Généralement, la loi exige un comportement tendant à un résultat et caractérisée d’infraction matérielle (ex : meurtre), mais parfois se borne à un comportement sans résultat déterminé définissant l’infraction formelle (ex : empoisonnement)
L’infraction formelle regroupe l’auteur, l’objet, l’action incriminée et les modalités de commission de l’infraction. On parle aussi d’une « infraction de moyen ». Indépendamment du résultat, elle suppose une infraction consommée par l’accomplissement de l’acte incriminé et ne réprime qu’un certain comportement (viol, vol…).
Les deux types d’infraction formelle :
⇒ L’infraction formelle d’omission : difficile de définir le commencement d’exécution
⇒ L’infraction formelle de comission : (souvent consommée) mais possibilité d’avènement de l’infraction impossible.
Exemples d’infractions formelles :
Sont aussi considérées comme infractions formelles :
En somme, le législateur veut sanctionner l’agent dans l’optique de l’« iter criminis » en instituant ainsi des tentatives en délits achevés.
-W. JEANDIDIER, « délits de résultat et délits formels », droit pénal général, 2ème éd. Paris 1991
– Spitéri, L’infraction formelle, Rev.sc.crim. 1966