CONCOURS D’ENTRÉE À L’ESPA — ÉCOLE SUPÉRIEURE POLYTECHNIQUE D’ANTANANARIVO
Sessions 1995 à 2011 — 11 sujets, énoncés transcrits
L’épreuve de français du concours ESPA porte sur un texte à résumer, expliquer puis discuter, sessions 1995 à 2011. Les sujets sont réunis ici, texte intégral et questions transcrits, avec leurs thèmes : technique, société et développement.
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Énoncé — session 1995 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1995-1996 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
L’APPRENTISSAGE DE L’AVENIR
L’emploi des jeunes est la plus grande préoccupation d’une société développée. Elle concerne l’avenir même de cette société par le regard, la conscience et la motivation portés par ses futurs adultes et actifs. À six ans de l’entrée du IIIe millénaire (qui se fera mathématiquement le 1er janvier 2001), le taux de chômage des jeunes 16-25 ans est aujourd’hui pratiquement le double de la moyenne nationale pour atteindre près de 28 % en mars 94 selon une enquête de l’Insee. Les choix politiques sont prépondérants en la matière. Tout conservatisme, défaut d’écoute des jeunes et d’inertie structurelle en la matière seront durement sanctionnés dans les prochaines années. Il convient donc de manière hyper urgente, de donner aux jeunes de vrais métiers et de vrais savoir-faire concrets et universels, en ne misant pas uniquement sur des « savoirs flottants » axés sur l’élitisme culturo-professionnel, ou en faveur de « cursus-refuges » longs et théoriques, détachés de la réalité terrain dans un milieu d’entreprise instable et changeant. L’apprentissage et l’alternance école-entreprise permettent de recimenter les fondations mêmes de la société active, par l’adéquation aux besoins réels, à la réactivité quotidienne mélange d’intuition, de bon sens, d’expérience et de réflexes précis. L’alternance dans la formation permet de redonner simultanément un horizon d’espoir et une plus grande maturité sociétaire aux jeunes.
Questions

Énoncé — session 1996 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1996-1997 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
Traiter obligatoirement les deux questions suivantes :
I. Voici un texte : LA CULTURE POUR UNE ÉLITE
Autrefois, on était plus cultivé.
Il est bien vrai qu’autrefois la télé n’existait pas, et qu’un certain nombre d’insanités était épargné à nos ancêtres. Mais nos ancêtres, dans leur majorité, n’avaient accès à aucune culture du tout. D’abord, pour la plupart, ils ne savaient pas lire ou très difficilement. Ensuite ils avaient accès à fort peu de manifestations culturelles. Comme la radio n’existait pas non plus, pas plus que les disques, les concerts qu’il leur arrivait d’écouter étaient ceux qui se donnaient sur place, sans garantie de choix ni de qualité. Il n’y avait presque pas de musée, et les grandes œuvres d’art leur étaient donc inconnues. Les livres étaient extrêmement mal diffusés. La formation universitaire coûtait extrêmement cher. Sur les théâtres parisiens, on jouait en général des drames consternants ou des farces lamentables. Les journaux étaient rares et coûteux. Quelques chiffres : un grand journal de 1900 se diffusait à 50 000 exemplaires ; un livre à succès (Les Feuilles d’automne de Victor Hugo, par exemple) était vendu à moins de 5 000 ; les théâtres de province avaient moins de 400 places.
Certes, il y avait des cultures locales, on chantait des chansons traditionnelles. On narrait des contes ancestraux, on perpétuait des coutumes immémoriales. C’est quand même un peu étroit. Cela n’aidait pas énormément à comprendre le monde.
Aujourd’hui, le monde entier se présente à nous, sous toutes ses formes, dans tous les médias. Ah, il est plus complexe que le village. On a même beaucoup de mal à le comprendre, souvent. C’est moins facile que de chanter les chansons de grand-mère à la veillée. Tout le monde n’y arrivait pas. Mais nous intégrons maintenant dans notre culture, qui tend à l’universalité, la musique africaine, les romans sud-américains, les films japonais. Nous croulons sous les livres, les spectacles, les disques. Ce n’est pas, évidemment, la culture des quelques privilégiés d’il y a un siècle. C’est différent. C’est probablement mieux.
