Concours Droit – CULTURE GENERALE LETTRE II CONCOURS D’ENTREE ANKATSO

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Concours Droit – CULTURE GENERALE LETTRE II CONCOURS D’ENTREE ANKATSO

Le prĂ©sent document s’adresse Ă  tous les bacheliers qui veulent accĂ©der en PremiĂšre AnnĂ©e Ă  l’UniversitĂ© d’Antananarivo, au sein de la FacultĂ© LETTRE – Il comporte trois grandes parties qui s’énoncent comme suit :

La premiÚre partie est consacrée à la culture générale ;

La seconde partie est réservée à la méthodologie de travail scientifique ;

La troisiĂšme partie prĂ©sentera les types de sujets qui ont dĂ©jĂ  passĂ© aux tests d’accĂšs en premiĂšre annĂ©e. ;

Dans ce cadre, des sous-parties seront dĂ©veloppĂ©es Ă  travers lesquelles nous dresserons dans un premier temps, la liste des chefs d’institutions, des membres du gouvernement et des hauts responsables Ă  Madagascar. Dans un second temps sera Ă©tablie la liste des hautes personnalitĂ©s Ă  travers le monde. Par la suite, des sigles ainsi que des concepts sur les organisations internationales et les organismes internationaux seront dĂ©veloppĂ©s avant d’avancer les actualitĂ©s nationales et internationales.

SOUS-PARTIE 1: LISTE DES CHEFS D’INSTITUTIONS, DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT ET DES HAUTS RESPONSABLES A MADAGASCAR

Ces hautes personnalités malgaches seront avancées successivement ci-dessous.

LISTE DES CHEFS D’INSTITUTIONS DE LA QUATRIEME REPUBLIQUE

A ce titre, il faut d’abord rappeler que d’aprĂšs la Constitution de la QuatriĂšme RĂ©publique, Ă  travers son article 40, il est stipulĂ© que les Institutions de l’Etat sont :

‐ le PrĂ©sident de la RĂ©publique et le Gouvernement ;

‐ l’AssemblĂ©e Nationale et le SĂ©nat ;

‐ la Haute Cour Constitutionnelle.

En se rĂ©fĂ©rant Ă  cet article, il faut remarquer que seul le SĂ©nat qui n’est pas encore mis en place. Il faudra attendre le 29 dĂ©cembre 2015, la date fixĂ©e par le gouvernement pour organiser l’élection sĂ©natoriale pour pouvoir disposer par la suite, d’un prĂ©sident du SĂ©nat. Mais pour ce qui est des quatre autres institutions, Ă  leur tĂȘte se trouve les personnalitĂ©s suivantes :

Le Président de la République : Hery Martial RAJAONARIMAMPIANINA

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement : SOLONANDRASANA mahafaly olivier

Le PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e Nationale : Jean Max RAKOTOMAMONJY

Le Président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) : Jean Eric RAKOTOARISOA

Par ailleurs, pour ce qui est des Institutions de la Transition, nous pouvons encore avancer le Conseil de RĂ©conciliation Malagasy ou le FilankevitrynyFampihavanana Malagasy (FFM), une des Institutions qui n’est pas encore dissoute, dont Ă  sa tĂȘte se trouve le GĂ©nĂ©ral RABOTOARISON Charles Sylvain.

Ensuite, concernant la deuxiÚme institution que compose le pouvoir exécutif, une liste des membres du gouvernement sera donnée ci-aprÚs.

LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Pour ce qui est de la Haute Cour Constitutionnelle, d’aprùs l’article114 de la Constitution actuelle, la Haute Cour Constitutionnelle comprend neuf membres. Leur mandat est de sept (7) ans non renouvelable.

Trois des membres sont nommés par le Président de la République, deux sont élus par l'Assemblée nationale, deux par le Sénat, deux sont élus par le Conseil supérieur de la Magistrature.

Le Président de la Haute Cour Constitutionnelle est élu par et parmi les membres de ladite Cour.

Cette élection ainsi que la désignation des autres membres sont constatées par décret du Président de la République.

Vient aprĂšs la liste des personnalitĂ©s malgaches qui occupent des hautes fonctions au sein de l’Administration publique.

LISTE DE QUELQUES HAUTS RESPONSABLES MALGACHES

A ce titre, il faut distinguer d’une part, les hauts fonctionnaires civils et ceux qui ont une grande responsabilitĂ© au sein de l’armĂ©e malagasy, d’autre part.

Les responsables civils :

Le Président de la CENI : Hery RAKOTOMANANA

A cet effet, il faut souligner que la CENI est une structure nationale qui se charge de l’organisation des Ă©lections futures Ă  Madagascar telles que le sĂ©natorial ou le prĂ©sidentiel de 2018. Elle sert de relĂšve Ă  la CENIT. Elle est composĂ©e de 9 membres dont leur mandat est de 6 ans non renouvelable.

Le Médiateur de la République : Monique Andréas ESOAVELOMANDROSO

Le Gouverneur de la Banque centrale de Madagascar : Alain Hervé RASOLOFONDRAIBE

Le Directeur Général du Trésor Public : Pierre Jean Feno

Le Directeur Général des Douanes : Eric Narivony RABENJA

Le Directeur Général du SAMIFIN : Jean-Claude RAZARANAINA

Concernant le SAMIFIN, celui-ci est un service de renseignement financier qui s’occupe de la lutte contre le blanchiment d’argents.

