A- Le Scientisme
Quelques notions
– Position qualifiée idéologique apparue au XIXème siècle issue du positivisme
– Démarche profondément anti-scientifique
– Appliquer sans examen sans changement la méthode de sciences physiques à l’étude de l’action humaine
– Opposition aux révélations religieuses, aux superstitions, traditions, coutumes, et toutes formes de savoir
Citations
Friedrich HAYEK : « Le point de vue scientiste, en tant qu’il se distingue du point de vue scientifique, n’est pas une optique sans préjugé ; c’est une optique très partisane qui avant même de considérer son objet, prétend connaître le moyen le plus convenable de l’étudier. »
Nassim Nicholas THALEB : « De même que le type gominé dans une Ferrari paraît plus riche que le multimillionnaire fripé, le scientisme paraît plus scientifique que la véritable science. »
Nassim Nicholas THALEB : «Recourir aux mathématique quand ce n’est pas nécessaire n’est pas de la science, mais du scientisme. »
B- Le Positivisme
Quelques notions
– Courant philosophique fondée au XIXème siècle par Auguste Comte : Devise : « Vivre pour autrui » ; fondée sur la science aboutissant à une religion
– Tient compte des relations entre les phénomènes, cherche pas à connaître leur nature intrinsèque
– Mis en action des lois scientifiques, refus de la notion de cause
– Philosophie faisant primer les limites de la raison sur la métaphysique :
– Construction d’une philosophie des sciences (depuis les mathématiques jusqu’à la sociologie, sociologie politique, science politique, philosophie des histoires…)
Extrait des textes philosophiques
« L’homme proprement dit n’existe pas, il ne peut exister que l’humanité, puisque tout notre développement est dû à la société sous quelque rapport qu’on l’envisage. » (Discours sur l’esprit positif 1842)
« Le positivisme n’admet jamais que des devoirs, chez tous envers tous. Car son point de vue social ne peut comporter aucune notion de droit, constamment fondée sur l’individualité. Nous naissons chargé d’obligation de toute espèce, envers nos prédécesseurs, nos successeurs et nos contemporains. Elles ne font ensuite que se développer ou s’accumuler avant que nous puissions rendre service. Sur quel fondement humain, pourrait donc s’asseoir l’idée de droit, qui supposerait, raisonnablement une efficacité préalable ? (Catéchisme positiviste, 1852)