Français

  • Accueil
  • /
  • Sujets type
  • /
  • Français

UNIVERSITÉ D’ANTANANARIVO

Concours d’entrée en 1ère année de l’Ecole Supérieur des Sciences Agronomiques

2007

Français

Les grands problèmes de l’agriculture africaine sont  techniques et culturels plutôt qu’écologiques. Ainsi, une technique appropriée peut aider à surmonter la plupart, sinon la totalité des limites et des contraintes que l’environnement impose à l’agriculture.

Mais la technique doit être comprise, utilisée et approuvée dans un contexte culturel. Autrement dit, si la technique et le comportement culturel à l’égard de l’agriculture ne subissent pas ensemble de profondes transformations, la production  agricole de l’Afrique   tropicale restera inférieure à la demande au moins jusqu’à la fin de ce siècle.

La faible productivité de l’agriculture à la houe pratiquée en Afrique tropicale est due principalement au fait que la majeure partie des travaux agricoles sont effectués par les femmes et les enfants, c’est-à-dire par une main d’œuvre généralement écrasée de travail et qui souffre le plus souvent de malnutrition et de toute une variété de maladies. La population mâle est généralement sous employée on purement inactive. La transformation du comportement du mâle  africaine envers le travail manuel est loin d’être satisfaisante. Malheureusement, cela est dû en partie, mais œuvrant, à des us et coutumes qu’il est difficile de transformer. Un moyen d’accroître la production agricole serait de généraliser l’irrigation. Les projets d’irrigation pourraient être fondés sur des techniques à forte utilisation de main d’œuvre ou de capital.

Toutefois, on se heurte à de nombreux obstacles. En général, l’Afrique n’a que ou pas d’expérience  de l’irrigation…Les techniques nouvelles et inconnues à utiliser nécessitent à la fois davantage de travail et un travail continu. Etant donné les contraintes culturelles, l’irrigation risque fort d’être mal accueillie. Par-delà es difficultés, le choix  du moment où irriguer et l’application minutieuse des méthodes d’irrigation pourrait se révéler difficiles à accepter et à maîtriser dans un contexte culturel où la notion de temps est quelque de flou ; ce qu’i veut dire que l’on peut espérer que l’application des mesures techniques précises puisse se prolonger longtemps.

Louis MIHALYOL  Dans le « Forum du développement », Mai 1985

QUESTIONS

I. Etude morphosyntaxique 

a- En vous référant au texte, donnez l’antonyme de « appropriée »

b- Donnez le synonyme de « handicap ».

c- Justifiez l’emploi du présent du conditionnel dans la phrase : « un moyen d’accroître …. serait de généraliser l’irrigation ».

II. Compréhension 

a- Quel est le type de texte utilisé ?

  • Argumentatif
  • Explicatif
  • Informatif

Justifiez votre réponse.

b- Proposez un titre au texte
c- Quels sont, d’après le texte, les problèmes auxquels se heurte l’agriculture en Afrique ?
d- Quelles sont les solutions que vous proposeriez pour la développer ?  Formulez vos réponses sous forme rédigée.



CORRIGÉS 

I. Etude morphosyntaxique 

a) Selon le texte, l’antonyme de « appropriée » est : inadaptée

b) Le synonyme de handicap est : problème

c) L’emploi du présent du conditionnel dans la phrase : « un moyen d’accroître ….serait de généraliser l’irrigation » est justifiée par le fait qu’elle soit un conseil ou une solution qui est proposée mais dont l’application reste hypothétique.

II. Compréhension 

a) Le texte est de type :

– Explicatif car l’auteur y explique les problèmes qui empêchent l’essor de l’agriculture africaine.

b) Proposition de titre pour le texte : Les problèmes de l’agriculture africaine

c) D’après le texte, les problèmes auxquels se heurte l’agriculture africaine sont les contraintes naturelles dont les us et coutumes qui surexploitent les femmes et les enfants alors que les hommes travaillent peu, les contraintes naturelles difficiles, ainsi que l’utilisation de techniques et méthodes inadaptées.

d) Développement

Les grands problèmes de l’agriculture africaine sont culturels, techniques et agricoles. En effet, les paysans du continent utilisent surtout des matériels rudimentaires qui diminuent leur capacité de production. Afin d’y remédier, il convient de leur fournir des machines comme les tracteurs, les moissonneuses-batteuses, etc. Permettant un travail rapide et efficace, ces derniers optimisent les récoltes. En outre, une sensibilisation et éducation aux techniques de cultures modernes sont nécessaires. Les agriculteurs africains n’utilisant pas d’engrais et ne pratiquant pas l’irrigation, il faut leur expliquer l’intérêt, sont soumis à des contraintes culturelles complexes.  

En outre, ils pratiquent encore la culture sur-brûlis malgré les sensibilisations faites par l’Etat et les ONG. Or, nous savons que le feu tue les éléments organiques fertilisants. Et même si les méthodes doses d’engrais à utiliser sont indiquées, les agriculteurs malgaches utilisent abusivement les pesticides, stérilisant par la suite leurs terrains. Concernant les pratiques culturelles, les paysans de la Grande Île sont très réticents par rapport aux changements. La plupart rejettent catégoriquement les nouvelles techniques sous prétexte qu’elles sortent des habitudes. Quant aux rares qui en utilisent, ils ne suivent pas du tout les consignes. Finalement, les activités agricoles sont surtout considérées comme des travaux de femmes. En effet, les hommes ne consacrent qu’une partie de leur matinée aux champs avant de se vautrer le reste du temps au village.