L’Événement du jeudi, 11 au 17 juin 1992
II.
Faire un texte logique et structuré expliquant et justifiant votre choix de l’« École Supérieure Polytechnique ».

Énoncé — session 1997 transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1997-1998 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
Voici un texte paru le samedi 6 septembre 1997 dans le quotidien « L’Express de Madagascar ». Lire attentivement le texte et répondre aux questions.
LA BALLE EST DANS NOTRE CAMP.
La coopération avec la France clôture ces IIIe Jeux de la Francophonie et nous ramène qu’on le veuille ou non, sur le terrain politique, après dix jours ludiques et festifs qui nous ont coupé de tout, sauf d’un profond désir de vivre notre temps et de partager cette joie avec d’autres peuples.
Il convient, d’abord, de bien s’entendre sur la signification du mot « coopération ». On peut y voir, comme dans le Nouveau Petit Robert qui, soit dit en passant est un dictionnaire extraordinaire, « l’action de participer à une œuvre commune », qui en est, en quelque sorte, la définition première. On peut aussi en chercher la signification actuelle, que nous donnent dans son dictionnaire des mots nouveaux les Usuels de chez Hachette : « Aide qu’un pays industrialisé apporte à un autre, moins avancé, pour développer son équipement, former ses cadres etc…, notamment en mettant à sa disposition des enseignants, des ingénieurs, des médecins, des techniciens ».
Ces deux définitions, qui collent à la réalité vécue, depuis plus de 30 ans sans grands résultats probants, n’excluent pas une interprétation plus subtile, celle que par exemple en faisait déjà Sainte-Beuve : « En toute coopération on est, en quelque sorte, dépendant de ses collaborateurs et solidaire avec eux ». On est bien d’accord sur cette notion de dépendance responsable, acceptée et partagée, qu’en donnait il y a plus d’un siècle le célèbre romancier et critique français.
La coopération française vient à nous avec un nouveau visage, de nouvelles perspectives, celles que veulent lui donner les socialistes français moins attachés, semble-t-il, à la gestion d’un patrimoine historique que leurs prédécesseurs les gaullistes. Une première tentative en ce sens, au début des années 80, avait échoué. Jean-Pierre Cot fut remercié et éloigné du « pré-carré » sur la pression de quelques potentats africains conservateurs auprès du président François Mitterrand qui avait, à l’égard de l’Afrique, un passé à faire oublier.
Sous le titre « Les désillusions de Jean-Pierre Cot » d’une série intitulée « France-Afrique, les liaisons dangereuses » publiée au mois de juillet dernier, Éric Fottorino du journal « Le Monde » écrit : « Jean-Pierre Cot voulait rompre avec les mauvaises habitudes. Ce fut l’Afrique, soutenue par l’Élysée, qui rompit avec lui. Sûrement le locataire de la Rue Monsieur était-il trop arrogant, trop froid et trop cassant, trop sûr de ses idées – tenues pour utopiques – face à des interlocuteurs africains habitués au ménagement et aux proches chuchotés ».
« Ménagement » : le mot est lâché. C’est vrai qu’une coopération qui ménage, ou qui se ménage réciproquement, n’offre aucun autre espoir que d’aboutir à un statut que désespérant pour les populations qui sont censées en être les bénéficiaires. On a bien dit les populations. Pas de dirigeant !
Aussi, le paternalisme n’étant plus d’usage, du moins l’espère-t-on, une coopération nouvelle se doit-elle, pour convaincre de la sincérité de son engagement nouveau, de cesser de ménager. Ce n’est qu’à cette exigence, ce devoir de sélection, qu’elle trouvera tout son sens, celui qu’elle n’a pratiquement jamais eu.
