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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE — SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
Direction Générale de l’Enseignement Supérieur — Direction de l’Enseignement Supérieur — Service d’Appui au Baccalauréat
Session 2013 — Séries A-C-D
| Épreuve de : FRANÇAIS | Coefficients : A1 = 3 ; A2 – C – D = 2 |
| Durée : 4 heures | Code matière : 004 |
NB : Le candidat doit traiter UN sujet sur les TROIS proposés
Sport
Je ne suis pas de ces clercs quinteux*, économes de leurs muscles, paresseux ou timides que tout effort physique inquiète et décourage. Je sais comme tout homme raisonnable nager, aller à la bicyclette, conduire une voiture, tenir une raquette… Je ne dédaigne pas l’exercice corporel : je l’aime, je le recommande, je le souhaite souvent, au fond d’une retraite trop studieuse ! Mais cette comédie du sport avec laquelle on berne et fascine toute la jeunesse du monde, j’avoue qu’elle me semble assez bouffonne**.
Dans la mesure même où il participe de l’hygiène et de la morale, le sport – acceptons le terme puisqu’il a forcé notre vocabulaire – devrait être avant tout une chose personnelle, discrète ou même un jeu de libres compagnons, une occasion de rivalités familières et surtout comme disait le mot avant ses aventures modernes, un plaisir, un amusement, un thème de gaieté, de récréation. Le sport, entre les mains de traitants ingénieux, est devenu la plus avantageuse des entreprises de spectacle… Dès que les compétitions perdent leurs gracieux caractères de jeux purs ; elles sont empoisonnées par des considérations de gain ou de haine nationale ! Elles deviennent brutales et dangereuses, elles ressemblent à des attentats plutôt qu’à des divertissements.
Les jeunes hommes qui prennent sur leur loisir ou sur leur ouvrage le temps de cultiver un de ces sports exigeants que soignent les hommes d’affaires avec leur attirail de presse et de gloire, ces jeunes gens risquent de compromettre une carrière substantielle pour une brillante illusion.
Georges DUHAMEL, Scène de la Vie Future, 1930
*Quinteux : qui se fâche facilement.
**Bouffonne : ridicule.
QUESTIONS
I- Étude lexicale et morpho-syntaxique
I.1. Lexique :
1. « des considérations de gain »
Employez le verbe dérivé de « gain » dans une phrase significative.
2. « gracieux caractère »
Utilisez dans une phrase de votre choix la négation lexicale de « gracieuse ».
I.2. Morpho-syntaxe :
1. Transformez à la voix active la phrase suivante :
« Elles sont empoisonnées par des considérations de gain ou de haine nationale. »
2. Remplacez les mots soulignés par les pronoms personnels qui conviennent.
« Ces jeunes gens risquent de compromettre une carrière substantielle pour une brillante illusion. »
3. « acceptons le terme »
À quel mode est le verbe « acceptons » ? Quelle est sa valeur ?
II- Compréhension
III- Expression écrite
D’après vous, le sport ne présente-t-il que des avantages ?
Donnez des exemples concrets justifiant votre position. (40 lignes environ)
Avis au consommateur
En lisant ces lignes, vous êtes en train d’accomplir un acte de consommation. Le premier choc dans l’étude de la consommation est la prise de conscience de son ubiquité*. Nous sommes pratiquement toujours en train de consommer quelque chose, la plupart du temps à la suite d’achats préalablement effectués. Dès la plus tendre enfance jusqu’à l’heure de notre mort, nous sommes impliqués dans l’acquisition et l’utilisation de multiples biens et services, depuis le plus banal (une feuille de papiers, un verre d’eau minérale) jusqu’au plus conséquent (une résidence principale, la voiture de ses rêves…)
Le second choc a trait aux enjeux. Dans un supermarché, une ménagère prend machinalement un paquet de lessive qu’elle place dans son caddie. De cet acte, répété des millions de fois, en d’autres temps et en d’autres lieux, et des choix de marques qui en résultent, dépendent le succès ou l’échec d’un produit, la construction ou l’abandon d’une usine, l’essor ou le déclin d’une entreprise.
Qu’il s’agisse d’un produit, d’un service, d’une idée, nous vivons tous comme aimait le dire Robert Louis Stevenson de la vente de quelque chose. L’ouvrier vit du produit qu’il fabrique, l’auteur de la publication de ses œuvres, l’artiste de l’accueil de son public. Toute production n’acquiert de la valeur qu’à condition d’être échangée, en réponse à des besoins.
Il n’est guère nécessaire de justifier à quelqu’un dont la prospérité dépend des relations d’échanges réussies, la nécessité d’étudier le consommateur. Qu’il travaille pour une entreprise, un organisme public, ou simplement pour lui-même, le responsable ne peut éviter d’émettre implicitement ou explicitement, consciemment ou non, des idées relatives au comportement du marché auquel il s’adresse. Il en a besoin pour effectuer ses choix : lorsqu’une entreprise réduit ses prix, elle attend un accroissement de demande.
Bernard Dubois, Comprendre le consommateur
*Ubiquité : possibilité d’être présent en plusieurs lieux à la fois.
QUESTIONS
I- Compréhension :
II- Résumé :
Résumez ce texte au quart de sa longueur (tolérance d’une marge de 10%).
Internet constitue un nouveau moyen de culture.
Dans quelle mesure cette affirmation est-elle valable ?
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