Les responsables militaires :

Le Ministre de la Défense Nationale : le Général de division RAKOTOZAFY Dominique Jean Olivier

SecrĂ©taire d’Etat auprĂšs du MinistĂšre de la DĂ©fense Nationale chargĂ© de la Gendarmerie : Le GĂ©nĂ©ral de division PAZA Didier GĂ©rard

Le Chef d’Etat-Major GĂ©nĂ©ral de l’ArmĂ©e Malagasy : le GĂ©nĂ©ral BĂ©ni-Xavier RASOLOFONIRINA

Le Chef de la Circonscription RĂ©gionale de la Gendarmerie Nationale d’Analamanga : le GĂ©nĂ©ral Florens RAKOTOMAHANINA

AprĂšs avoir pris connaissance des hautes personnalitĂ©s malgaches dans les diffĂ©rentes sphĂšres de l’Administration publique, il mĂ©rite par la suite de voir la liste des hautes personnalitĂ©s Ă  travers le monde.

SOUS-PARTIE 2 : LISTE DES HAUTES PERSONNALITES A TRAVERS LE MONDE

Dans ce cadre, une liste des chefs d’Etats et de gouvernements issus des pays dĂ©veloppĂ©s et des pays Ă©mergents ainsi que ceux en situation conflictuelle sera avancĂ©e dans un premier temps. Par la suite, sera Ă©galement observĂ©e une liste des organisations et des organismes rĂ©gionaux et internationaux.

LISTE DES CHEFS D’ETATS ET DES CHEFS DE GOUVERNEMENTS

A part ces dirigeants des pays, il importe aussi d’évoquer les chefs de diplomatie des grandes puissances.

Chef de diplomatie française : Laurent FABIUS

SecrĂ©taire d’Etat amĂ©ricain : John Kerry

Ministre des affaires étrangÚres allemand : Frank-Walter Steinmeier

Ministre britannique des affaires étrangÚres : Philip Hammond

Chef de la diplomatie russe : Sergueï Lavrov

Chef de la diplomatie chinoise : Wang Yi

Outre les chefs d’Etats et de gouvernements ou encore les chefs de diplomatie, les dirigeants des organisations et des organismes rĂ©gionaux et internationaux seront Ă©galement avancĂ©s.

LISTE DES CHEFS D’ORGANISATIONS ET DES ORGANISMES REGIONAUX ET INTERNATIONAUX

SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’ONU : Ban Ki Moon

Secrétaire Général de la Francophonie : Michaëlle Jean

SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la COI: Jean – Claude de l’Estrac

Président de la Banque mondiale : Jim Yong Kim

Directeur Général du FMI : Christine Lagarde

PrĂ©sidente de la Commission de l’UA : NkosazanaDlaminiZuma

PrĂ©sident en exercice de l’UA pour l’annĂ©e 2016 : Robert Mugabe

PrĂ©sident de la CAF : Issa Hayatou, qui assure Ă©galement l’intĂ©rim de la prĂ©sidence de la FIFA

Secrétaire exécutif de la SADC: Dr Stergomena Lawrence Tax

Secrétaire Général du COMESA : SindisoNdemaNgwenya

LISTE DE QUELQUES AMBASSADEURS RESIDENTS A MADAGASCAR

Ambassadeur des Etats-Unis : Robert Yamate

Ambassadeur de la France : Véronique Vouland-Aneini

Ambassadeur de l’Union EuropĂ©enne : Antonio Sanchez-Benedito

Nonce apostolique : Monseigneur Paolo Rocco Gualtieri

SOUS-PARTIE 3 : LISTE DES SIGLES

COI: Commission de l’OcĂ©an Indien

COMESA : Common Market for Eastern and Southern Africa

SADC : SouthernAfricanDevelopmentCommunity

ONU: Organisation des Nations Unies

OIF: Organisation Internationale de la Francophonie

FMI : Fonds Monétaire International

UA : Union Africaine

UE : Union Européenne

CAF : Confédération Africaine de Football

FIFA : Fédération Internationale de Football Association

ODD : Objectifs de Développement Durable

OMD : Objectifs de Développement Durable

CENI : Commission Electorale Nationale Indépendante

CENIT : Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition

PND : Plan National de Développement

PGE : Politique GĂ©nĂ©rale de l’Etat

BNGRC : Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes

FFM : FilankevitrynyFampihavanana Malagasy

HCJ : Haute Cour de Justice

HCC : Haute Cour Constitutionnelle

AGOA : African Growth and Opportunity Act

DUDH: DĂ©claration Universelle des Droits de l’Homme

USAID : United States Agency of International Development

PNUD: Programme des Nations Unies pour le Développement

PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement

CEDEAO : CommunautĂ© Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest

BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

CICR : Comité International de la Croix Rouge

CSLCC : Conseil Supérieur de Lutte Contre la Corruption

EDBM : Economic Development Board of Madagascar

FAO: Food and Agriculture Organization

FNUAP: Fonds des Nations Unies pour les Activités en matiÚre de Population

IDE : Investissements Directs à l’Etranger

IDH : Indicateur de Développement Humain

INSTAT : Institut National des Statistiques

INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques

INTERPOL : International Criminal Police Organization

MNP : Madagascar National Parks

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique

NASA : National Aeronautics and Space Agency

NEPAD: New Partenarship for Africa’s Development

PME: Petite et Moyenne Entreprise

CSM : Conseil Supérieur de la Magistrature

OIAC : Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques

OIT : Organisation Internationale du Travail

OJM : Ordre des Journalistes de Madagascar

OPEP : Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole

SAMVA : Service Autonome pour la Maintenance de la Ville d’Antananarivo

OMDA : Office Malgache des Droits d’Auteur

OMAPI : Office Malgache de la Propriété Intellectuelle

ONUDI : Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel

ONN : Office National de Nutrition

PAM : Programme Alimentaire Mondial

SECES : Syndicat des Enseignants Chercheurs de l’Enseignement SupĂ©rieur

UNDAF : Plan cadre des Nations Unies pour l’Aide au DĂ©veloppement

SOUS-PARTIE 4 : CONCEPTS SUR LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET LES ORGANISMES INTERNATIONAUX

Dans ce cadre, nous apporterons des informations concernant quelques organisations internationales et des organismes internationaux.