En ce sens, le secrétaire d’État français à la coopération a un discours intéressant. On le verra à l’œuvre et aux actes, bien sûr. À la différence de son prédécesseur de droite, ancien gros bras du service d’action civique (SAC) qui voyait mal la France se distraire, au profit de quelques instances internationales, de son devoir d’assistance à ses anciennes colonies, Charles Josselin n’a pas honte d’accrocher le wagon de l’aide française au train de l’ajustement structurel lancé dans les pays les moins avancés par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Il dit aussi son souci, ce qui ne peut que nous plaire, d’être très attentif aux conséquences sociales que peut avoir sur l’environnement humain ce convoi exceptionnel. De même que les vertus de la liberté d’expression lui paraissent moralement limitées à son bon usage, le libéralisme économique n’a l’heur de lui plaire que s’il n’immole pas le progrès social, éducation et santé, sur l’autel de la croissance pour la croissance et ne creuse pas le fossé entre riches et pauvres.
Une bonne coopération doit donc s’inscrire dans la durée, par paliers, en coordonnant en permanence le besoin flagrant en équipement des pays aidés avec l’émergence de cadres et de techniciens spécialisés nationaux capables de prendre le relève. Pour cela, pour que cette stratégie réussisse, il convient d’abord que les bénéficiaires de cette assistance, qu’elle soit française ou d’une autre origine, soient eux-mêmes convaincus que leur pays a un avenir. Et que cet avenir doit pouvoir se passer, un jour, de coopération au profit d’un véritable partenariat.
C’est aussi le discours que l’on entend depuis longtemps, à savoir que « la finalité de la coopération est de disparaître », qu’elle « porte en elle les germes de son effacement ». On a eu droit, aussi, dans de belles envolées mitterrandiennes au « aider le tiers monde, c’est s’aider soi-même », …, sans oublier le rituel « aide-toi et le ciel t’aidera ». Le discours paraît aujourd’hui différent. La formule d’une coopération recentrée vers les secteurs sociaux est mondialisée, elle aussi, a-t-elle plus de chance de réussir ? Il ne tient qu’à nous, et pour nous, de tirer le meilleur profit, de faire le meilleur usage de l’aide qui nous est apportée. Pour conclure sur ces « jeux » : la balle est plus que jamais dans notre camp.
I. Compréhension écrite (sur 10 points)
II. Expression écrite
Dire dans un texte de 15 lignes (au maximum) les raisons qui permettent de croire que « la finalité de coopération est de disparaître ».

Énoncé — session 1998 transcrit depuis le sujet scanné (2 pages, première page ci-dessous, les autres dans le PDF)
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1998-1999 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
I. Texte (extrait de L’Express du 18-09-98)
TELECEL – TOUR OPERATORS
PARTENAIRES POUR LA PROMOTION DU TOURISME
Un mois plus tôt, alors que Telecel Madagascar venait d’inaugurer son réseau cellulaire à Brickaville et ses environs, une première séance d’information et de travail a été donnée à l’intention des opérateurs touristiques qui seraient intéressés à investir dans la région des Pangalanes. Cette même séance a été rééditée hier, à l’hôtel « L’Ermitage » de Mantasoa, avec la participation de nouveaux voyagistes, dont Azur, Mdv, Its, Rttet, Mtb.
L’objectif est clair pour Telecel : contribuer à la promotion du tourisme en apportant l’outil qui permettra aux usagers, et surtout aux touristes, de résoudre leurs problèmes de télécommunication dans ces zones hautement touristiques mais plutôt enclavées sur le plan de la téléphonie. Cette intention a été entérinée hier par le directeur exécutif de Telecel Madagascar, Herizo Andriamose. Une intention qui aura, en tout cas, cité trouvé un écho auprès de ces opérateurs touristiques, lesquels, à travers leurs questions et autres demandes d’explication, ont manifesté un réel intérêt à promouvoir leurs opérations dans cette zone nouvellement investie par Telecel. Désormais, Telecel et les tours opérators peuvent devenir de sérieux partenaires pour le développement du tourisme dans cette région des Pangalanes.
