La Vérité Philosophique

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La vérité philosophique

  • Vérité philosophique : résultat d’une réflexion philosophique.

I.Type de vérité

  • Vérité-correspondance

– Propriété d’une proposition : est vraie la proposition correspondant au monde ;

– Impossible de comparer notre sensation à la chose: pas d’accès direct à l’être.

  • Vérité-cohérence

– Etablissement de  la cohérence entre les différentes expériences, sensations ;

– multiplicité des interprétations.

II.Vérité et vie

  • Vérité comme propriété d’un être vivant

– Propriété du discours, mais plus fondamentalement de l’être qui parle ;

– Elle caractérise l’être-au-monde, la relation d’un organisme à son milieu.

  • Toute vérité est perspective (Nietzsche)

– Toute vérité est perspective : il n’y a pas de pensée sans volonté, sans intérêts.

  • Toute ouverture au monde est affectée (Heidegger)

– Les affects déterminent notre première ouverture au monde, la manière dont la vérité apparaît : certaines ne sont accessibles que par les affects (ex : un danger).

  • La vérité se fonde sur l’action (dispositions) et la projection d’une possibilité ex : un cube, un marteau).

III.Remise en question la valeur de la vérité

– Nietzsche remet en question la valeur de la vérité, son utilité pour la vie ;

– Erreur est souvent utile à la vie : dès fois vérité nuisible à la vie et l’erreur nécessaire ;

– Dans le langage, l’art, la religion, la sensation : simplifications et des mensonges utiles à la vie, permettant de nous orienter et de nous donner espoir ;

– Voir la vérité (la souffrance et l’absurdité universelle) serait déprimant ;

– Vie est au-dessus de la connaissance car elle en est la condition ;

–  valeur de la vie supérieure à la valeur de la vérité       la sagesse est au-dessus de la connaissance       philosophie est au-dessus de la science.

IV.Citations et textes philosophiques

« La vérité existe, on n’invente que le mensonge. »

« A chacun, sa vérité. »

« La volonté est un des principaux organes de la créance ; non qu’elle forme la créance, mais parce que les choses sont vraies ou fausses, selon la face par où on les regarde. La volonté, qui se plaît à l’une plus qu’à l’autre, détourne l’esprit de considérer les qualités de celles qu’elle n’aime pas voir ; et ainsi l’esprit, marchant d’une pièce avec la volonté, s’arrête à regarder la face qu’elle aime ; et ainsi il en juge par ce qu’il voit. »  Blaise PASCAL, Pensées,§99.