UNICEF : United Nation International Children’s Emergency Fund ou Fonds des Nations Unies pour l’Enfance est une agence de l’ONU consacrĂ©e Ă  l’amĂ©lioration et Ă  la promotion de la condition des enfants. Elle a Ă©tĂ© créée en 1946. Elle a contribuĂ© Ă  la rĂ©daction, la conception et la promotion de la convention universelle des droits de l’enfant, adoptĂ©e consĂ©cutivement au sommet de New York en 1989. Son siĂšge se trouve Ă  New York, USA.

Sa représentante à Madagascar est : Madame Elke WISH.

UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization ou Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture est une agence des Nations Unies fondĂ©e en 1945. Sa mission fondatrice est de contribuer Ă  l’édification de la paix, Ă  l’élimination de la pauvretĂ©, au dĂ©veloppement durable et au dialogue interculturel par l’éducation, les sciences, la culture, la communication et l’information.

Son siĂšge se trouve Ă  Paris en France.

Les activités du Programme à Madagascar se tournent autour de 3 pÎles principaux :

Les activités de conservation du patrimoine national,

Les activités de développement socio-économique,

Les activités de patrimoine mondial.

OIF : Organisation Internationale de la Francophonie a pour mission de donner corps Ă  une solidaritĂ© active entre les 80 Etats et gouvernements qui la composent (57 membres et 23 observateurs). Elle a pour objectif de contribuer Ă  amĂ©liorer le niveau de vie de ses populations en les aidant Ă  devenir les acteurs de leur propre dĂ©veloppement. Elle apporte Ă  ses Etats membres un appui dans l’élaboration ou la consolidation de leurs politiques et mĂšne des actions de politique internationale et de coopĂ©ration multilatĂ©rale conformĂ©ment aux 4 grandes missions tracĂ©es par le sommet de la Francophonie :

Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ;

Promouvoir la paix, la dĂ©mocratie et les droits de l’Homme ;

Appuyez l’éducation, la formation, l’enseignement supĂ©rieur et la recherche ;

Développer la coopération au service du développement durable.

L’OIF est une personnalitĂ© morale de droit public et possĂšde une personnalitĂ© juridique dont le siĂšge est Ă  Paris en France. Elle a Ă©tĂ© créée par la convention de Niamey du 20 mars 1970 sous l’appellation d’Agence de CoopĂ©ration Culturelle et Technique (ACCT).

Son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est actuellement Madame MichaĂ«lle Jean, qui a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e Ă  ce poste par le sommet de la Francophonie Ă  Dakar au SĂ©nĂ©gal en 2014. Un administrateur nommĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est chargĂ© d’exĂ©cuter et de gĂ©rer la coopĂ©ration, et ce poste est occupĂ© par AdamaOuane depuis avril 2015.

Le prochain sommet de la Francophonie, qui est la 16Ú édition va se dérouler à Madagascar en 2016 du 15 au 20 novembre.

COMESA : Common Market for Eastern and SouthernAfrica ou le MarchĂ© Commun de l’Afrique Orientale et Australe est une organisation internationale. Le traitĂ© Ă©tablissant le COMESA a Ă©tĂ© signĂ© en novembre 1993 Ă  Kampala, Ouganda par 20 Etats et ratifiĂ© en dĂ©cembre 1994 Ă  Lilongwe au Malawi. Il a remplacĂ© l’ancienne zone de commerce prĂ©fĂ©rentielle qui existait depuis 1981. Le COMESA regroupe plusieurs pays tels que : l’Egypte, le Soudan, le Djibouti, les Comores, l’Angola, le Burundi, la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, l’ErythrĂ©e, l’Ethiopie, le Kenya, Madagascar, le Malawi, l’üle Maurice, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, le Swaziland, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. La population dans la zone est estimĂ©e Ă  340 millions d’habitants.

Son secrétaire général est SindisoMgwenya.

L’organisation a son siùge à Lusaka (Zambie).

La zone de libre échange du COMESA a été lancée à Lusaka le 31 octobre 2000 dont Madagascar en fait partie.

L’objectif de cette organisation est d’établir et de renforcer la coopĂ©ration Ă©conomique entre les pays membres.

Il faut remarquer que la Tanzanie s’est retirĂ©e du groupement Ă©conomique rĂ©gional en septembre 2000.

Par ailleurs, il faut noter également que Madagascar va accueillir le prochain sommet du Comesa en 2016.

SADC : SouthernAfricanDevelopmentCommunity ou CommunautĂ© de DĂ©veloppement de l’Afrique Australe est une organisation rĂ©gionale qui s’opĂšre dans la partie sud de l’Afrique. Elle vise le dĂ©veloppement Ă©conomique de ses membres. Elle regroupe 15 pays dont Madagascar fait partie.

Son siĂšge se trouve Ă  Gaborone au Botswana.

UNION AFRICAINE : est une organisation d'États africains créée en 2002, Ă  Durban en Afrique du Sud, en application de la dĂ©claration de Syrte du 9septembre1999. Elle vient en relĂšve Ă  l'Organisation de l'UnitĂ© Africaine (OUA). La mise en place de ses institutions (Commission, Parlement panafricain et Conseil de paix et de sĂ©curitĂ©) a eu lieu en juillet2003 au sommet de Maputo au Mozambique.

Son premier président a été le Sud-AfricainThaboMbeki, précédemment président de l'OUA.

Ses buts sont d'Ɠuvrer Ă  la promotion de la dĂ©mocratie, des droits de l'homme et du dĂ©veloppement Ă  travers l'Afrique, surtout par l'augmentation des investissements extĂ©rieurs par l'intermĂ©diaire du programme du Nouveau partenariat pour le dĂ©veloppement de l'Afrique (NEPAD). Ce programme considĂšre que la paix et la dĂ©mocratie sont des prĂ©alables indispensables au dĂ©veloppement durable.