La question des tarifs, les locations et mises à disposition de portables cellulaires…, tout a été expliqué dans leurs détails par Telecel au cours de cette réunion de Mantasoa. Et d’ailleurs, différentes formules… mutuellement avantageuses pour les parties, sont proposées. Comme à l’accoutumée, Telecel met un accent particulier sur la mise en commun des efforts, sinon la synergie des compétences, pour ses actions en vue du développement socio-économique de ce pays.
À noter que cette séance de travail a été suivie d’une balade… en vedette le long du lac Mantasoa et d’un pique-nique aux alentours de la grande cascade. Tandis que les véritables travaux seront poursuivis jusqu’à dimanche prochain, par d’autres visites de sites touristiques implantés sur l’axe routier RN2 et le long du Canal des Pangalanes : une manière également de prospecter de nouveaux circuits touristiques exploitables dans la région.
Miadana Andriamaro
II. Questions — II-1 Compréhension écrite
II-2 Expression écrite
Exposer dans un texte d’une page et demie au minimum, les avantages et les inconvénients des téléphones portables pour notre société.

Énoncé — session 1999 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 1999-2000 · Option : Génie Civil, STEM, Industrielle · Durée : 2 heures
1. Expression écrite (16 points)
2. Compréhension écrite (4 points)
Résumer sur cinq [5] lignes le contenu de ce texte.
TEXTE
16 ans. C’est l’âge du premier rapport sexuel dans la province de Mahajanga. Et ce selon l’EDS 1997. « C’est le plus précoce dans le pays » a-t-on souligné pendant les travaux de l’atelier. Au niveau national, les premières activités sexuelles remontent à l’âge de 16,9 ans. Et ce n’est pas tout, les enquêtes démographiques sanitaires ont révélé que la première union intervient à l’âge de 17,2 ans dans cette province (il est de 18,6 ans au niveau de la Grande Île). Les jeunes de 15 à 19 ans constituent les 53 % de la population dans ce faritany.
Ces chiffres sont révélateurs : les premières activités sexuelles devancent d’une année l’union ou le mariage. Comment expliquer cette situation ? À entendre les explications des participants à l’atelier, cette précocité s’explique par le fait que les activités sexuelles sont intenses pendant cette période d’âge. À cause des problèmes socio-économiques, les parents laissent leurs enfants se marier très jeunes « pour se libérer d’eux » dans cette province.
Si tel est le cas, il n’est pas étonnant que la jeune fille donne naissance à son premier enfant à l’âge de 18 ans. L’indice synthétique de fécondité dans cette province est de 6,61 contre 5,97 sur tout le pays. 44,5 % des adolescentes sont déjà mères et 8,2 % sont enceintes de leur premier enfant. Ces chiffres illustrent les activités sexuelles précoces dans cette province.
Force est de se demander la place de la planification familiale (PF) dans cette partie Ouest de la Grande Île. Si 72 % des ménages enquêtés la connaissent (contre 69 % au niveau de toute la nation), 5,3 % seulement utilisent une méthode moderne et 5,4 % une méthode traditionnelle dont la continence périodique (4,3 %). 43 % des couples approuvent la PF et 25 % des femmes ont accès aux services de la PF. En ce qui concerne la méthode moderne, le contraceptif injectable arrive en tête (2,4 %), puis la pilule (1,1 %), la stérilisation féminine (1 %), le stérilet (0,1 %) et le condom (00 %).
Au service PF de Mahabibo, une vingtaine de femmes par jour viennent chercher conseil et suivre une méthode contraceptive. Du côté du Service IST/SIDA, on enregistre quotidiennement 12 jeunes patients pour s’y faire soigner de la blennorragie. La plupart de ces patients sont des jeunes garçons. « Ils n’aiment pas utiliser la capote, voilà pourquoi ils sont vulnérables, menaçant leur partenaire » a confié un médecin. Mais, ils ont vaincu leur honte pour mettre fin à cette infection sexuellement transmissible les minant.
