leur quête des « paradis artificiels ».
« Une drogue qui ne dit pas son nom », in Le Monde entre 06-12-78 et 02-05-79
À votre tour, écrivez un texte d’une page (au minimum) sur la nécessité de construire des infrastructures routières.

Énoncé — session 2023 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2023-2024 · Session des 27-28 septembre 2023 · Formation académique · Matière : Français · Durée : 2 heures
Texte : VERS UNE APPROCHE DURABLE DES AFFAIRES – Intégrer le développement durable pour une croissance responsable
De nombreuses entreprises à Madagascar essaient, tant bien que mal de s’engager dans une transition vers le développement durable, visant à intégrer les principes de l’économie circulaire et de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) au sein de leurs paysages économiques. Ces démarches s’accompagnent de l’émergence d’initiatives novatrices et de stratégies émergents, des acteurs entrepreneurs malgaches, témoignant la volonté du pays à adopter une approche plus responsable et durable. Les motivations de cette transition sont multiples, reposant sur des enjeux environnementaux et socioéconomiques majeurs. Il s’agit notamment de préserver les ressources naturelles uniques de Madagascar, de protéger sa biodiversité exceptionnelle et de favoriser une croissance inclusive et équitable.
Cependant, ces enjeux sont également porteurs d’opportunités considérables pour le pays. En adoptant une approche proactive et visionnaire, Madagascar peut se positionner en tant que précurseur du développement durable en Afrique, attirant les investisseurs responsables, stimulant l’innovation et renforçant sa compétitivité sur la scène internationale. Cela requiert une collaboration stratégique entre les acteurs publics, privés et la société civile, afin de relever les défis associés à cette transition et de créer un avenir prospère et équilibré. La marche vers le développement durable est un processus dynamique qui requiert l’engagement de tous les secteurs de la société Malgache.
Extrait de L’Express de Madagascar du 05 juillet 2023
Dans un texte bien structuré de 20 lignes maximums, discutez du rôle et de responsabilité des ingénieurs polytechniciens dans le développement durable de Madagascar. (12 points)

Énoncé — session 2025 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2025-2026 · Session des 24 et 25 septembre 2025 · Matière : Français · Durée : 2 heures
« Dans un contexte de transition énergétique mondiale, marqué par des avancées technologiques et une diversification des sources d’énergie, le secteur de l’aval pétrolier malgache est confronté à des défis croissants en matière d’adaptation, de planification et de gestion », observe l’OMH dans sa revue sectorielle.
Depuis plusieurs mois, les autorités cherchent à redonner un souffle à cette filière, longtemps freinée par la suspension de la promotion des blocs pétroliers en 2019. Ce gel a ralenti l’exploration et poussé plusieurs compagnies internationales à se retirer.
« Malgré les récents investissements dans les infrastructures, le secteur demeure fragilisé par une logistique insuffisante et par des déséquilibres régionaux d’approvisionnement », souligne l’OMH.
Avec des réserves estimées à onze milliards de barils, le pétrole malgache pourrait devenir un moteur d’investissement majeur. Pour cela, les autorités misent sur un plan de réformes articulé autour de quatre axes : garantir un approvisionnement stable, aujourd’hui assuré par la société omanaise OQ Trading jusqu’en 2026, instaurer un cadre légal adapté, clarifier les responsabilités des différents acteurs et promouvoir les carburants alternatifs.
Ces mesures visent à assainir la filière et à renforcer son attractivité dans un contexte mondial de regain d’intérêt pour l’exploration pétrolière. La révision des contrats et la remise sur le marché des blocs abandonnés s’inscrivent dans cette logique. Cinq accords jugés obsolètes ont ainsi été annulés au début de l’année.
« L’annulation de ces contrats vise à attirer de nouveaux investisseurs et à relancer les opérations dans les réserves de Tsimiroro et de Bemolanga », déclarait en janvier le ministre des mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala. Ces gisements, bien que prometteurs, n’ont pas encore atteint leur pleine capacité de production.
Le gouvernement souhaite désormais conclure des accords plus équilibrés et relancer la promotion des blocs pétroliers, suspendue depuis six ans. Des discussions sont également prévues avec des acteurs tels que Madagascar Oil pour renforcer les partenariats et améliorer le partage des bénéfices.
Vanessa Ngono Atangana
(Extrait de L’Express de Madagascar du 21 août 2025)
Selon vous, « Faut-il toujours privilégier les énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles ? » Discutez cette affirmation en défendant votre position autour d’un texte bien structuré de 20 lignes maximum.

Énoncé — Sujet — session non lisible sur le scan transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 94/95 · Option : Toutes · Durée : 2 heures
Traiter obligatoirement les deux questions suivantes :
I. Voici un texte : MOINS DE SOUFRE À GARDANNE
La plus haute cheminée d’Europe, celle d’une centrale électrique thermique située à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne provoquera pas de catastrophe écologique. Telle est la conclusion d’un rapport publié récemment par l’Académie des sciences, après deux ans d’investigation. Ce document de trois cents pages devrait mettre fin à une controverse sur les risques de pollution créés par cette centrale construite en 1982. Elle est en effet alimentée par le charbon local qui possède une forte teneur en soufre (environ 5 %), et qui dégage en se consumant du dioxyde de soufre (SO2), produit toxique pour les poumons. La hauteur de la cheminée – trois cents mètres – garantit une meilleure dispersion des pollutions sur une très vaste zone géographique. Cependant, plus de 600 tonnes de dioxyde de soufre par jour, soit plus du double des rejets industriels jusqu’alors mesurés dans la région, étaient ainsi évacués. Les élus locaux ont protesté. Et obtenu du gouvernement qu’il ordonne la réduction d’émission de SO2 à 250 tonnes. L’exploitation du gisement de Gardanne étant l’une des seules qui soit encore rentable actuellement en France, le centre d’étude et de recherche des charbonnages de France et des houillères de Provence ont mis au point un procédé de désulfuration original. Son principe repose sur la combustion de deux réactifs, la chaux et le calcaire. Les cendres filtrent le soufre avant son évacuation par la cheminée. Cette méthode ne permet de désulfurer que 70 % des déchets, mais elle est en revanche beaucoup moins coûteuse, donc plus facilement applicable que certains autres procédés plus performants.
Selon Jacques Blamont, président de la commission d’enquête de l’Académie des Sciences, « le procédé de Gardanne est peu répandu dans le monde, et la France fait figure de pionnier ». Aujourd’hui les rejets de la cheminée ne dépassent pas 200 tonnes par jour, soit 50 tonnes de moins que la limite imposée par l’État. La centrale est parfaitement conforme aux normes européennes, même dans les conditions météorologiques défavorables, par fort mistral par exemple.
Une maigre compensation cependant, quand on sait que la ville reste la plus polluée du département des Bouches-du-Rhône, triste record qu’elle détenait déjà avant la mise en fonction de la centrale. Le respect des normes en vigueur permet d’envisager l’avenir économique de la cité, et notamment l’emploi des mineurs avec plus d’optimisme. La centrale non seulement pollue moins mais n’est pas près de fermer ses portes. Les habitants du bassin minier sont rassurés.
II. Développer l’idée générale suivante en une trentaine de lignes :
« La personnalité se développe et se précise dans une spécialité, mais elle risque, si cela dure trop longtemps dans la même voie, de voir son horizon se limiter ».

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