Pour cette annĂ©e 2015, la prĂ©sidence de l’Union Africaine est assurĂ©e par le prĂ©sident zimbabwĂ©en Robert Mugabe.

COI : Commission de l’OcĂ©an Indien est une organisation intergouvernementale créée en 1982 Ă  Port-Louis Ă  l’üle Maurice. Elle regroupe 5 Ăźles Ă  savoir Madagascar, l’üle Maurice, les Comores, La RĂ©union et les Seychelles. Elle a pour vocation le dĂ©veloppement des Ă©changes culturels et Ă©conomiques entre les pays membres.

Son siùge se trouve à Quatre-Bornes à l’üle Maurice.

Son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral est Jean-Claude de l’Estrac (Mauricien).

Cette sous partie nous a permis en effet d’identifier la raison d’ĂȘtre de certains organisations ainsi que des organismes internationaux au niveau des relations internationales. Par la suite, seront observĂ©es les actualitĂ©s nationales et internationales.

SOUS-PARTIE 5 : ACTUALITES NATIONALES ET INTERNATIONALES

A cet effet, nous allons avancer simultanĂ©ment les informations aussi bien au niveau national qu’international.

1° Que savez-vous des ßles éparses ?

2° Qu’entendez-vous par COP 21 ?

3° En quoi consiste le sommet de la Valette ?

4° Le 29 décembre prochain, une élection aura lieu à Madagascar.

De quelle Ă©lection s’agit-il ?

Qui constitue les électeurs dans ce cadre ?

Quel est l’ñge minimum Ă  atteindre pour pouvoir se porter candidat Ă  de telle Ă©lection ?

Quelle entité territoriale constitue la circonscription électorale ?

Comment se présente la répartition des postes à pourvoir au niveau de la circonscription électorale ?

Quel organisme se charge de l’organisation de cette Ă©lection ?

En cas de contentieux électoral, quelle juridiction sera compétente pour le trancher ?

5° Quels sommets internationaux Madagascar va accueillir en 2016 ?

6° OĂč s’est tenu la Coupe du monde de rugby 2015, et quelle Ă©quipe est sortie vainqueur ?

7° Concernant le mondial U-17 de football, quelle équipe nationale a remporté pour la 5Ú fois le titre de champion du monde ?

8° Qui est Helmut Schmidt ?

9° A qui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© le prix Nobel de la paix pour l’annĂ©e 2015 ?

10° Que s’est-il passĂ© dans le SinaĂŻ Ă©gyptien le 31 octobre 2015 ?

11° Dans quel pays arabe une femme a été nommée pour la premiÚre fois ambassadrice depuis la révolution islamique de 1979 ?

12° Quelle structure de reprĂ©sentation de l’Etat a Ă©tĂ© mise en place au niveau des rĂ©gions rĂ©cemment, et combien y-a-t-il dans tout le territoire national ?

13° De combien de membres est composée la CENI et qui assure sa présidence ?

14° Qu’est-ce que le G20 ? Quel pays constitue le territoire d’accueil du sommet du G20 pour l’annĂ©e 2015 ?

15° En quoi consiste la décentralisation à Madagascar ? Quelle est sa finalité ?

16° Qu’est-ce que le dĂ©veloppement durable ?

17° Quels sont les pays membres du G8 et qui prĂ©side le G8 en 2015 et oĂč s’est tenu le sommet ?

18° Qu’est-ce qui vient en relùve à l’OMD ?

19° En tennis, quel joueur est classé n°1 mondial ?

20° En football, quelle équipe nationale se trouve au premier rang du classement de la FIFA ?

21° Dans quel pays va se tenir les jeux olympiques de 2016 ?

22° OĂč va se tenir l’Euro 2016 ?

23° En cas de vacance du poste du président de la république à Madagascar, qui assurera son intérim au premier et au second plan ?

24° De combien de membres est composée la HCC et quelle est la durée du mandat de ses membres ?

25° Quelle structure prĂ©vue par la Constitution de la QuatriĂšme RĂ©publique est chargĂ© d’observer le respect de l’éthique du pouvoir, de la dĂ©mocratie et du respect de l’Etat de droit, de contrĂŽler la promotion et la protection des droits de l’homme ?

26° Qui assure la fonction exécutive à Madagascar ?

27° Quelle juridiction prĂ©vue par la Constitution est compĂ©tente pour juger les chefs d’institutions et les membres du gouvernement durant l’exercice de leurs fonctions ?

28° Qu’est-ce qu’on entend par « laĂŻcitĂ© de l’Etat » ?

29° Comment appelle –t-on l’opĂ©ration militaire menĂ©e par l’armĂ©e malagasy durant cette annĂ©e 2015 pour lutter contre l’insĂ©curitĂ© Ă  Madagascar, notamment dans les zones rouges, territoire des dahalo ?

30° Quel sommet international s’est tenu à New Delhi vers la fin du mois d’octobre 2015 ?

31° Qui dispose du droit de dissoudre l’AssemblĂ©e Nationale Ă  Madagascar ?

32° Qu’est-ce que le mariage pour tous ? Donnez deux pays qui le pratiquent.

33° Qui est Bachar-al-Assad ?

34° Qu’est-ce que le blanchiment et quel organisme s’occupe de la lutte contre le blanchiment à Madagascar ?

35° Qu’est-ce que l’inflation ?

36° Qu’est-ce que la cybercriminalité ?