H.R., Midi Madagasikara, 07-09-99

Énoncé — session 2000 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 27-28 septembre 2000 — Français (Culture générale) · Option : TEM · Durée : 2 heures
Exercice I (7 points)
Environnement, mondialisation et développement rapide des moyens d’information et de communication, sont parmi les thèmes de grandes actualités du monde d’aujourd’hui. Que savez-vous sur ces trois sujets ? Citez les moyens mis en œuvre que vous connaissez les concernant.
Exercice II (4 points)
Un accord relatif à une frontière commune a été contracté par divers pays de l’Europe, convention qui est effective aujourd’hui. Quel nom a été attribué aux États qui en font partie ? Quels sont ces pays ?
Exercice III (5 points)
En quoi consiste « des ordinateurs travaillant en réseau » ?
Exercice IV

Énoncé — session 2003 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2003-2004 · Option : Génie Civil – GPCI – STEM · Durée : 2 heures
I. Texte (extrait du journal « Madagascar Tribune » du 17 septembre 2003)
Réduire la pauvreté et améliorer les conditions d’existence : la nouvelle stratégie du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à vulgariser.
Les jeunes dans le circuit économique. Bien que la population malgache soit très jeune, on a toujours constaté qu’une grande partie participe peu au développement économique. Dans la nouvelle stratégie établie et expérimentée par le PNUD, l’insertion des jeunes sans emploi dans la vie active est indispensable pour l’essor du pays. L’Alphabétisation Fonctionnelle Intensive pour le Développement est destinée aux jeunes handicapés par l’analphabétisme. Les formations professionnalisantes et les ateliers communautaires sont nécessaires pour qualifier les jeunes et augmenter, par la suite, leurs revenus. Le PNUD conclut que l’accès aux microcrédits reste difficile pour les jeunes qui débutent leurs activités. En faisant partenariat avec les institutions financières, il peut prendre en main jusqu’à 12 % des taux d’intérêts. Avec l’aide de ses différents partenaires, le PNUD accompagne les jeunes et fait des suivis pour la création de microentreprises. Les jeunes urbains et ruraux peuvent être reçus à n’importe quelle étape de ce processus d’intégration, selon leurs niveaux et leurs besoins.
Raoel z
II. Questions — II.1 Compréhension écrite
II.2 Expression écrite
Émettre votre point de vue personnel dans un texte d’une page et demie au minimum, sur le rôle que peuvent jouer les jeunes dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions d’existence à Madagascar. (10 points)

Énoncé — session 2005 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2005-2006 · Option : Génie Civil – GPCI – STEM · Durée : 2 heures
Texte
L’appareil industriel (hors entreprises franches) de Madagascar connaît un double problème. Primo, il utilise dans sa majorité une technologie obsolète et est fortement concurrencé par les produits importés. Secundo, il est en retard en matière de compétitivité car celle-ci ne repose plus uniquement sur la technique de production mais aussi sur la technique de distribution qui fait largement appel aux nouvelles technologies et de la communication.
Pour redynamiser cet appareil industriel, plusieurs actions seront menées :
Extrait du « Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté » – Le développement des secteurs porteurs (version juillet 2003)
I. Étude lexicale et morpho-syntaxe
II. Compréhension
III. Expression écrite (20 à 30 lignes maximum)
D’après vous, quels seraient les rôles des ingénieurs dans le développement économique du pays ? (10 points)

Énoncé — session 2008 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 2008-09 · Option : Toutes · Durée : 2 heures
Texte
Tous les sondages publiés mardi placent M. Obama sur la barre ou au-delà des 50 % d’intentions de vote. Aucun candidat démocrate à la présidentielle, y compris Bill Clinton, n’a obtenu la majorité absolue des suffrages depuis Jimmy Carter en 1976.
