CNTEMAD
EXAMEN FINAL
Année Universitaire : 2013/2014
COMMUNICATION ET MÉTIERS DU MULTIMÉDIA
Documents interdits.
Toutes les questions sont à traiter obligatoirement.
PARTIE I. CONNAISSANCES GÉNÉRALES
1- Donnez un exemple d’usage du multimédia dans le domaine de la commercialisation de produit. Développez votre réponse en donnant :
2- Donnez un exemple d’usage du multimédia en tenue de communication sociale. Développez votre réponse
3- Donnez trois types d’usage du multimédia ne nécessitant pas un accès à Internet ou à un réseau quelconque.
Pour chacun des exemples, donnez une description et expliquez leurs impacts en terme économique et/ou sociale par rapport à un public donné.
4- En vous inspirant de notre réalité, donnez un exemple d’usage du multimédia mobile dans une stratégie commerciale d’entreprise.
PARTIE 2. CAS PRATIQUE
Chronique de l’évolution de la consommation multimédia
Depuis quelques temps, notre façon de consommer les médias a changé. Par médias, j’entends bien évidemment la musique et le film. Alors qu’en 1900, le monde allait au cinéma pour suivre l’actualité, aujourd’hui, les salles obscures servent avant tout à jouer de grosses productions hollywoodiennes. Cela n’a l’air de rien, c’est normal, mais c’est ici un tout petit détail d’une révolution dont nier l’évidence aujourd’hui s’avère bien obsolète.
Depuis 1900, les temps ont changé, en 1930, on synchronise le carason avec l’image, en 1960, la couleur s’impose, enfin en 1970, le film projeté ne se veut plus seulement subjectif mais se donne également une visée ordinatrice. Cas changements se sont accompagnés d’autres évolutions moins plaisantes et notamment l’augmentation continuelle du prix de la place, de l’ordre d’un franc 86 en 1960, on avoisine dangereusement aujourd’hui la barre symbolique des 100 francs dans certains cinémas ; la rentabilisions des salles, désormais moins bien entretenues, même si cela ne parait pas évident, il y a un manque pour certains sur ce point.
Face aux problèmes que posent les salles obscures, de plus en plus de monde se tourne vers des solutions subsidiaires, en 1970 par exemple, est inventée la VHS, cassette à bande magnétique, une fois achetée, non seulement vous pouvez regarder le film qui se trouve dessus autant de fois que vous le voulez mais en plus vous le faites confortablement chez vous, sans avoir à faire la queue devant un guichet ni supporter des inconnus dans la salle pendant la projection.
La course au support vidéo est lancée.
Le premier support vidéo, de façon unanimement reconnue, c’est la bobine inventée pour le cinéma.
Le premier vrai système de consommation de masse de vidéo, c’est la cassette, inventée dans les années 70 par JVC, elle connait son apogée dans les années 80/90 et permet d’enregistrer quelques heures de vidéos. Mais forces est de constater que ce système n’est pas parfait, du fait qu’il se détériore vite, les industriels furent obligés d’inventer d’autres supports, qu’aujourd’hui encore on utilise.
Remplaçant direct de la VHS, le DVD, que presque tout le monde connait. Permettant de regarder des films sans les détériorer, ne nécessitant pas de rembobinage et offrant une qualité d’image remarquable, c’est aujourd’hui le support préféré des utilisateurs pour acheter/Stocker/ regarder des films. Son coût en revanche en rebute beaucoup, comptez 20€ pour une nouveauté qui vient de sortir.
Supposé remplaçant du DVD, qui peine à faire ses preuves, nous trouvons le Bluray, inventé par Sony et capable d’offrir des résolutions d’image exceptionnelles (pratique pour les grosses télés !). II fut en guerre en 2006 contre le HD-DVD, développé lui par Toshiba, ayant plus de soutien que ce dernier, le Bluray finit par s’imposer. Aujourd’hui, presque toutes les nouveautés cinématographiques sortant en DVD sont également vendues en Sluray, mais là encore, le prix de ce support reste bien trop élevé pour beaucoup d’utilisateurs, comptez environs 35€ pour une nouveauté. Son adoption par le grand public est principalement freinée par le fait que le lecteur de plaquettes Bluray coûte relativement cher (mais les quantités fabriquées ne cessant de croître, le prix diminue régulièrement) et pour profiter d’une bonne qualité d’image et donc de toutes les capacités de son film, il vaut mieux avoir une télévision haute définition, elle aussi relativement chère.