REPONSES

1° Les Ăźles Ă©parses sont des Ăźles qui devraient revenir de droit Ă  Madagascar mais sont actuellement sous l’égide de la France. Ces Ăźles sont au nombre de 5 dont 4 se situent dans le canal de Mozambique Ă  savoir, Bassa-da-India, Ăźles Glorieuses, Europa et Juan de Nova tandis que l’une d’elle se trouve Ă  l’est de Madagascar. Il s’agit notamment de Tromelin. Ces Ăźles constituent depuis la loi française du 21 fĂ©vrier 2007 le cinquiĂšme district des terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Elles regorgent des ressources naturelles considĂ©rables. Certaines d’entre elles disposent des rĂ©servoirs de pĂ©trole. En effet, elles constituent la source de contentieux entre la France et Madagascar. Mais il faut remarquer qu’une rĂ©solution a Ă©tĂ© dĂ©jĂ  prise par l’ONU dans les annĂ©es 1970 dans le cadre de laquelle, la France doit restituer ces Ăźles Ă  Madagascar mais elle reste lettre morte.

2° COP 21 dĂ©signe la 21Ăšme confĂ©rence des parties Ă  la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle se tiendra Ă  Paris du 30 novembre au 11 dĂ©cembre 2015. Cette confĂ©rence sur le climat envisagera d’obtenir pour la premiĂšre fois en plus de 20 ans de nĂ©gociations aux Nations Unies, un accord universel juridiquement contraignant sur le climat, ayant pour but de maintenir le rĂ©chauffement climatique en dessous de 2°C.

Il faut remarquer que la 1Ăšre COP a eu lieu Ă  Berlin en 1995.

3° Le sommet de la Valette est un sommet international sur la migration entre l’Union EuropĂ©enne et les pays africains et d’autres pays concernĂ©s au premier plan. Il se tient le 11 et le 12 novembre 2015 Ă  la Valette, au centre de confĂ©rence mĂ©diterranĂ©en (MCC). Il a Ă©tĂ© organisĂ© Ă©tant donnĂ© que l’UE a Ă©tĂ© confrontĂ©e ces derniers temps Ă  l’arrivĂ©e en Europe d’un nombre sans prĂ©cĂ©dent des migrants et des rĂ©fugiĂ©s. Ils se dĂ©placent pour diffĂ©rentes raisons : ils fuient l’instabilitĂ© politique et Ă©conomique, les violations des droits de l’Homme et la pauvretĂ©. Il est Ă  noter dans ce cadre qu’en avril 2015, le conseil europĂ©en a dĂ©jĂ  demandĂ© la tenue d’un sommet international pour examiner les questions relatives aux migrations avec les pays africains et d’autres pays concernĂ©s au premier plan. Ce sommet va porter ainsi des enjeux mais aussi sur des opportunitĂ©s que reprĂ©sentent les migrations. Il constitue Ă©galement l’occasion de reconnaĂźtre que la gestion des migrations relĂšve de la responsabilitĂ© commune des pays d’origine, de transit et de destination.

4° a) Il s’agit notamment de l’élection sĂ©natoriale.

b) Les Ă©lecteurs sont formĂ©s par les grands Ă©lecteurs, c’est-Ă -dire, les maires et les conseillers communaux et municipaux.

c) Pour pouvoir se porter candidat Ă  l’élection sĂ©natoriale, il faut avoir 40 ans, Ăąge rĂ©volu.

d) La circonscription électorale dans le cadre de cette élection est la Province.

e) Au niveau de chaque province, 7 sĂ©nateurs sont Ă  Ă©lire. Ce qui donne 42 sĂ©nateurs sur tout le territoire national. Aux 42 Ă©lus s’ajoutent les 21 nommĂ©s par le prĂ©sident de la rĂ©publique. Ce qui donne 63 sĂ©nateurs en tout.

f) L’organisme qui se charge de l’organisation de cette Ă©lection sĂ©natoriale est la Commission Electorale Nationale IndĂ©pendante (CENI).

g) En cas de contentieux Ă©lectoral durant l’élection proprement dite, le rĂšglement du litige relĂšve de la Haute Cour Constitutionnelle qui est la seule compĂ©tente en la matiĂšre. D’ailleurs, c’est cette Cour qui proclame le rĂ©sultat dĂ©finitif.

5° En 2016, Madagascar va accueillir deux grands sommets internationaux tels que le sommet de la francophonie et celui du COMESA.

6° La coupe du monde de rugby 2015 s’est dĂ©roulĂ©e en Grande Bretagne. Durant ce championnat, ce sont les All Blacks, l’équipe de la Nouvelle ZĂ©lande qui est sortie vainqueur face aux Wallabies de l’Australie.

7° Concernant le mondial U-17 de football, ce sont les super eagles du Nigeria qui ont remporté pour la 5Úme fois le titre de champion du monde.

8° Helmut Schmidt Ă©tait un ancien chancelier allemand de 1974 Ă  1982. Il a Ă©tĂ© mort chez lui Ă  Hambourg Ă  l’ñge de 96 ans le mardi 10 novembre 2015.

9° Le prix Nobel de la paix pour l’annĂ©e 2015 a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© au quartet parrain du dialogue national tunisien. Ce quartet regroupe notamment du syndicat, du patronat et de la ligue tunisienne des droits de l’Homme. Il a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© en raison de sa contribution Ă  la transition dĂ©mocratique en Tunisie.

10° Le 31 octobre 2015, l’avion Airbus A321 de la Compagnie Charter russe s’est Ă©crasĂ© dans le SinaĂŻ Ă©gyptien, faisant 224 morts.

11° C’est en Iran qu’une femme a Ă©tĂ© nommĂ©e ambassadrice pour la premiĂšre fois depuis la rĂ©volution islamique de 1979. Il s’agit de MarziehAfkham, ex-porte-parole du ministĂšre iranien des affaires Ă©trangĂšres devenu ambassadrice de l’Iran en Malaisie.