Le sondage du quotidien Washington Post/ABC News donne une avance de 9 points à M. Obama (53 % contre 43 %). L’institut Marist donne exactement le même écart (52 % contre 43 %). Le baromètre quotidien de l’institut Rasmussen accorde une avance de 6 points à M. Obama (52 % contre 46 %). L’institut Zogby lui accorde un avantage de 11 points (54 % contre 43 %). Les instituts Lake et Tarrance accordent respectivement 5 et 2 points d’avance à M. Obama (52 % contre 47 et 50 % contre 48 %).
Le site indépendant spécialisé RealClearPolitics (RCP), qui établit une moyenne des sondages publiés, donnait mardi vers 18 h 00 GMT plus de 7 points d’avance au candidat démocrate (51,9 % contre 44,4 %).
Cependant, pour remporter l’élection présidentielle, il s’agit moins de remporter la majorité des voix au niveau national que de gagner dans certains États clefs. En 2000, George W. Bush a ainsi remporté la présidentielle avec moins de voix que le démocrate Al Gore.
L’élection présidentielle se joue en fait État par État. Chaque État compte un nombre variable de grands électeurs qui composent le Collège électoral. Il faut le soutien d’au moins 270 des 538 grands électeurs pour être élu président.
Les différents instituts soulignent cependant que M. Obama mène également dans la plupart des États clefs, rendant la tâche de M. McCain particulièrement ardue même si elle n’est pas impossible.
Extrait du journal « L’Express de Mcar » du 5 novembre 2008
I. Compréhension écrite (8 points)
II. Expression écrite (12 points)
Développer dans un texte de 30 lignes au maximum les avantages et les inconvénients d’un président jeune à la tête d’un pays.

Énoncé — session 2011 transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Session des 23/24 février 2011 · Option : Génie Civil/GPCI/STEM · Durée : 2 heures
Texte : L’ALCOOLISME
L’alcool tue chaque année plus de 40 000 Français. Il est la troisième cause de décès, dans notre pays, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Le tiers des accidents de la route, 13 % des accidents du travail ont l’alcool comme origine. L’alcool est également responsable de 50 % des homicides et des crimes sexuels. Près de huit millions de personnes, dans notre pays, souffrent directement ou indirectement de l’alcoolisme, avec l’engrenage de délinquance, de violence, de destruction qu’il provoque.
Il est difficile de chiffrer le coût total de l’alcoolisme. On pense qu’il se situait, en 1973, entre 7 et 10 milliards de francs, soit 42 % des budgets hospitaliers et 50 % des budgets psychiatriques. D’autre part, une enquête effectuée en 1977 révèle que 61 % des hommes et 39 % des femmes dépensent plus de 15 % de leurs revenus à l’achat de boissons alcoolisées, ce qui rapportait à l’État 6 milliards 313 millions de francs en 1977.
L’alcoolisme atteint de plus en plus de femmes : sur 100 Français qui meurent d’alcoolisme, il y a 20 femmes. Les départements les plus touchés sont : les Côtes du Nord et le Morbihan, puis le Nord et le Pas-de-Calais.
On ne se méfie pas tellement de l’alcool, en France. On ignore ses ravages sur le système nerveux, circulatoire et digestif. On pense que boire donne force et virilité ou, au moins, qu’il fait partie du savoir-vivre. Des campagnes publicitaires poussent à la consommation… Même un organisme qui se prétend scientifique comme l’I.R.E.B. (Institut de Recherches Économiques sur les Boissons) cherche à prouver que l’alcool n’est pas dangereux. Mais… l’I.R.E.B. est financé par des producteurs de boissons alcoolisées.
L’alcoolisme est une maladie de la solitude. On boit par manque d’affection ou pour oublier ses soucis ou dans l’espoir de favoriser la communication…
On a déjà énuméré des remèdes à l’alcoolisme. Remèdes préventifs, d’abord : à l’école, dans les entreprises, partout et de toutes les façons, il faudrait expliquer les méfaits de l’alcool et favoriser la consommation des jus de fruits.
