L’organisme peut être perturbé par :
– Des agents infectieux :
Ce sont les micro-organismes pathogènes : bactéries, champignons, virus…
– Des facteurs physiques ou chimiques :
Ils modifient notre patrimoine génétique et causent les tumeurs : rayons Ultra-Violets, produits chimiques…
I- Protection artificielle :
Pour se protéger, on utilise :
1- L’asepsie
– Se laver les mains
– Stériliser le matériel médical utilisé pour éviter une contamination.
2- L’antisepsie
– Désinfecter une plaie pour réduire le risque d’infection.
N.B :
Parfois, ces mesures ne suffisent pas.
II- Protection naturelle de l’organisme :
1-Les barrières naturelles : la peau et les muqueuses
Elles protègent le milieu intérieur de l’organisme.
a- La peau
Définition
– Épithélium imperméable constituant la surface externe de l’organisme.
Rôle
– Barrière mécanique empêchant l’entrée des bactéries, des virus et de certains parasites.
Composition
– Barrière biologique formée par des bactéries inoffensives .
– Barrière chimique formée par les substances antiseptiques des glandes : la sueur, etc.
b- Les muqueuses
Définition
Formées de cellules épithéliales, elles tapissent la surface interne de l’organisme en contact avec des substances issus de l’extérieur.
Rôles
– Forment une barrière mécanique étanche ;
– Sécrètent un mucus qui éliminent ;
– Éliminent les agents infectieux grâce aux cils vibratiles.
Composants
– Les poumons : en contact avec l’air ;
– Le tube digestif : en contact avec les aliments ;
– Les appareils urinaires et génitaux : en contact avec un partenaire.
2- Fonctionnement des barrières naturelles de l’organisme
Il y a au moins 3 voies de contamination :
a- Les voies de communication :
La voie aérienne
– Par inhalation de particules contenant des agents infectieux : infections respiratoires, grippe, etc.
La voie digestive
– Par ingestion d’aliments contaminés : listériose, leishmaniose, choléra, etc.
La voie sexuelle
– Infections sexuellement transmissibles ;
La voie cutanée
– Par une plaie ou une égratignure.
b- Les globules blancs : réponse immunitaire innée :
Quand un agent infectieux traverse une barrière naturelle, une 1ère ligne de défense se forme : les leucocytes ou globules blancs.
Définition
Cellules du système immunitaire produites dans la moelle osseuse. On les retrouve dans le sang, la lymphe et les tissus conjonctifs de notre organisme.
Trois types de leucocytes
– Les granulocytes : composés de neutrophiles ou phagocytes qui interviennent rapidement (dans les 4 premières heures et pendant 4 jours) : la phagocytose.
– Les lymphocytes : interviennent plus tard dans la réponse immunitaire adaptative.
– Les monocytes : essentiellement des macrophages (produisent des cytokines et chimiokines), ils ingèrent et digèrent les agents infectieux.
3- La spécificité de la réponse immunitaire innée
La réponse immunitaire innée est induite immédiatement après la reconnaissance du pathogène.
a- La spécificité des récepteurs cellulaires
– Les récepteurs cellulaires sont différents des récepteurs de la réponse immune adaptative.
– Les récepteurs cellulaires sont de plusieurs types.
b- Les composants microbiens reconnus
Il y a environ 103 de structures microbiennes reconnues par le système immunitaire inné. Elles sont :
– produites par les micro-organismes ;
– essentielles à la survie des micro-organismes.
N.B :
– La réponse immunitaire innée ne conduit pas à la mise en place d’une réponse mémoire.
– La réponse immunitaire innée est nécessaire pour activer la réponse immune adaptative.
– L’immunité innée est génétiquement héritée : ne nécessite pas d’apprentissage préalable.