12° Il s’agit de la prĂ©fecture de rĂ©gion. Dans tout le territoire national, il existe 24 prĂ©fectures de rĂ©gion.

13° La CENI est composĂ©e de 9 membres dont : 1 a Ă©tĂ© proposĂ© par le prĂ©sident de la rĂ©publique, 1 par la HCC, 1 par l’ordre des avocats, 1 par la cour suprĂȘme, 1 par l’OJM, 1 par l’assemblĂ©e nationale, 1 par le sĂ©nat et 2 par la sociĂ©tĂ© civile.

Mais puisque le sĂ©nat n’est pas encore mis en place, seuls 8 sont fonctionnels.

Quant à sa présidence, elle est assurée par Hery RAKOTOMANANA.

14° Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composĂ© de dix-neuf pays et de l'Union europĂ©enne dont les ministres, les chefs des banques centrales et les chefs d'États se rĂ©unissent rĂ©guliĂšrement. Ces pays membres sont constituĂ©s par : l’Afrique du Sud, Canada, Mexique,États-Unis, Argentine,BrĂ©sil, Chine, Japon, CorĂ©e du Sud, Inde, IndonĂ©sie, Arabie saoudite, Turquie, Union europĂ©enne,France, Allemagne, Italie,Royaume-Uni, Russie, Australie

Il a été créé en 1999, aprÚs la succession de crises financiÚres dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays.

Le G20 représente 85 % du commerce mondial, les deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Pour l’annĂ©e 2015, c’est Ă  Antalya au Turquie que va se dĂ©rouler le sommet du G20, le 15 et 16 novembre.

15° La dĂ©centralisation consiste Ă  donner aux CollectivitĂ©s Territoriales DĂ©centralisĂ©es (CTD) des compĂ©tences et des moyens propres, distincts de ceux de l’Etat (transferts des moyens financiers, fiscaux et administratifs correspondants) et Ă  faire Ă©lire leurs autoritĂ©s par la population. Elle permet de ce fait l’autonomisation des CTD aussi bien financiĂšre qu’administrative.

Sa finalitĂ© n’est autre que le dĂ©veloppement local de la CTD.

16° Le dĂ©veloppement durable ou dĂ©veloppement soutenable est un dĂ©veloppement qui rĂ©pond aux besoins du prĂ©sent sans compromettre la capacitĂ© des gĂ©nĂ©rations futures Ă  rĂ©pondre Ă  leurs propres besoins. C’est un dĂ©veloppement soucieux de l’environnement. Il peut dĂ©signer Ă©galement un dĂ©veloppement Ă  long terme. Il concilie les trois Ă©lĂ©ments suivants : l’écologie, le social et l’économie.

17° Le G8 est un groupe des pays les plus riches du monde. Les pays membres du G8 sont : le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Russie, le Royaume Uni et les Etats-Unis.

En 2015, le G8 est prĂ©sidĂ© par l’Allemagne et que le sommet aura lieu au chĂąteau d'Elmau, en BaviĂšre, un hĂŽtel au passĂ© ambivalent lors de la pĂ©riode nazie.

18° Ce sont les Objectifs du DĂ©veloppement Durable (ODD) qui viennent en relĂšve Ă  l’OMD, qui n’est autre que les Objectifs du MillĂ©naire pour le DĂ©veloppement. Les ODD sont des objectifs Ă  atteindre dans les 15 annĂ©es Ă  venir, c’est-Ă -dire, de 2015 Ă  2030.

19° En tennis, le n°1 mondial masculin est Novak Djokovic. C’est un Serbe.

20° En football, d’aprĂšs le classement de la FIFA, c’est la Belgique qui occupe le premier rang. Son Ă©quipe nationale porte le nom de « diables rouges ».

21° Les jeux olympiques de 2016 vont se tenir au Brésil, à Rio de Janeiro.

22° L’Euro 2016 aura lieu en France.

23° En cas de vacance du poste du prĂ©sident de la RĂ©publique pour des raisons diffĂ©rentes, c’est le prĂ©sident du sĂ©nat qui assurera son intĂ©rim. Au cas oĂč ce dernier sera Ă©galement empĂȘchĂ©, c’est le gouvernement collĂ©gial qui assure l’administration du pays.

24° La HCC est composĂ©e de 9 membres qui se rĂ©partissent comme suit : trois membres sont dĂ©signĂ©s par le prĂ©sident de la rĂ©publique, deux par le SĂ©nat, deux par l’AssemblĂ©e Nationale et deux par le Conseil supĂ©rieur de la magistrature. Leur mandat est de 7 ans non renouvelable.

25° Il s’agit du Haut Conseil pour la DĂ©fense de la DĂ©mocratie et de l’Etat de droit.

26° A Madagascar, la fonction exécutive est exercée par le président de la république et le gouvernement.

27° Durant l’exercice de leurs fonctions, les chefs d’institutions et les membres du gouvernement sont justiciables devant la Haute Cour de Justice (HCJ).

28° LaĂŻcitĂ© de l’Etat veut dire sĂ©paration entre les affaires Ă©tatiques et celles de l’église. Aucune ingĂ©rence ni immixtion ne sont donc pas permises entre ces deux entitĂ©s.

29° Il s’agit de l’ « opĂ©ration fahalemana ».

30° Il s’agit du 3ùme Sommet du Forum Inde-Afrique dans le cadre duquel l’Inde veut intensifier son partenariat avec les pays africains.

31° Le droit de dissolution de l’AssemblĂ©e Nationale revient uniquement au prĂ©sident de la RĂ©publique en vertu de la Constitution.

32° Le mariage pour tous consiste Ă  permettre ou Ă  autoriser l’union lĂ©gitime entre deux personnes de mĂȘme sexe.