Puis il faudrait améliorer l’action médicale : à domicile, sans arrêt de travail et avec l’aide d’associations de buveurs guéris ; à l’hôpital, dans les services spécialisés, avec l’aide de médecins et d’infirmiers qui auraient reçu, à cet effet, un complément de formation ; en hôpital psychiatrique, éventuellement, grâce à des psychothérapies individuelles ou de groupes.
Mais ces remèdes ne peuvent, tout seuls, guérir le besoin d’alcool. Seule une action de grande envergure, qui offrirait à tous, et aux jeunes surtout, des perspectives d’avenir, en même temps que des conditions de vie favorables, distrairait les Français de leur quête des « paradis artificiels ».
« Une drogue qui ne dit pas son nom », in Le Monde entre 06-12-78 et 02-05-79
I. Compréhension écrite
II. Expression écrite
À votre tour, écrivez un texte d’une page (au minimum) sur la nécessité de construire des infrastructures routières.

Énoncé — Sujet — session non lisible sur le scan transcrit depuis le sujet scanné
Université d’Antananarivo — École Supérieure Polytechnique — Concours d’entrée en première année · Année universitaire 94/95 · Option : Toutes · Durée : 2 heures
Traiter obligatoirement les deux questions suivantes :
I. Voici un texte : MOINS DE SOUFRE À GARDANNE
La plus haute cheminée d’Europe, celle d’une centrale électrique thermique située à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne provoquera pas de catastrophe écologique. Telle est la conclusion d’un rapport publié récemment par l’Académie des sciences, après deux ans d’investigation. Ce document de trois cents pages devrait mettre fin à une controverse sur les risques de pollution créés par cette centrale construite en 1982. Elle est en effet alimentée par le charbon local qui possède une forte teneur en soufre (environ 5 %), et qui dégage en se consumant du dioxyde de soufre (SO2), produit toxique pour les poumons. La hauteur de la cheminée – trois cents mètres – garantit une meilleure dispersion des pollutions sur une très vaste zone géographique. Cependant, plus de 600 tonnes de dioxyde de soufre par jour, soit plus du double des rejets industriels jusqu’alors mesurés dans la région, étaient ainsi évacués. Les élus locaux ont protesté. Et obtenu du gouvernement qu’il ordonne la réduction d’émission de SO2 à 250 tonnes. L’exploitation du gisement de Gardanne étant l’une des seules qui soit encore rentable actuellement en France, le centre d’étude et de recherche des charbonnages de France et des houillères de Provence ont mis au point un procédé de désulfuration original. Son principe repose sur la combustion de deux réactifs, la chaux et le calcaire. Les cendres filtrent le soufre avant son évacuation par la cheminée. Cette méthode ne permet de désulfurer que 70 % des déchets, mais elle est en revanche beaucoup moins coûteuse, donc plus facilement applicable que certains autres procédés plus performants.
Selon Jacques Blamont, président de la commission d’enquête de l’Académie des Sciences, « le procédé de Gardanne est peu répandu dans le monde, et la France fait figure de pionnier ». Aujourd’hui les rejets de la cheminée ne dépassent pas 200 tonnes par jour, soit 50 tonnes de moins que la limite imposée par l’État. La centrale est parfaitement conforme aux normes européennes, même dans les conditions météorologiques défavorables, par fort mistral par exemple.
Une maigre compensation cependant, quand on sait que la ville reste la plus polluée du département des Bouches-du-Rhône, triste record qu’elle détenait déjà avant la mise en fonction de la centrale. Le respect des normes en vigueur permet d’envisager l’avenir économique de la cité, et notamment l’emploi des mineurs avec plus d’optimisme. La centrale non seulement pollue moins mais n’est pas près de fermer ses portes. Les habitants du bassin minier sont rassurés.
II. Développer l’idée générale suivante en une trentaine de lignes :
« La personnalité se développe et se précise dans une spécialité, mais elle risque, si cela dure trop longtemps dans la même voie, de voir son horizon se limiter ».

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