CENTRE NATIONAL DE TÉLÉ-ENSEIGNEMENT DE MADAGASCAR (CNTEMAD)
EXAMEN FINAL
| L1D |
1999/2000
IPAJ
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Documentation interdite
Au choix :
Sujet 1
Régime juridique de la femme mariée commerçante
Sujet 2
La circulation de la lettre de change
Sujet 1 : Régime juridique de la femme mariée commerçante
Dès que son commerce est mis sur pied, la femme mariée n’a plus à s’occuper de l’autorisation ou de l’opposition possible du mari. Avant l’incapacité était la règle, la capacité est l’exception. Actuellement, la capacité est la règle absolue. La femme mariée a donc pleine capacité juridique mais sous la seule réserve des restrictions découlant du régime matrimonial.
Sous le régime de la séparation des biens, la femme mariée conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens meubles et immeubles. Son patrimoine demeure distinct de son mari. En effet, en tant que commerçante ses engagements ne sont exécutoires que sur son patrimoine, ses engagements ne lient jamais son mari.
Toutefois, en cas de communauté des biens, la femme mariée doit avoir autorisation expresse de son mari. Par conséquent, la communauté pourra profiter pleinement des bénéfices du commerce de la femme, mais elle devra également supporter les dettes du négoce.
SUJET 2 : La circulation de la lettre de change.
La lettre de change est un écrit par lequel une personne, le tireur, donne l’ordre à l’un de ses débiteurs, le tiré, de payer une certaine somme à une certaine date, à une troisième personne, le bénéficiaire.
La lettre de change est un moyen de crédit à court terme ou moyen terme (à la différence d’un chèque, moyen de paiement)
Le plus souvent la mise en circulation de la lettre de change est à l’initiative du tireur pour être remise au tiers bénéficiaire qui est généralement le banquier escompteur. Donc, la lettre de change est émise dès qu’elle est remise au tiers bénéficiaire et produit immédiatement les effets suivants :