Cette pratique se voit dans les pays occidentaux tels que la France ou les Etats-Unis.

33° Bachar –al-Assad est l’actuel prĂ©sident de la Syrie.

34° Le blanchiment des profits illĂ©gaux ou encore de capitaux est l’opĂ©ration qui consiste Ă  transformer de l’argent sale en crĂ©ances afin de masquer le caractĂšre illĂ©gal de sa provenance.

35° L’inflation dĂ©signe une hausse durable et gĂ©nĂ©rale des prix. Lorsque le prix d’un seul bien ou de quelques biens augmente, il n’y a pas nĂ©cessairement inflation car le prix des autres biens peut ne pas varier, voire diminuer. L’origine de l’inflation reste un sujet de controverse entre les Ă©conomistes.

36° La cybercriminalitĂ© est une notion large qui regroupe toutes les infractions pĂ©nales susceptibles de se commettre sur ou au moyen d’un systĂšme informatique gĂ©nĂ©ralement connectĂ© Ă  un rĂ©seau.

D’aprĂšs la Commission EuropĂ©enne, le terme « cybercriminalité » englobe trois catĂ©gories d’activitĂ©s criminelles :

Les formes traditionnelles de criminelles de la criminalité, telles que la fraude et la falsification informatiques ;

La diffusion de contenus illicites par voie électronique ;

Les infractions propres aux rĂ©seaux Ă©lectroniques, c’est-Ă -dire les attaques visant les systĂšmes d’information, le dĂ©ni de service et le piratage.

Cette premiÚre partie a été une occasion pour nous de disposer des éléments de connaissances en matiÚre de culture générale. Par la suite, à travers la deuxiÚme partie, nous allons avancer une méthodologie de travail.

PARTIE II : METHODOLOGIE DE TRAVAIL

Dans le cadre de cette partie, nous allons développer la méthodologie de contraction de texte.

SOUS-PARTIE : METHODOLOGIE DE CONTRACTION DE TEXTE

A cet effet, il convient tout d’abord de dĂ©finir le rĂ©sumĂ© ou la contraction de texte avant de voir les rĂšgles le rĂ©gissant et la pratique proprement dite de cet exercice intellectuel.

1. Définition

Le résumé consiste à réécrire un texte plus briÚvement, en respectant un nombre imposé de mots, tout en retenant les informations essentielles.

2. RÚgles du résumé

* Suivre l’ordre du texte d’origine

Il faut respecter le mouvement du raisonnement, la succession des idĂ©es. Attention : cela ne signifie pas qu’il faille rĂ©duire tous les paragraphes dans les mĂȘmes proportions ; certains paragraphes peuvent ĂȘtre sans grand intĂ©rĂȘt. C’est la suite des idĂ©es principales qui doit ĂȘtre rendue.

* Conserver le mĂȘme systĂšme d’énonciation

Le rĂ©sumĂ© utilise les mĂȘmes pronoms et les mĂȘmes temps verbaux que le texte d’origine. Par exemple, si le texte d’origine utilise la premiĂšre personne du singulier (je) et le prĂ©sent de l’indicatif, le rĂ©sumĂ© fera de mĂȘme. Il ne faut pas prendre de distance par rapport au texte ; sont donc exclues les formules du type : « Selon l’auteur
 » ou « L’auteur dit que
 ».

*Reformuler le texte

Il faut absolument éviter de faire un assemblage de citations. Le rédacteur du résumé doit utiliser son propre vocabulaire. Cependant, pour les mots-clés, il est inutile de chercher des équivalents approximatifs qui conduiraient à gauchir le texte. Exceptionnellement, on peut citer entre guillemets une formule courte qui paraßt particuliÚrement significative.

* Respecter le nombre de mots imparti

Il faut faire figurer à la fin du résumé le nombre exact de mots utilisés (ce total sera vérifié et toute erreur sévÚrement sanctionnée).

On dispose d’une marge de plus ou moins 10 %. Par exemple, pour un rĂ©sumĂ© demandĂ© en 200 mots, +/- 10 %, on peut utiliser entre 180 et 220 mots. Toujours se rapprocher de la limite haute.

Attention : Soyez attentif Ă  la mĂ©thode de comptage partiel indiquĂ©e dans la consigne. Certains concours demandent de placer une barre tous les 20 ou tous les 50 mots ; d’autres demandent d’indiquer en face de chaque ligne le nombre de mots qu’elle contient.

3. Méthode pratique du résumé

Schéma de la méthode :

I.Phase d’analyse

A. PremiĂšre lecture

B. Analyse préalable du texte

1. au niveau du paragraphe

2. au niveau de l’ensemble du texte

II. Phase de synthĂšse

C. Établissement du plan du texte et de celui du rĂ©sumĂ©

D. Rédaction du résumé

E. Présentation, écriture, révision

Présentation détaillée des différentes étapes :

I. ANALYSE

Cette premiĂšre phase du travail peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e directement sur la photocopie, en portant des annotations sur le texte et dans ses marges : soulignement Ă  l’aide de diffĂ©rentes couleurs, phrases en style tĂ©lĂ©graphique, symboles de relations logiques.

A. La découverte du texte

1. Observation des références du texte

Avant de commencer Ă  lire le texte, il faut examiner les rĂ©fĂ©rences qui l’accompagnent : nom de l’auteur, titre du livre d’oĂč il est extrait, date de publication. MĂȘme si l’on ignore qui est l’auteur, ces indications donnent une premiĂšre idĂ©e sur la nature et le sujet du texte, Ă©ventuellement sur son orientation idĂ©ologique.