Enfin, nouvel arrivant sur le marché du cinéma personnel, la VOD ou vidéo à la demande. Elle permet, via un accès Internet le plus souvent, d’acheter un film sans sortir de chez soi, de le télécharger et de le regarder tranquillement. Coté tarifs, on est bien en dessous du prix d’un bluray et un peu en retrait de celui d’un DVD puisqu’un film se monnaye la plupart du temps pour 15€. Mais le principal atout de la VOD, c’est qu’elle instaure un nouveau mode de consommation : la location. En effet, vous pouvez, au lieu d’acheter le film, le louer. Une fois téléchargé, vous avez un certain temps pendant lequel vous pouvez le regarder, après, plus rien. Coté tarification là, on bat des records puisque le prix d’un film pour 48h, c’est environs 4€.
Mais le principe de la location n’est pas vraiment nouveau. On pouvait déjà louer un film, pour un tarif similaire, via des bornes prévues à cet effet. Cependant, le principe s’avérait assez lourd : le client allait choisir le film qu’il voulait payer, le regarder chez lui puis le retourner à la borne pour le rendre.
C’est alors que les industriels se sont penchés sur le sujet et ont décidé de nous propulser dans le monde d’après. Pourquoi ne pas faire un melting-pot avec toutes ces solutions et inventer un produit qui serait à la fois peux couteux, rentable, facile à utiliser, facile à se procurer et en lequel on pourrait avoir toute confiance ? De là est née l’idée révolutionnaire du DVD jetable.
Alliant le coté populaire du DVD, le coté simple à se procurer d’un filin loué et son coté peu cher, il s’agit là d’une vraie solution découverte en 2004 par le grand publique (qui l’a également boudée). Dans la pratique, cela fonctionne assez simplement : vous achetez le DVD et au bout d’un certain temps, vous ne pouvez plus le lire. Ce n’est pas compliqué ! En fait, une fois que vous avez ouvert la boite, le DVD se désagrège petit à petit au contact d’une substance libérée lors de l’ouverture. Au bout d’un certain temps, il devient complètement opaque et donc illisible par les platines de salon. Autre avantage : vous n’avez pas besoin de le ramener au vidéo club une fois que vous n’en avez plus l’utilité. Et enfin, ce procédé serait (oui, je préfère mettre ici du conditionnel) respectueux de l’environnement, enfin en partie seulement parce que s’il est recyclable, il n’est pas pour autant biodégradable. Ce type de DVD, qui se détruit est appelé DVD-D (la plupart du temps). Il s’agit d’une version plus évoluée que la version de 2004 qui requérait la libération du contenu d’une capsule pour s’altérer. Là, je suppose (on a que peu d’informations concernant ce système) que c’est l‘oxygène de l ‘air qui altère le DVD-D et que du coup, dans son emballage d’origine, on n’en trouve pas. Ainsi, quand le DVD-D est sorti de sa boite, il se désagrège. Personnellement, mais je ne suis pas un expert, je pense que c’est du diazote qui est contenu dans la boîte
Analysez ce texte et répondez aux questions suivantes :
1- D’après le texte, qu’est ce qui caractérisait la production multimédia en 1900 ?
2- Quels sont les supports multimédias cités dans le texte : leurs caractéristiques, leurs atouts et leurs limites ?
3- D’après le texte, quel est le support qui a permis de populariser la consommation du multimédia ?
4- Quelle est l’alternative proposée pour développer la consommation de produit multimédia sans en augmenter les coûts. Quelles sont les limites de cette solution ?