Faculté de droit, d’économie, de gestion et de sociologie
Année Universitaire 2004-2005
ÉPREUVE DE CONTRACTION DE TEXTE
Résumez le texte le texte suivant en dix lignes.
Environnements : AVANT LA DERNIÈRE GOUTTE
[…] Des secteurs économiques en expansion comme le tourisme, l’industrie et l’agriculture d’exportation exigent de plus en plus de ressources en eau. Par conséquent, la disponibilité en eau potable baisse continuellement. La consommation actuelle par foyer est estimée à 25 litres par jour contre 30 dans les années 1960. La croissance démographique est en effet plus rapide que la construction de nouveaux réseaux de distribution d’eau. Actuellement, 450 millions d’africains n’ont pas un accès satisfaisant à l’eau potable (20 litres par personne et par jour, selon l’ONU). La répartition de l’eau disponible est de plus très inégalitaire. Un touriste consomme plus de 800 litres par jour, pour ses différents usages, depuis le golf jusqu’à la piscine. La consommation d’un africain, de son coté, varie de 10 à 20 litres par jour, à 100 à 150 litres pour les plus aisés. Un pauvre de Kineba, Nairobi (Kenya), va payer son eau 100 shill ngs/m3 au jerrican (1 euro), soit dix fois plus que ce qu’un habitant plus aisé de la même ville paiera au robinet. Et les coupures d’eau, même si elles affectent l’ensemble des habitants d’une ville, sont d’autant plus longues et fréquentes que le quartier est pauvre.
Les ressources en eau disponibles en Afrique sont pourtant nettement sous-utilisées. Seulement 6% des terres cultivées sont irriguées, et 3% à 4% seulement des ressources en eau seraient exploitées. Le potentiel hydroélectrique des cours d’eau africains pour l’irrigation ou la production d’électricité est, lui aussi, largement sous-exploité. Alors qu’il ne reste pratiquement plus de place disponible pour des barrages en Europe ou aux Etats-Unis, leur nombre pourrait être multiplié par vingt sur le continent. Dans de nombreux pays africains, le problème de l’eau s’explique autant par un manque d’investissement allié à de mauvaises pratiques que par des conditions naturelles défavorables. La situation est néanmoins très disparate. Le programme des nations unies pour l’environnement (Pnue) craint qu’une vingtaine d’Etats africains ne se retrouvent en situation de « stress hydrique » d’ici à vingt-cinq ans. Parmi ceux-ci, on compte des pays exploitant des ressources fossiles souterraines qui s’épuisent rapidement, comme la Libye ou l’Algérie, dont respectivement 90% et 60% de l’eau utilisée proviennent de ressources non renouvelables.
Autre facteur inquiétant : la qualité de l’eau disponible a tendance à se dégrader. Les rejets agricoles, engrais et pesticides, sont devenus problématiques en Afrique du Nord. Sur l’ensemble du continent, les eaux usées des collectivités comme des industries sont généralement rejetées sans traitement. Seuls 18% des foyers sont reliés à un réseau d’assainissement. Entre les rejets de la ville et de l’agriculture, les eaux des fleuves ou des canaux sont souvent surchargées en nitrates et en bactéries. Or, pour dépolluer les rejets, il faut pouvoir diluer avec de l’eau. Le besoin en eau pour l’assainissement augmente au même même titre que la consommation.
François Ploye
Corrigé
Résumé :
Environnements : AVANT LA DERNIÈRE GOUTTE
Des secteurs en expansion : le tourisme, l’industrie ou l’agriculture d’exportation exigent toujours plus de ressources hydrauliques. Ainsi, l’eau potable se raréfie continuellement et la consommation par foyer a diminué de 5 litres depuis 1960. Effectivement, la natalité grimpe quand le nombre de réseaux de distribution hydraulique stagne. Actuellement, 450 millions d’africains ont droit quotidiennement chacun à 20 litres d’eau potable. La répartition est très inégalitaire quand un touriste consomme quotidiennement plus de 800 litres. En Afrique, la consommation varie selon le niveau de vie. Plus un quartier est pauvre, plus il subit des coupures d’eau.
Pourtant, l’eau y est sous-utilisée : seulement 4% des ressources seraient exploitées. Il en va de même pour le potentiel hydroélectrique du continent contrairement à celui des occidentaux. Le problème d’eau en Afrique résulte surtout d’un manque d’investissement, de mauvaises pratiques, de la nature, d’où le Pnue qui craint un probable « stress hydrique », notamment pour la Libye ou l’Algérie utilisant des ressources épuisables.
En outre, les produits chimiques et les rejets tendent à polluer l’eau en Afrique du Nord. Les eaux usées du continent sont rejetées sans traitement. Les réseaux d’assainissement y sont rares. Les eaux des fleuves ou des canaux sont souvent polluées. Outre le besoin en eau potable, celui de l’assainissement augmente également.