2. PremiĂšre lecture

Lors de la premiĂšre lecture du texte, on peut surligner les rĂ©fĂ©rences culturelles qu’il mentionne : noms propres, titres d’oeuvres, dates, etc. — afin de dĂ©terminer rapidement le domaine de connaissance dont relĂšve le texte (histoire, sociologie, philosophie, critique littĂ©raire
)

AprĂšs la premiĂšre lecture, pour faire un premier bilan, on note en tĂȘte de son brouillon :

– le thĂšme du texte,

– la thĂšse dĂ©fendue par l’auteur.

B. L’analyse prĂ©alable du texte

1. Au niveau du paragraphe

La vĂ©ritable unitĂ© de pensĂ©e d’un texte est le paragraphe, non la phrase. Un paragraphe bien structurĂ© est construit comme une dissertation en raccourci : Ă©noncĂ© du sujet / argument / exemple / formule conclusive. MĂȘme lorsque la structure est plus souple, chaque paragraphe contient en principe une idĂ©e importante et la division en paragraphes est rĂ©vĂ©latrice du plan du texte.

Travail Ă  l’intĂ©rieur de chaque paragraphe :

a) Souligner les mots-clĂ©s, les expressions-clĂ©s, voire les phrases-clĂ©s (mais les passages soulignĂ©s doivent ĂȘtre courts).

Pour repérer les mots et expressions clés, deux indications :

– ils sont souvent Ă  droite du verbe, en position grammaticale de rĂ©gime (complĂ©ment d’objet ou attribut du sujet) ;

– ils sont souvent organisĂ©s en sĂ©ries complĂ©mentaires ou en paires opposĂ©es.

b) Encadrer les articulations logiques et rĂ©tablir celles qui sont seulement suggĂ©rĂ©es (en effet, donc, c’est pourquoi, en revanche, d’abord, ensuite, enfin
)

c) Retrouver l’unitĂ© du paragraphe et l’énoncer sous forme d’une proposition (« phrase-Ă©tiquette »). À ce stade, on peut utiliser des symboles (= ≠ // →).

2. Au niveau de l’ensemble du texte

RepĂ©rer les paragraphes d’introduction, de conclusion, de transition.

Rassembler les paragraphes qui se rattachent Ă  la mĂȘme idĂ©e, par exemple, associer un paragraphe d’exemples Ă  l’idĂ©e que ces exemples illustrent.

Lors de ce rapprochement entre les paragraphes, il faut ĂȘtre attentif :

– aux rĂ©pĂ©titions (relier par un trait les passages qui concernent le mĂȘme sujet) ;

– aux digressions (se demander si un passage qui s’éloigne du thĂšme principal est important ou non) ;

– aux exemples (distinguer ceux qui n’ont qu’un rĂŽle d’illustration de ceux qui font progresser le raisonnement).

II. SYNTHESE

Cette deuxiĂšme phase du travail se fait en Ă©crivant au brouillon. NumĂ©rotez les feuilles que vous utilisez et n’écrivez qu’au recto, pour avoir tout sous les yeux.

C. Établissement du plan du texte et de celui du rĂ©sumĂ©

L’important, pour Ă©tablir le plan d’un texte, n’est pas de le diviser en sections successives, mais de faire apparaĂźtre les hiĂ©rarchies et les enchaĂźnements d’idĂ©es.

Dans un premier temps, il faut Ă©tablir un plan trĂšs dĂ©taillĂ© (parties, sous-parties, sous-sous-parties
). On marque la hiĂ©rarchie de ces sous-ensembles par des chiffres et des lettres : I. / A. / 1°) / a)

Ce n’est qu’ensuite qu’on regarde ce qui devra ĂȘtre Ă©liminĂ© pour le rĂ©sumĂ©.

Il est obligatoire de conserver globalement le plan du texte dans le rĂ©sumĂ©, mĂȘme si quelques changements de dĂ©tail sont possibles pour clarifier et simplifier sa structure.

D. Rédaction du résumé

On fait une premiÚre rédaction au brouillon avant de recopier au propre. Au brouillon, il faut toujours prévoir de grandes marges et des interlignes aérés pour faire des corrections et des réajustements.

Pour le comptage des mots, une mĂ©thode simple : sur sa feuille de brouillon, numĂ©roter les lignes (de 1 Ă  11 pour un rĂ©sumĂ© en 100 mots ; de 1 Ă  22 pour un rĂ©sumĂ© en 200 mots) et Ă©crire 10 mots par lignes, en utilisant Ă  cette fin dix colonnes tracĂ©es Ă  la rĂšgle. Cette mĂ©thode Ă©vite d’avoir Ă  recompter les mots aprĂšs chaque retouche et permet, en outre, de vĂ©rifier tout au long de la rĂ©daction du rĂ©sumĂ© qu’il conserve le bon rapport de proportionnalitĂ© par rapport au texte Ă  rĂ©duire (la moitiĂ© du rĂ©sumĂ© doit correspondre Ă  peu prĂšs Ă  la moitiĂ© du texte).

Lors du premier jet, il vaut mieux faire trop long que trop court, car il est plus facile d’éliminer certains Ă©lĂ©ments que d’en rechercher aprĂšs coup pour grossir l’ensemble.

Lors de la rĂ©daction, il faut ĂȘtre attentif Ă  :

– trouver des formules personnelles en cherchant des synonymes ;

– mettre en valeur la progression du raisonnement en insistant sur les articulations logiques ;

– respecter l’équilibre du texte en accordant Ă  chaque partie du raisonnement la place qui lui convient, sans en dĂ©velopper une au dĂ©triment des autres.

E. Présentation, écriture, révision

L’apparence visuelle du travail est dĂ©terminante : une Ă©criture lisible, sans rature. AprĂšs avoir Ă©crit son rĂ©sumĂ© au propre, le relire pour vĂ©rifier l’orthographe et la ponctuation.

Mais qu’en est-il du rĂ©sumĂ© d’un texte poĂ©tique ?

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